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Sohan Riedel-Bonnin se donne les grands moyens pour atteindre son but de devenir joueur professionnel de basketball. Le meneur de jeu de 17 ans passera la prochaine année en Espagne pour tenter de franchir une autre étape dans sa carrière.
Souriant et débordant de confiance, il lance ses derniers tirs en sol néo-brunswickois avant de partir de l’autre côté de l’Atlantique. Il s'envole jeudi pour Valence, où il passera les 10 prochains mois à l'Université Prep Basketball.
Celui qui a joué avec les Matadors de Mathieu-Martin, avait d'abord été approché par une équipe italienne qui l'avait repéré sur YouTube. C'est ce qui lui a donné le déclic de jouer en Europe.
J'ai toujours voulu jouer en Espagne dans des pays assez chauds, puis j’ai vu le camp de Valence, donc je les ai contactés. J'ai envoyé mes vidéos pour voir si je pouvais aller là-bas et il me voulait vraiment, explique-t-il.
Maximiser sa progression
Détenteur d'un passeport français, il a opté pour l'Europe plutôt que les collèges américains ou les cégeps québécois pour maximiser son temps de jeu.
Je sais que, si je vais aux États-Unis maintenant, je suis beaucoup plus jeune, j'aurai moins de temps de jeu, moins de progression. Alors que si je vais en Espagne, là je peux jouer tout de suite.

Sohan Riedel-Bonnin estime que ses plus grandes forces sont l'organisation et la persévérance.
Photo : Radio-Canada / Félix Arseneault
À Valence, où il habitera seul pour la première fois, il pourra pratiquer son sport, presque comme un professionnel.
T’as deux entraînements par jour, le matin et le soir, mais, entre-temps, t'as des cours de coaching pour avoir des études sur le côté et rester sérieux.
Sohan s'y connaît déjà un peu en coaching alors qu'il donne aussi de son temps pour entraîner les jeunes du Grand Moncton.
Quand t’aimes le sport, t’aimes bien l’apprendre aux jeunes et donner ta passion à tout le monde.

Sohan Riedel-Bonnin aime partager sa passion pour le basketball.
Photo : Radio-Canada / Félix Arseneault
À Valence, il espère pouvoir découvrir un autre aspect du basket, les styles de jeu américain et européen étant assez différents. Mais il a aussi hâte de se mesurer aux meilleurs joueurs de son âge.
Si tu joues contre plus fort, tu deviens plus fort, c’est sur je ne vais pas m'améliorer si je joue contre des gens qui sont deux ans plus jeunes que moi et moins fort sque moi, il n’y a pas de point!
Il estime que ses plus grandes forces sont l’organisation et la persévérance.
Même si je perds de 10 points et il reste deux minutes, je vais donner le plus que je peux dans les deux dernières minutes pour remonter le score, se vante-t-il.
Une année exceptionnelle
Sa dernière année avec les Matadors de Mathieu-Martin aura été sa meilleure, avec une moyenne 40 points par match. Il a été nommé sur l'équipe étoile du sport scolaire du Nouveau-Brunswick et athlète masculin de l'année de Mathieu-Martin.
Je suis sorti de ma zone de confort, j’ai pas que fait du basketball, j'ai fait du rugby, j'ai fait du track. J’ai un peu regretté de ne pas l’avoir fait avant, j’ai toujours eu peur avant par rapport aux blessures, mais je pense ça été la plus belle année de ma vie par rapport aux sports.
Il espère surtout que celle qui s’en vient en Espagne sera encore meilleure et que le Matador pourra percer au pays des Matadors.


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