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C'est finalement une accusation d'homicide involontaire qui a été déposée par la poursuite, lundi, contre un homme de 42 ans arrêté le 26 septembre dernier alors que sa conjointe venait d'être découverte, à l'agonie, dans leur résidence de Saint-Charles-sur-Richelieu.
Le suspect est détenu depuis les événements. Il a d'abord été accusé de tentative de meurtre et de voies de fait graves à l'endroit de la victime, mère de deux enfants.
À peine quelques jours plus tard, le 1er octobre, la victime, qui était maintenue en vie artificiellement, a succombé à ses blessures.
Depuis lors, la Couronne attendait des rapports d'expertise pour s'assurer de bien connaître tous les éléments du dossier et les causes exactes du décès de la femme de 44 ans.
Juste avant Noël, Me Isabelle Morin, procureure aux poursuites criminelles et pénales, avait informé le tribunal qu'elle serait en mesure de prendre position au retour des Fêtes.
Lundi matin, Me Morin a confirmé qu'elle retirait les accusations initiales pour en déposer une seule, d'homicide involontaire.
La procureure a réitéré qu'elle s'opposait à la remise en liberté de l'accusé, mais Me Élise Pinsonnault, qui représente l'homme, a soulevé que les deux parties discutaient de la possibilité qu'il puisse reprendre sa liberté à certaines conditions. Il n'a pas été question du moment où cet enjeu serait soumis au tribunal.
Les procédures se déroulent en visioconférence. L'accusé, qui y assiste depuis son lieu de détention, a répondu poliment aux questions de la juge Dominique Larochelle, qui présidait la séance.
Une ordonnance de non-publication
Une ordonnance de non-publication a été émise dès le mois de septembre lors de la première comparution, afin de protéger l'identité des deux enfants.
Puisque le premier dossier a été retiré, la Couronne a annoncé qu'elle entendait demander à nouveau une telle ordonnance à la demande des enfants, âgés respectivement de 15 ans et de 18 ans. L'enquêteur s'est entretenu avec eux et ils ont manifesté leur souhait de conserver l'anonymat en raison de cette situation très éprouvante.
Il est inhabituel que les médias ne puissent révéler l'identité d'un suspect accusé d'homicide involontaire (ou de meurtre), de sorte que la juge entendra le débat sur la question plus tard cette semaine avant de rendre une décision.


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