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Le club Grimper la Côte prépare l’ouverture cet automne de Bourgot Bloc, un centre d’escalade de bloc. Ce projet vise non seulement à briser les barrières d’accessibilité, mais aussi à offrir un point de rassemblement à une communauté en pleine croissance.
Après deux ans de travail acharné, le groupe Grimper la Côte, qui développe la discipline sur la Côte-Nord, va bientôt pouvoir accueillir les adeptes dans un tout nouveau centre.
Les grimpeurs et grimpeuses auront accès à des murs de quatre à cinq mètres de haut, dont les voies seront constamment repensées. En fait, environ le quart du gymnase sera modifié chaque semaine, ce qui signifie que l'entièreté des parcours sera renouvelée tous les mois, explique le directeur général de Bourgot Bloc, Édouard Fillion.
Il va toujours y avoir de la nouveauté, toujours un nouveau challenge à aller chercher, remarque-t-il avec enthousiasme.
De plus, il n’y aura pas de sections réservées aux enfants, aux débutants, et aux experts… Les parcours de différents niveaux seront plutôt dispersés dans l’ensemble du gymnase. Le but? Permettre aux familles de grimper côte à côte, tout en offrant un défi adapté à chacun, explique la présidente de Grimper la Côte, Camille Robidoux-Daigneault.
Une discipline inclusive
Le choix de faire un centre d’escalade de bloc n’est pas anodin. Contrairement à l’escalade de cordée, cette discipline ne demande ni connaissances antérieures ni formations théoriques préalables, par exemple pour assurer.
On est conscient que l’escalade en cordée demande peut-être un peu plus de travail afin d’en profiter, remarque Camille Robidoux-Daigneault, elle-même adepte de ce sport. De plus, le bloc peut se pratiquer seul, pas besoin d’un ou d’une partenaire pour assurer.
L’escalade de bloc intérieure, c’est la porte d’entrée de l’escalade.
Ultimement, Grimper la Côte veut permettre aux gens de goûter à l’escalade de bloc, puis s’ils y prennent goût, de pousser vers l’escalade extérieure.

Parallèlement aux installations intérieures, le développement des sites naturels demeure au cœur des ambitions du club, selon Camille Robidoux-Daigneault.
Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin
Par ailleurs, le club développe aussi l’escalade extérieure dans la région. On prépare un gros projet, mais je ne peux pas en dire plus! confie Camille Robidoux-Daigneault.
Rassembler la communauté
Depuis la création du club en 2023, le manque d’infrastructure d’escalade intérieure se fait sentir, note Camille Robidoux-Daigneault. En ce moment, la seule option locale est le stade Médard-Soucy, au cégep de Baie-Comeau. Or, l'accès y est restreint à la période scolaire et limité à deux fois par semaine, sans compter les conflits d'horaire avec d'autres événements sportifs.
C’est dans ce contexte que l’idée d’avoir un camp de base a commencé à germer. Opérant sous forme d’OBNL, ce projet ancré dans l’économie sociale a suscité une forte implication. Ça nous permet de mobiliser notre communauté d’une façon différente, avec beaucoup de bénévolat, souligne Camille Robidoux-Daigneault, rappelant que cette solidarité fait partie de la fibre nord-côtière.
Ce nouveau lieu va également permettre aux grimpeurs de s'adonner à leur sport plus fréquemment, surtout en hiver, qui est quand même long sur la Côte-Nord, ajoute la présidente.
Diane Bérubé, une grimpeuse de la région, se réjouit de l’arrivée du centre, qui lui permettra de mieux concilier la pratique de ce sport avec son horaire : Je vais pouvoir y aller le jour !
De plus, ce centre pourrait être un port d’attache pour les grimpeurs de passage qui sont de plus en plus nombreux à venir nous visiter sur la Côte-Nord, renchérit Camille Robidoux-Daigneault.
Avec les informations de Laurana Genest.


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