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Un étudiant de l'Université de Sherbrooke (UdeS) a remporté les grands honneurs lors d'une compétition internationale de robotique à Singapour qui s'est déroulée en novembre. Il a été opposé à des étudiants de plus de 95 pays.
Concevoir un véhicule autonome capable d’éviter les obstacles et de se stationner en parallèle, sans assistance externe, voilà le mandat de la finale internationale de robotique de la World Robot Competition, qui se tenait en novembre à Singapour.
La route vers la médaille d'or n'a pas été de tout repos pour l'étudiant. Tous les pires cauchemars qu’on peut avoir sur la route, rigole Michaël Bruneau, étudiant au baccalauréat en génie robotique à l'UdeS.
Finalement, tous ces maux de tête auront porté fruit : l’étudiant a remporté la médaille d’or, la première au pays à cette compétition.
C’est le défi le plus complexe de ce type de compétition et définitivement le plus complexe que moi j’ai fait.
Ce défi, c’était celui de la catégorie Futurs ingénieurs qui rassemble des étudiants jusqu’à 22 ans de plus de 95 pays.
Avec son collègue Émile Jacques, étudiant à la Polytechnique Montréal, ils ont conçu un petit robot, long d’une trentaine de centimètres, capable de prendre des décisions en temps réel grâce à une caméra et à un algorithme décisionnel.
La plupart des équipes ont opté pour une stratégie inspirée des vainqueurs de l’édition précédente, soit un véhicule qui s’arrête sur le parcours, prend une capture de l’environnement et l’analyse pour choisir une trajectoire.
Mais nous, on ne trouve pas ça très réaliste ! On ne peut pas vraiment s’arrêter dans le milieu de la rue, dans la vraie vie, créer du trafic, et ensuite repartir comme si l’environnement ne bougeait pas, explique Michaël Bruneau.
C’est le réalisme de leur prototype qui aura permis aux coéquipiers de 21 ans de grimper sur la plus haute marche du podium.

Le véhicule autonome est capable d’éviter les obstacles en plus de se stationner en parallèle, sans assistance externe.
Photo : Radio-Canada / Laurence Frappier
Le fruit de l’expérience
Michaël Bruneau a commencé à compétitionner en 2014, alors qu’il était âgé de 11 ans. Grandement inspiré par mon frère, qui avait lui-même compétitionné l’année précédente, raconte-t-il.
Il a été mis en équipe avec Émile Jacques dans son cours de robotique dès la cinquième année. Depuis ce temps-là, c’est comme si on n’a jamais arrêté.
Pour moi, ça représente jusqu’à la moitié de ma vie !
Les coéquipiers ont pu compter sur leur expérience comme un facteur déterminant dans leur réussite. Lors de la finale, il y a une multitude d’imprévus à tenir compte : la surface, l’éclairage, le voltage… Des imprévus qu’ils sont devenus capables d’anticiper au fil des années.
Être finalement capable de dire, en 2025, que j’ai remporté la médaille d’or, c’est sûrement la meilleure chose que je pouvais penser dire à la fin de l’année, souligne le futur ingénieur.
Au fil des années, Michaël Bruneau a fait plusieurs tentatives à l’international : au Qatar, en Inde, au Costa Rica et en Thaïlande. Pour lui, la World Robot Olympiad a été une opportunité de voyager, de développer ses connaissances et d’être parmi plein d’autres jeunes de notre âge avec des intérêts similaires, de partout dans le monde.
Ce sont des connexions qu’on peut faire. Il y a des gens avec qui je parle encore aujourd’hui que j’ai rencontrés là-bas.
Michaël Bruneau ne croit pas retourner comme compétiteur l’an prochain, mais son parcours n’est pas terminé pour autant. Je vais sûrement revenir en tant que juge, peut-être en tant que coach, organisateur, on verra.


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