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Avant l’équipe de France et la Coupe du monde de foot, Maghnes Akliouche a grandi à Torcy. Ses anciens éducateurs et coéquipiers reviennent sur les débuts du jeune prodige.
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Par Rédaction Meaux Publié le 30 juin 2026 à 21h30
Il y a quelques années, il faisait ses gammes sur les terrains de Torcy. Aujourd’hui, Maghnes Akliouche dispute la Coupe du monde 2026 avec l’équipe de France. Entré en jeu contre l’Irak (3-0, le 22 juin 2026) pour honorer sa première apparition dans la plus prestigieuse des compétitions, le milieu offensif de l’AS Monaco poursuit son ascension. Un parcours qui n’étonne qu’à moitié ceux qui l’ont vu grandir en Seine-et-Marne.
Le talent, puis le travail
Arrivé à l’US Torcy à l’été 2014 après des débuts à Montfermeil, le gaucher laisse rapidement son empreinte. « Il avait un tempérament calme et réservé en dehors du terrain. Par contre, sur le terrain, c’était un compétiteur, toujours au service de l’équipe », se souvient Nicolas Poncelet. Très vite, l’éducateur de 34 ans comprend qu’il tient un joueur à part. « Ses qualités intrinsèques et son intelligence de jeu nous faisaient penser qu’il irait loin, avoue-t-il. Personnellement, je n’aurais jamais pensé qu’il puisse être performant aussi rapidement », reconnaît-il.
Même constat pour Vincent Santos, son éducateur en U14 Régionaux. « Maghnes était un garçon discret, travailleur et à l’écoute. C’était un leader technique sur le terrain, mais on ne l’entendait ni sur le terrain ni dans le vestiaire ». Malgré un retard de croissance qui le pénalise parfois physiquement, ses qualités ballon au pied lui permettaient de largement compenser ce déficit : « Il avait une vraie base technique, c’était un joueur qui puait le foot ».
Pour l’actuel responsable de la préformation au club du Val d’Europe, la recette de cette réussite est claire : « Son côté humble et travailleur lui a permis de franchir les étapes pour aujourd’hui être un professionnel sélectionné en équipe de France ».
Une ascension maîtrisée
Son ancien coéquipier Hardy-Muguet Zaou garde lui aussi le souvenir d’un garçon discret. « Maghnes, c’était un mec super réservé, mais assez cool et gentil avec tout le monde. Techniquement, il était déjà au-dessus », confie le gardien, même s’il avoue ne pas avoir imaginé un tel destin. « Ce n’était pas celui qui m’avait le plus choqué quand je jouais avec les 2002 », admet-il.
Huit ans après son départ pour le Rocher, l’international de 24 ans compte déjà 139 matchs professionnels, trois campagnes de Ligue des Champions, une médaille d’argent olympique et dix sélections avec les Bleus. Une trajectoire exceptionnelle, bâtie avec patience, talent et humilité. « C’était un garçon très respectueux et bien éduqué avec un bel entourage, une très belle famille », glisse Vincent Santos. Des qualités que ses éducateurs torcéens avaient déjà décelées, bien avant que le monde du football ne découvre celui qui écrit désormais son histoire sous le maillot de l’équipe de France.
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