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Selon le ministre de l’Éducation Édouard Geffray, 75% des élèves ont bénéficié d’au moins une séance cette année, contre 15% en 2022. Il pointe toutefois des difficultés persistantes dans le secondaire, liées notamment au manque de formation des enseignants.
Passer la publicité Passer la publicitéL'éducation à la vie affective et à la sexualité (Evar et Evars), contestée par une partie de la droite, a connu «un phénomène d'appropriation massif» à l'école primaire, mais «les taux d'adoption sont beaucoup plus faibles» en collège-lycée, indique mercredi le ministre de l'Éducation Édouard Geffray. «Le phénomène d'appropriation est massif en maternelle et élémentaire, avec 95% des élèves qui ont eu au moins une séance et 63% trois séances», explique le ministre dans un entretien mis en ligne par le Parisien.
«En revanche, dans le secondaire, les taux sont beaucoup plus faibles : à peine un collégien sur quatre a eu ses trois séances et, au lycée, le taux tombe à 15%», ajoute-t-il. Selon le ministre, au total «75% des élèves ont eu au moins une séance cette année» contre «15% en 2022, quand ce n'était pas encore un programme» et «42% des élèves ont bénéficié de leurs trois séances annuelles».
Hausse de 19% des signalements
La faiblesse des chiffres dans le secondaire s'explique selon le ministre par les difficultés plus grandes à évoquer ces sujets avec des adolescents de 15 ans. Par ailleurs, «41% des professeurs rapportent ne pas être formés ou pas suffisamment», regrette le ministre, qui promet de «massifier leur formation à partir de la rentrée». «L'autre aspect à améliorer, c'est la communication autour de ces cours dispensés aux élèves. Je suis pour leur inscription dans le calendrier scolaire dès le début de l'année», indique-t-il.
Selon Édouard Geffray, «on peut probablement, au moins en partie» lier l'éducation à la vie affective et à la sexualité la hausse de 19% des signalements de «faits de violences sur des mineurs» recensés par l'Éducation nationale, qui ont représenté «cette année 88.000 signalements», «dont 37.000 ont été transmis à la justice». Elle «éveille les consciences des jeunes sur d'éventuels problèmes», indique-t-il.


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