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La Société de développement commercial (SDC) d’Alma met sur pied un projet pilote dans l’objectif d’améliorer le sentiment de sécurité au centre-ville, en collaboration avec la Ville d’Alma. Une personne-ressource a été embauchée.
La SDC explique que la demande découle de l’augmentation d'altercations et de bris d'équipement observés au cours des dernières années et pour répondre à la demande de ses membres.
Il va venir sillonner un peu le territoire du centre-ville. C'est un agent dans le fond qui n'est pas un agent de sécurité, qui n'est pas un travailleur de rue, mais qui va venir assurer une présence humaine, essayer de rassurer les clients et les commerçants qui sont dans le secteur , explique la directrice générale de la SDC Alma, Joanie Racine.

La directrice générale de la Société de développement commercial d’Alma, Joanie Racine, confirme que le demande provient de ses membres.
Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Brisson
Elle rappelle que la mesure sera déployée, en partie, dans des lieux privés. Mme Racine assure également que la démarche sera humaine.

Des affiches ont été installés dans les salles de bain du centre commercial.
Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Brisson
Il ne peut pas arrêter personne, ce n'est pas le but de l'opération. S'il arrive une situation de crise, les gens vont pouvoir le contacter, il désamorce. Le but, c'est qu'il n'y ait pas d'intervention du tout , précise-t-elle.
L’agent de première ligne devrait entrer en fonction avant la fin du mois de mai.
Un projet coordonné avec la Ville
Le projet pilote est partagé à parts égales entre la SDC et la Ville d'Alma.
On a évidemment beaucoup d'investissements qu'on fait dans notre centre-ville pour relever notre centre-ville, pour lui permettre de se développer, pour que nos commerçants puissent faire de bonnes affaires, mais ça demande aussi de trouver des espèces de solutions pour venir diminuer, si on veut, tous les impacts que cause la problématique d'itinérance, qui s'installe près de nos commerçants, explique la mairesse d'Alma, Sylvie Beaumont.
La bibliothèque municipale est en plein cœur du centre-ville. Nos employés sont inquiets par rapport à cette clientèle qui y va de plus en plus. Nos ressources ne sont pas formées pour ce type de problématique. Souvent, ce sont des problèmes de santé mentale, ajoute-t-elle.

La mairesse d’Alma, Sylvie Beaumont, croit que Québec doit en faire plus en ce qui concerne l'itinérance.
Photo : Radio-Canada / Anissa Leduc
La mairesse est d'avis que le gouvernement provincial doit en faire plus.
On fait ça par dépit parce que Québec n’en fait pas suffisamment à l'heure actuelle. On est rendu à ce point-là.
Le Travail de rue d’Alma, qui parcourt le centre-ville depuis plus de 30 ans, exprime des réticences quant à la mesure.
Je comprends que, devant une difficulté, les gens ne veulent pas rester les bras croisés. Je comprends qu'il y ait des initiatives qui se lèvent. Ceci dit, dans la façon de le faire, moi j'émets des réserves et j'ai des craintes pour la suite des choses , confie le directeur général de l’organisme, Guillaume Bégin.

Le directeur général du service de travail de rue d’Alma, Guillaume Bégin, remarque une hausse de l’intolérance.
Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Brisson
Une augmentation de l’intolérance a été remarquée par les intervenants du Travail de rue d’Alma.
Il y a un ras-le-bol, on voit qu'il y a une fermeture de différents lieux. Les gens ferment leurs portes, les gens réduisent le nombre de facilités pour les personnes en situation d'itinérance. Donc, on déplace le problème. On n'adresse rien. On ne règle rien. Et les gens le sentent, rapporte-t-il.


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