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RÉTROSPECTIVE. Le Bois des lutins, l’inauguration de l’école Sainte-Jeanne-d’Arc, la nouvelle caserne à Saint-Germain, la communauté nourricière de Saint-Félix et des contaminants éternels dans la rivière Saint-François figurent parmi les sujets qui ont également retenu l’attention en 2025 dans la MRC de Drummond.
MRC de Drummond
Énergies renouvelables :
Pour gouverner ses potentiels projets de production d’énergies renouvelables, la MRC de Drummond envisage l’option de créer une société en commandite à part de l’organisation politique.
La préfète Line Fréchette affirme que cette gouvernance sera établie pour que la MRC et ses municipalités puissent décider des projets qui pourraient voir le jour sur leur territoire.
Mme Fréchette souhaitait, en juin dernier, que la mise en place se fasse cet automne. La MRC de Drummond n’a pas donné de nouvelles mises à jour au moment d’écrire ces lignes.
Drummondville
Le Bois des lutins d’Extéria
Après plus de deux ans de travail, Extéria a présenté, à la fin août, sa nouvelle activité récréotouristique phare qui doit ouvrir ses portes à l’été 2026 : le Bois des lutins. Il s’agit du projet le plus important de l’histoire de l’organisation, selon ses dirigeants.
Le Bois des lutins pourra s’étendre sur un espace de quatre hectares, soit 40 000 mètres carrés. Il sera mis sur pied à proximité du parc Jean-Gamelin, situé dans le secteur Saint-Joachim-de-Courval. Son implantation commande un investissement total de plus de 4,2 millions de dollars.
Bien connue en France et en Europe, l’attraction de plein air débarque pour la première fois en Amérique du Nord. Le projet vise à renforcer le positionnement du Centre-du-Québec comme destination récréotouristique incontournable.
Grâce à ses cabanes perchées dans les arbres, à ses passerelles suspendues, ses filets et ses aires de jeux immersives, le site stimulera l’imaginaire des visiteurs, encouragera le jeu actif et favorisera une véritable reconnexion avec la nature, selon Extéria.
Grâce à ses cabanes perchées dans les arbres, à ses passerelles suspendues, ses filets et ses aires de jeux immersives, le site stimulera l’imaginaire des visiteurs, encouragera le jeu actif et favorisera une véritable reconnexion avec la nature.
Contaminants éternels
Un rapport commandé en 2021 par la Ville de Drummondville, et longtemps demeuré confidentiel, révèle des concentrations exceptionnellement élevées de PFAS dans les eaux usées provenant du lieu d’enfouissement technique de Saint-Nicéphore.
Rendu partiellement public à la suite d’une décision de la Commission d’accès à l’information, le document indique des concentrations atteignant 9900 ng/l, soit près du double des plus hauts niveaux mesurés ailleurs au Québec. L’objectif fédéral est de 30 ng/l pour l’eau potable. Ces substances, dites «polluants éternels», sont persistantes et toxiques.
Des experts consultés par Radio-Canada jugent la situation préoccupante et pressent les autorités d’agir, notamment en encadrant réglementairement les PFAS. Des inquiétudes sont aussi soulevées quant à la contamination possible des boues municipales utilisées comme fertilisants agricoles.
Des citoyens et groupes environnementaux dénoncent également le manque de transparence et s’inquiètent du suivi des recommandations du rapport.
En réaction, la mairesse de Drummondville, Stéphanie Lacoste, affirme que les rejets municipaux respectent toutes les normes environnementales en vigueur, rappelant qu’aucune réglementation provinciale ou fédérale n’encadre actuellement les PFAS dans les eaux usées. Elle souligne que ces substances sont omniprésentes et que le traitement municipal des eaux du LET protège davantage la rivière que leur rejet direct.
Par ailleurs, la Ville rejette les accusations de manque de transparence et appelle le gouvernement du Québec à moderniser la réglementation sur les polluants émergents, se disant prête à participer activement à cette réflexion.
La Tablée populaire
La Fondation de la Tablée populaire est toujours à la recherche d’un nouveau local pour ses installations. L’organisme drummondvillois envisage un déménagement depuis environ quatre ans.
