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POLITIQUE. Le député de Drummond–Bois-Francs, Sébastien Schneeberger, se vante que son bilan des dernières années, en termes d’investissements en éducation, est «hors du commun» pour Drummondville, et que les besoins continueront à se faire sentir.
Au terme de la session parlementaire s’étant achevée le 12 juin dernier, L’Express a rencontré M. Schneeberger dans son bureau de comté à quelques semaines du déclenchement de la campagne électorale provinciale.
Une des choses dont l’homme politique ayant acquis plus de 15 ans d’expérience dans la fonction publique estime être le plus fier est qu’il n’y a jamais eu autant d’investissements en termes d’éducation dans la grande région de Drummondville, en huit ans, «tous contextes confondus».
Depuis 2018, ce sont trois écoles primaires (de la Marconi, des 2 Rivières et Sainte-Jeanne-d’Arc), une école secondaire (du Bosquet) qui ont été construites ainsi que de nombreux projets d’agrandissement ou d’ajout de modulaires qui ont été érigés dans 12 établissements scolaires différents. Sébastien Schneeberger se considère comme l’un des députés les plus chanceux de sa formation politique.
L’école secondaire du Bosquet a été érigée dans le secteur de Saint-Nicéphore à Drummondville en 2024. (Photo : archives, Ghyslain Bergeron)«À un moment donné, j’avais fait une farce [à des collègues] en leur disant que je manquais de temps pour faire des annonces! Rien que dans mon mandat de 2022 à 2026, j’ai pu inaugurer une nouvelle école presque chaque année», se réjouit-il.
Pourtant, contrairement à d’autres élus qui se battent pour garder des écoles ouvertes dans leur région, M. Schneeberger travaille d’arrache-pied pour demander au ministère de l’Éducation de continuer à investir dans de nouvelles infrastructures pour la région de Drummondville.
«Si on regarde depuis les dernières années, on a une population qui a augmenté avec l’effet de l’immigration, parce qu’il faut le rappeler que Drummondville, en proportion d’habitants, après Montréal, est une des villes qui a reçu le plus d’immigrants. Ça crée des besoins énormes au niveau du primaire, mais aussi au niveau du secondaire, et ça va être un de mes chevaux de bataille dans les prochaines années», prévient celui qui compte bien représenter la CAQ dans Drummond–Bois-Francs pour une sixième fois.
Éviter le «psychodrame» gatinois
En ce qui concerne le nouvel hôpital, le député caquiste réitère que lui et son homologue André Lamontagne ont rempli leur promesse d’inscrire le projet, ainsi que celui de l’urgence modulaire, au Plan québécois des infrastructures (PQI) d’ici la fin de leur mandat. L’annonce effectuée en mars dernier avait réjoui les membres de la communauté drummondvilloise.
Même si cela a été «une guerre de tous les instants pour y arriver», M. Schneeberger affirme que les prochaines étapes seront, d’une part, de compléter les travaux liés au maintien d’actif de l’hôpital Sainte-Croix. D’autre part, il faudra trouver un terrain pour construire le nouveau centre hospitalier.
«J’ai eu une réunion il y a quelque temps avec la Municipalité. Elle a fait un excellent travail pour regarder les terrains disponibles. Il y a quelques options autant de nature publique que privée. Je ne veux pas trop en dire, mais on a [une petite idée à propos de quel serait] le meilleur terrain», avance l’élu avec prudence.
Le député de Drummond–Bois-Francs se dit fier de son bilan des quatre, et même huit, dernières années sur plusieurs points, particulièrement en termes d’éducation.(Photo : Ghyslain Bergeron)Ce qui compte le plus dans ce dossier, pour Sébastien Schneeberger, c’est d’éviter de reproduire le «psychodrame» qui a eu cours dans la Ville de Gatineau entre les acteurs du milieu et le gouvernement provincial sur le choix du terrain.
En 2024, Québec avait annoncé que le futur hôpital de Gatineau serait érigé sur les terrains du Centre Asticou. Toutefois, des acteurs locaux, dont la Ville elle-même, n’étaient pas en accord et préféraient un endroit plus central et approprié pour ce genre d’infrastructure. En avril dernier, le gouvernement a mis un point final à ce débat en maintenant son choix initial.
Itinérance et communautaire
Selon la Ville de Drummondville, la situation actuelle en termes d’itinérance montre le besoin de se doter de plus d’habitations temporaires pour les personnes touchées. Drummondville fonde beaucoup d’espoirs dans l’implantation d’un projet suivant l’initiative de La Hutte à Saint-Jérôme, qui voit près de 94 % de ses utilisateurs réintégrer un logement conventionnel après leur passage.
Le gouvernement fédéral pourrait aider financièrement grâce au un milliard de dollars disponibles auprès de Maison Canada. Quant au gouvernement provincial, Sébastien Schneeberger souhaite avoir une idée plus claire du projet avant de se prononcer sur un quelconque financement possible.
«Oui, il y a des fonds disponibles pour l’itinérance. Certains ont même été annoncés pour quelques grandes villes du Québec. À Drummondville, si on regarde au niveau d’Ensoleilvant, on a doublé son budget. Mais si vous allez voir les gens à la direction, ils vous diront qu’il manque encore d’argent, et avec raison», reconnait le député responsable du Centre-du-Québec au Conseil des régions.
Ce dernier est conscient également que d’autres organismes communautaires, notamment ceux liés au domaine de la santé, ont besoin de plus d’argent de la part de Québec pour maintenir leur services. M. Schneeberger veut toutefois laisser les négociations entre le milieu communautaire et le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale suivre leur cours.
En terminant, l’homme politique assure qu’il est prêt à tous les scénarios envisageables en se représentant dans sa circonscription, même à se retrouver à nouveau dans l’opposition. «Il faut toujours être prêt à tous les scénarios politiques. Si tu ne l’es pas, tu ne vas pas [aller loin] en politique», conclut-il.


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