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Un couple demande la fin de la trappe commerciale sur les terres publiques

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Un couple de Radium Hot Springs, en Colombie-Britannique, demande la fin des pièges à fourrure sur les terres publiques après la mort lente de Moon, leur chien husky, pris dans un de ces engins.

Une expérience horrible que personne ne devrait jamais avoir à vivre, a déclaré Sean Boxall pour décrire le moment où il a trouvé et tenté de libérer Moon du piège Conibear.

L’incident est survenu au début janvier quand Sean Boxall a remonté une route déneigée pour se rendre dans un secteur fréquenté par les motoneigistes et les amateurs de plein air près de chez lui pour une sortie en ski de fond avec son chien.

Il dit qu’il ne savait pas que la saison de la trappe était en cours et son chien s’était déjà élancé dans le sous-bois quand il a vu l’affiche avertissant de la présence de pièges dans le secteur.

Il a entendu le piège se refermer sur le cou de Moon alors qu’il accourait en le rappelant.

Ces pièges ne font aucune différence entre les animaux. Tous ceux qui mangent de la viande vont vouloir y mettre leur nez et seront potentiellement torturés et tués, affirme Sean Boxal.

Il s’est coupé la main en tentant sans succès de libérer son chien et a dû faire appel à une scie à chaîne pour y arriver, mais Moon était déjà sans connaissance.

J’ai vu le regard de mon petit compagnon, il souffrait terrifié et, oui, torturé, ajoute-t-il.

Lui et sa petite amie, Nicole Trigg, veulent désormais éduquer les autres sur la présence des tels pièges dans l’arrière-pays britanno-colombien, et demandent au gouvernement provincial d’interdire les pièges commerciaux sur terres publiques, ce qui exclut les droits de chasse ancestraux des Premières Nations.

Pour les besoins commerciaux, les animaux à fourrure, comme les lynx, les renards, les loups, et les visons sont chassés pour leur fourrure et leur viande n’est pas utilisée. Ce n’est pas le cas des Premières Nations qui utilisent tout l’animal.

Selon le service des agents de protection de la faune de la Colombie-Britannique, le piège qui a tué Moon est utilisé légalement et le trappeur possède les permis nécessaires.

Le service a souligné qu’il n’y a pas eu d’infractions aux lois ou aux règlements et que l’affaire est donc close, notant que le trappeur avait posé des affiches, ce qui n’est pas exigé par la loi.

Une main tient délicatement un piège devant une boîte de bois qui contient une pièce de viande.

Les pièges Conibear servent pour les animaux de taille moyenne à grande. Le piège dans la photo est celui qui a tué Moon.

Photo : Nicole Trigg

Dans une déclaration, l’Association des trappeurs de la Colombie-Britannique déclare que la perte d’un animal de compagnie est toujours déchirante. Elle note qu’il faut mieux éduquer le public sur les pratiques de trappe pour éviter les tragédies pour les amateurs d’arrière-pays, surtout que leur nombre augmente sur les terres publiques.

L’Association note également que les animaux de compagnie devraient toujours y être en laisse, car il est toujours possible d’y trouver des pièges et que les affiches avertissant de leur présence ne sont pas obligatoires.

La directrice de l’association Fur-Bearers pour la protection des animaux sauvages, Lesley Fox, est d’opinion que tous les pièges sont inhumains et peuvent fonctionner incorrectement, menant à la mort d’animaux non ciblés ou à de longues souffrances.

Fur-Bearers croit que les trappes commerciales devraient être interdites sur les terres publiques et qu’au minimum, le gouvernement provincial devrait rendre l'affichage obligatoire dans les zones de trappe et augmenter la distance entre ces zones et les habitations, les sentiers et les routes.

D’autre part, les Britanno-Colombiens ont jusqu’au 13 février pour se prononcer sur l’ajout de quatre modèles à la liste des pièges conformes à l’Accord sur les normes internationales de piégeage sans cruauté (ANIPSC) permis dans la province.

D'après un texte de Jaqueline Gelineau (nouvelle fenêtre)

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