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Jamal Borhot, un homme de Calgary qui avait rejoint l’État islamique en Syrie, a été condamné à 16 ans de prison pour terrorisme.
Lorsqu’elle a rendu sa sentence, la juge de la Cour du Banc du Roi de l’Alberta affecté au dossier, Corina Dario, a déclaré que le terrorisme est décrit comme la forme la plus ignoble de comportement criminel.
Il était prêt à massacrer quiconque ne se convertissait pas à l'islam, a-t-elle ajouté.
L'homme de 35 ans a été reconnu coupable en décembre de trois chefs d'accusation pour avoir participé à un groupe terroriste.
La Cour a entendu que Borhot s'était rendu en Syrie avec un cousin en 2013 et avait volontairement rejoint l’État islamique.
Borhot est resté en Syrie pendant près d'un an. Il a été inculpé par la Gendarmerie royale du Canada en 2020.
Il a été prouvé qu'il a participé à des actes violents, qu'il a activement recruté d'autres personnes pour se joindre à la cause et qu'il était prêt à tuer pour ses convictions.
Possibilité de libération
Borhot ne pourra pas demander de libération conditionnelle avant d'avoir purgé au moins la moitié de sa peine. La juge lui a également imposé une interdiction à vie de posséder des armes.
Sa peine de 16 ans sera réduite d'environ quatre mois pour la détention provisoire déjà effectuée.
Au moment de rendre la sentence, la juge a mentionné que rien n'indique que les opinions du délinquant aient changé et que M. Borhot n'a exprimé aucun remords et n'a pas assumé la responsabilité de ses actes.
La Couronne avait requis 16 ans de prison, arguant que Borhot avait assumé un rôle de commandant pour l'ÉI, réalisé des vidéos et tenté de recruter d'autres personnes.
L’avocat de Borhot avait déclaré que son client s’était radicalisé, mais qu’il menait une vie paisible depuis son retour au Canada.
Son cousin, Hussein Borhot, a plaidé coupable lors d’un procès distinct et a été condamné à 12 ans de prison pour des infractions terroristes.
Le procureur Kent Brown a déclaré espérer que la sévérité de la peine dissuaderait tout terroriste potentiel.
L’objectif d’une peine est de dissuader quiconque serait tenté de commettre un tel acte, a-t-il dit à la sortie du tribunal.
Avec les informations de La Presse canadienne


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