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Le conjoint d'une septuagénaire retrouvée sans vie mardi, dans un complexe résidentiel de Laval, a été formellement accusé de meurtre au premier degré.
Selon l’acte de dénonciation, Ronald Thibault, 78 ans, a causé la mort de Monique Thibault Poirier entre le 27 septembre et le 29 septembre.
Il s’agit du 15e féminicide présumé depuis le début de l’année au Québec.
Correction
Nous avons modifié cet article le 30 septembre 2026 pour indiquer qu'il s'agit du 15e féminicide depuis le début de l'année et non du 14e.
L'homme a comparu mercredi matin par visioconférence au palais de justice de Laval.
Il avait des bandages à chacun de ses poignets, était lucide et a répondu clairement lorsque la juge l’a interpellé.
Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a demandé une interdiction de contact entre ce père de famille et ses fils parce que ceux-ci pourraient être appelés à témoigner dans le cadre des procédures judiciaires. L’avocat de l’accusé, Me Michel Dussault, a indiqué qu’une telle interdiction causerait un préjudice à son client.
Les deux parties se sont entendues pour que toute communication entre le père et ses fils se fasse en présence de l’avocat de la défense, afin que leur témoignage ne soit pas teinté, indique le procureur au DPCP, Jonathan Rabchuk.
Les premiers éléments d'enquête ont permis au DPCP de soutenir la préméditation de l'acte, selon Me Rabchuk.
L'homme reviendra devant le tribunal le 21 octobre.
C'est comme si on s'habituait
On a l’impression que ça se déroule sans beaucoup de réactions du monde politique, laisse tomber en entrevue Louise Riendeau, porte-parole du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale.
C’est comme si on s’habituait et, pour nous, c’est très troublant parce qu’on ne peut pas s’habituer aux meurtres de femmes.
Elle appelle à des actions fortes de la part des principaux partis politiques en lice pour former le prochain gouvernement, notamment en prévention et en sensibilisation.
Il faut aussi être capables de faire plus d'informations pour le public, plus d'informations aux victimes pour qu'elles puissent identifier la violence, demander de l'aide, mais pour ça, il faut qu'il y ait une réponse au bout, il faut qu'il y ait suffisamment de services.
Il faut vraiment que le prochain gouvernement prenne le problème à bras le corps.
Mme Riendeau appelle aussi les différents corps policiers à investir des ressources dans la formation des policiers, une priorité, selon elle.
C'est le type de dossier dans lesquels les policiers interviennent chaque jour : on est à peu près à 25-30 % des crimes contre la personne qui sont de la violence conjugale, rappelle-t-elle.
Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale préconise des formations en présentiel, mais ça coûte très cher parce qu'ils doivent libérer les policiers.
Je pense qu'il faut se donner les moyens.
Avec les informations d'Amélie Desmarais


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