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James Miller, un ancien conseiller municipal de Penticton, en Colombie-Britannique, a été reconnu coupable d’inconduites sexuelles pour la deuxième fois par un tribunal ontarien le 2 octobre.
Les accusations remontent à l’époque où il était entraîneur de basketball pour les jeunes dans les années 1990.
Lors du deuxième procès, M. Miller a été reconnu coupable de plusieurs chefs d’accusation d’interférence sexuelle, d’agression sexuelle et d’incitation à des contacts sexuels.
En exposant ses motifs, le juge Jason Howie, de la Cour supérieure de l’Ontario, a déclaré qu’il avait trouvé le témoignage de la victime clair et fiable.
Le tribunal a appris que M. Miller emmenait la victime à des activités sportives et à d’autres sorties que sa famille n’avait pas les moyens de s’offrir. La victime a témoigné qu’il voyait ces sorties et le temps passé avec M. Miller comme un privilège, et qu’il le considérait comme son meilleur ami.
En analysant le témoignage de la victime, le juge Howie a soulevé le temps pris pour porter plainte ainsi que sa relation avec M. Miller à l’âge adulte.
Le tribunal a appris que M. Miller avait donné 2 000 $ à la victime pour l’aider à s’acheter une voiture. La victime a également permis à M. Miller de passer la nuit chez lui avec son jeune fils. Lorsque M. Miller a été initialement accusé en 2024, la victime lui a envoyé des messages de soutien. La victime a néanmoins porté plainte auprès de la police quelques mois plus tard, en octobre 2024, après avoir suivi un programme de consultation psychologique.
La Couronne a laissé entendre qu’il existait une relation de type transactionnel entre les deux hommes et que M. Miller avait versé de l’argent à la victime au fil des ans pour qu’il garde le silence sur les abus vécus.
Le juge Howie a finalement tranché que le dévoilement tardif de la victime et sa relation avec l’accusé n’avaient aucun poids.
Il n’y a pas de règle quant à la façon dont les victimes d’un traumatisme sont censées se comporter, a-t-il déclaré.
Le juge a également qualifié le témoignage de M. Miller de troublant, critiquant sa tentative de se distancier de la victime.
M. Miller a témoigné qu’il avait dû se rafraîchir la mémoire avant le procès pour se rappeler s’il avait bien été l’entraîneur de la victime. Or, le juge Howie a évalué ce comportement incompatible avec d’autres éléments de preuve présentés devant le tribunal.
M. Miller a fait preuve d’une mémoire encyclopédique concernant ses années d’entraîneur. Sa capacité à se souvenir des visages et des noms était remarquable, a-t-il déclaré.
Je trouve impossible que, tout au long de leurs années d’amitié, M. Miller ne se souvienne pas de la façon dont il a rencontré la victime, a précisé le juge.
Le mois dernier, M. Miller a été reconnu coupable par le juge Russell Raikes de quatre chefs d’accusation d’atteinte sexuelle et d’un chef d’accusation d’attouchement sexuel dans le cadre d'un procès concernant deux plaignants pour des incidents allégués remontant au milieu des années 1990.
Le juge Raikes a rejeté deux des sept chefs d’accusation visant l’un des plaignants, mais a jugé le témoignage du deuxième plaignant convaincant, cohérent, crédible et fiable.
Les audiences de détermination de la peine pour les deux procès sont prévues pour le 19 novembre et le 14 décembre.
La Ville de Penticton a indiqué que M. Miller avait été démis de ses fonctions de conseiller municipal et que son poste restera vacant jusqu’aux élections municipales.
Okanagan Newspaper Group a également indiqué que M. Miller ne travaille plus pour cette maison d’édition de quotidiens, alors qu’il était auparavant rédacteur en chef du journal Penticton Herald.
D’après un article (nouvelle fenêtre) de Tiffany Goodwein


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