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Le Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSSRS) disposera d’un peu plus de marge de manœuvre pour la prochaine année scolaire. Son budget 2026-2027 augmente de 4 %, soit 16,8 millions de dollars, alors que le nombre d’élèves devrait demeurer relativement stable.
Le conseil d’administration a adopté mardi un budget équilibré de près de 404 millions de dollars.
Le changement de ton est notable par rapport à l’an dernier. Le CSSRS s’était préparé à des compressions de 22 millions, avant que Québec réduise finalement l’ampleur des coupes.
Cette année, le directeur général du CSSRS, Sylvain Racette, parle plutôt de stabilité et de prévisibilité. La direction entend poursuivre les efforts entrepris au cours des dernières années pour revoir les façons de faire et diriger les ressources vers les besoins jugés prioritaires. L'organisation n'entend pas relâcher ses efforts financiers.
La stabilité, c’est la clé, affirme-t-il.

Sylvain Racette est en poste comme directeur général du CSSRS depuis plus de quatre ans. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Guillaume Renaud
22 millions $ d’optimisation
Le CSSRS maintient les mesures d’optimisation mises en place au cours des dernières années. Elles représentent environ 22 millions de dollars.
Il n’y a toutefois pas de nouvelles mesures importantes prévues cette année. La direction veut plutôt poursuivre le travail entrepris pour revoir certaines façons de faire et réaffecter les ressources lorsque c’est nécessaire.
On trouve des façons de venir récupérer puis réinvestir des ressources aux bons endroits pour la réussite des élèves, explique Sylvain Racette.
Le directeur général reconnaît que le CSSRS pourrait toujours bénéficier de ressources supplémentaires.
On pourrait toujours prendre plus d’argent, ça, c’est sûr.
Il estime néanmoins que la situation actuelle permet de maintenir les services sans imposer de nouvelles mesures d’optimisation majeures.
Selon la direction, une meilleure prévisibilité financière permet d’éviter de déplacer du personnel dans les écoles en cours d’année et facilite la planification des services.
Une trentaine de postes de soutien supplémentaires
Sylvain Racette indique que le CSSRS prévoit environ 30 postes supplémentaires dans les catégories administrative et manuelle.
Quatre postes de concierge sont notamment prévus. Cette hausse s’explique en partie par l’arrivée de nouvelles unités modulaires dans les écoles.

À l'école Saint-Esprit, des classes modulaires ont été construites en 2025 pour s’adapter à l'augmentation du nombre d’élèves. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Étienne Meunier
Les dépenses consacrées aux immeubles atteindront par ailleurs 40,2 M$, une hausse de 8 %.
Des enveloppes moins rigides pour éviter les surplus
Une autre nouveauté du budget concerne la gestion de certaines enveloppes.
Québec regroupe plusieurs mesures budgétaires, ce qui donne davantage de latitude aux centres de services scolaires et aux écoles. L’objectif est notamment d’éviter qu’une somme reste inutilisée parce qu’elle est réservée à un usage précis, alors qu’un autre besoin est devenu prioritaire.
Le CSSRS veut profiter de cette flexibilité pour permettre aux établissements d’adapter davantage leurs dépenses à leurs besoins.
On s’est donné des outils de suivi pour avoir une meilleure prévisibilité de l’utilisation de nos sommes, explique le directeur général.
Le sport et la culture sont notamment concernés par cette nouvelle latitude. Les écoles pourront moduler leurs investissements en fonction de leur réalité, mais le directeur général insiste sur le maintien des deux volets.
La mesure s’appelle ''sport et culture'', ce n'est pas ''sport ou culture''.
L’enveloppe consacrée à l’aide alimentaire diminue pour sa part de 200 000 $. Cette variation est attribuée aux changements dans les indices de défavorisation utilisés pour déterminer le financement des écoles.

L'école secondaire du Triolet a plusieurs programmes sports-études, dont un programme de sports équestres. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Laurence Frappier
L’adaptation scolaire constitue une part importante des dépenses. L’enveloppe atteint 44,6 millions $, soit environ 3 millions $ de plus que l’an dernier. De cette somme, 2,6 millions $ sont associés à l’aide aux élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage.
Sylvain Racette explique que le financement tient notamment compte de certains codes associés aux élèves, mais que les ressources sont ensuite réparties en fonction des besoins.
Les besoins ne sont pas nécessairement liés aux codes.

Le transport scolaire représente 17,1 M$ dans les dépenses prévues pour 2026-2027. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Martin Bilodeau
Le transport scolaire : optimiser plutôt que couper
Le transport scolaire fait lui aussi partie des secteurs où le CSSRS cherche à gagner en efficacité.
Certains circuits, établis au fil des ans, sont réévalués afin de mieux utiliser les ressources disponibles.
Avant, nos trajets étaient faits quasiment sur une base historique, là on est en train de les vérifier pour les maximiser, explique M. Racette.
Pour l'année scolaire qui commence mercredi, le CSSRS accueillera près de 28 000 élèves au préscolaire, au primaire, au secondaire, en formation professionnelle et à l'éducation aux adultes.


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