Le projet de relocalisation figure dans les priorités de la prochaine année pour la Tablée populaire. L’équipe recherche actuellement un local d’une taille de 20 000 à 25 000 pieds carrés, pour répondre de façon digne et adéquate aux besoins des gens, tout en demeurant au centre-ville de Drummondville.
Dans un autre ordre d’idée, l’organisme est à la recherche d’un nouvel entrepreneur en construction prêt à prendre le relais de la Loto-Maison pour sa 26e édition. La Fondation aimerait pouvoir tenir le prochain tirage avant le 31 mars 2027.
Une source bien placée au sein de la Fondation a récemment fait savoir à L’Express qu’un entrepreneur a levé la main pour prendre le relais et qu’une annonce sera faite éventuellement.
La convention collective des pompiers
Les négociations entre la Ville de Drummondville et le Regroupement des pompiers et pompières ont été marquées par plusieurs étapes et tensions avant d’aboutir à une entente.
En avril, le ministère du Travail a confirmé que le différend serait soumis à l’arbitrage, décision accueillie favorablement par la Ville.
De gauche à droite : à table se trouvent Jean-François Houle (maire de Drummondville), Stephan Marcotte (représentant des pompiers permanents), Yohann Poirier (président du Regroupement des pompiers et pompières de Drummondville) et Andrew Barr (directeur du Service de sécurité incendie et sécurité civile). Debout se trouvent Paul-Anthony Picard (secrétaire-trésorier du Regroupement), Caroline Beaulieu (directrice du service du capital humain) ainsi que Francis Adam (directeur de la Ville de Drummondville).Le 30 juillet, la Ville a publiquement exprimé ses préoccupations, affirmant que son offre finale présentée en avril n’avait pas été transmise intégralement à l’ensemble des membres du syndicat.
Si les deux parties s’entendaient depuis plus d’un an sur les conditions normatives et les avantages sociaux, la question salariale demeurait le principal point de blocage. La Ville soutenait avoir fait preuve d’une grande ouverture.
Afin de faire avancer les discussions, la Ville a mandaté une firme spécialisée pour analyser la rémunération globale des pompiers à moyen et long terme.
Début septembre, le syndicat a déposé sa dernière offre, qu’il a qualifiée d’«ultime», affirmant qu’elle s’approchait financièrement de celle de la Ville.
Quelques semaines plus tard, une entente de principe est intervenue, menant à la signature officielle de la nouvelle convention collective le 28 novembre, valide jusqu’en 2030. Celle-ci prévoit un repositionnement salarial par rapport à des villes comparables, avec une augmentation annuelle moyenne de 3 % sur 10 ans. L’entente inclut également une bonification des congés et plusieurs améliorations à l’organisation du travail.
Camp jour spécialisé
4 février 2025. Il est minuit moins une pour le camp de jour pour les adolescents de 13 ans et plus à besoins particuliers du Centre communautaire Drummondville-Sud.
La campagne de financement lancée en novembre 2024 pour maintenir le service n’a permis de recueillir que 11 000 $ sur les 25 000 $ requis. Elle a été mise sur pied après l’interdiction des fonds municipaux annoncée en mars, entraînant un bris de service et le retour de plus de 25 adolescents.
Malgré de nombreuses démarches et demandes de subvention infructueuses, la directrice générale du CCDS, Natalie Théroux, a lancé un ultime appel à la solidarité auprès des entreprises et de la population, se donnant jusqu’à la fin février pour amasser les 15 000 $ manquants.
À la surprise générale, seulement 48 heures plus tard, un don majeur de 15 000 $ effectué par le Drummondvillois Alain Carrier est venu combler l’écart.
Grâce à cette contribution, le financement du camp de jour est assuré
Malgré la bonne nouvelle, des parents sont inquiets de la pérennité du service. (Photo : Ghyslain Bergeron)pour l’été à venir. Toutefois, ce soulagement demeure temporaire. Des parents, dont Karine Veilleux, expriment leurs inquiétudes face à la pérennité du service, soulignant la lourdeur et l’incertitude associées aux campagnes de financement répétées.
Afin de trouver des solutions durables, une table de concertation a été mise sur pied en collaboration avec la Ville de Drummondville.


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