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Resilient Hearts, un organisme communautaire de Calgary, organisait un atelier d’autodéfense pour apprendre aux jeunes adultes atteints de troubles neurodéveloppementaux à identifier les sévices, à poser leur limite et à se défendre.
Cette activité permet au participant, comme Gaby Anthoine, d’être plus indépendant. Il exprime être motivé par cet atelier. Apprendre l’autodéfense, ça m’aide, soutient-il.
Il admet toutefois que la maltraitance peut être un sujet inconfortable, mais c’est important d’en apprendre plus.
Arshdeep Sandhu, président-directeur général de Resilient Hearts, a mis sur pied l’activité pour que les personnes atteintes de troubles neurodéveloppementaux puissent accroître leur capacité d’identification des abus parce qu’ils sont à risque d’être abusé [...] Leurs parents et gardiens prennent toutes les décisions.

Arshdeep Sandhu (à droite), donnait la formation qui visait à ce que les participants reconnaissent les différents types d'abus.
Photo : Radio-Canada / Félix Gagné
C’est vraiment important de les informer de leurs droits, ce qui est bien ou mal, car sans ces connaissances, comment vont-ils faire pour se tenir débout contre quelqu’un qui exerce du pouvoir et de l’autorité sur eux?
Les sévices physiques, émotionnels, et sexuels, la négligence ainsi que l’exploitation étaient les thèmes abordés avec les jeunes présents. Les abus sexuels sont les plus fréquents parce que les gens atteints de déficience intellectuelle ne savent pas de quoi il s’agit, explique Arshdeep Sandhu.

En plus de donner des formations d'autodéfense, Lorna Selig travaille avec les gens vivant avec un handicap intellectuel depuis près de 40 ans.
Photo : Radio-Canada / Félix Gagné
Les participants ont aussi assisté à un atelier animé par Lorna Selig, instructrice d’activité d’autodéfense pour Safe4Life, pour inculquer aux participants des stratégies de prévention pour réduire les risques d'agressions.
Elle avait aussi amené des sacs de frappe pour montrer aux quelques personnes présentes comment se défendre en dernier recours, les gens qui suivent les formations n’ont parfois jamais frappé une autre personne. En plus de la réplique physique, elle a aussi recommandé d’être bruyant, de fuir l’endroit et de signaler l’événement.

Les participants se sont pratiqués à donner des coups de poing.
Photo : Radio-Canada / Félix Gagné
Les gens sortent de ces formations en ayant confiance en eux, une nouvelle capacité d’autodéfense, et en reconnaissant qu’ils peuvent avoir le contrôle de leur environnement.


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