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Le Rouynorandien Alexandre Perreault s’implique afin de tenter de sauver la Maison des greffés Lina Cyr, située à Montréal.
L’organisme, fondé en 1987, héberge des patients des quatre coins de la province, en particulier des régions éloignées, qui doivent se déplacer à Montréal pour recevoir une greffe.
Des dégâts importants causés par une infiltration d’eau ont récemment été découverts et le bâtiment, classé patrimonial, doit faire l’objet de travaux évalués à plus de 2,6 millions $.
M. Perreault, qui a subi une greffe du rein, a séjourné à la Maison Lina Cyr du 23 mars au 18 avril dernier. Il admet qu’il ne connaissait pas l’existence de cette ressource située à l’extérieur de la région avant d’apprendre qu’il aurait besoin d’une greffe. Il souhaite aider l’organisme à se faire connaître en Abitibi-Témiscamingue.
Je me suis rendu compte que c'était un organisme à but non lucratif, mais qui est très peu connu. Je parlais à des personnes ici et ils pensaient que j'étais à la Maison des grands brûlés… Ce n’est vraiment pas la même chose.
Au cours de la dernière année, la Maison des greffés Lina Cyr a accueilli 156 patients de l’Abitibi-Témiscamingue, pour un total de 524 jours de présence.
Alexandre Perreault souligne la différence que peut faire l’organisme pour les patients greffés.
Tu te sens comme à la maison. Il y a de très belles chambres, tu es bien. Il y a un service de cuisine, trois repas par jour, et il y a des frigidaires pour les collations. Il y a même un gym, une salle de prière, un salon de coiffure… Tu n’as même pas besoin de sortir de la maison!, fait-il observer.
35 $ par jour
Pour les patients, le séjour à la Maison des greffés coûte 35 $ par jour, repas inclus. Sans cette ressource, M. Perreault pense que certaines personnes pourraient renoncer à une greffe, faute de moyens.
Ce n’est pas tout le monde qui a l'argent pour se loger dans un hôtel à Montréal et se nourrir tous les jours durant un, deux ou trois mois, souligne-t-il.

En raison d'une importante infiltration d'eau, le bâtiment doit faire l'objet de travaux majeurs, évalués à plus de 2,6 M$.
Photo : Gracieuseté : La Maison des greffés Lina Cyr
C’est dans ce contexte que l’homme de 39 ans a amorcé des démarches pour aider l’organisme à financer les travaux rendus nécessaires par l’infiltration d’eau.
Il a notamment participé à l’organisation d’une loterie 50/50 et encourage maintenant les citoyens de l’Abitibi-Témiscamingue à faire des dons pour l’organisme.
Une contribution remarquée
La contribution d’Alexandre Perreault est fortement appréciée.
Ça nous touche beaucoup parce que, si chaque résident faisait comme M. Perreault, la maison connaîtrait sûrement un succès phénoménal, exprime sa directrice générale, Micheline Cyr Asselin. Alexandre a vraiment apprécié son séjour à la Maison des greffés et est très reconnaissant envers notre ressource.
Mme Cyr Asselin, la fille de la fondatrice Lina Cyr, souligne à quel point l’organisme est important pour les patients greffés des régions éloignées.
À leur départ, les gens nous disent à quel point cette maison-là est une bouée de sauvetage, autant du côté humain et de la convalescence que du côté financier.
Un manque à gagner de 1,2 M$
La directrice générale indique que, sur les 2,6 millions $ nécessaires pour réaliser les travaux, qui sont déjà en cours, 1,4 million ont pour l’instant été amassés, dont une contribution de 500 000 $ du gouvernement du Québec.
Il demeure donc un manque à gagner de 1,2 million $. La Maison a publié une lettre ouverte dans Le Journal de Montréal le 21 avril pour faire connaître sa situation et encourager la population à faire un don.

Dans la dernière année, la Maison des greffés Lina Cyr, située à Montréal, a accueilli plus de 150 patients de l'Abitibi-Témiscamingue.
Photo : Gracieuseté : La Maison des greffés Lina Cyr
On est maintenant rendus à le mettre dans les médias parce qu'on a besoin d'aide de toute la province de Québec parce que les gens proviennent de toutes les régions de la province, dit-elle, rappelant qu’une partie importante de la clientèle provient de l’Abitibi-Témiscamingue.
Si les fonds nécessaires pour exécuter les travaux ne sont pas amassés, Mme Cyr Asselin dit craindre pour la pérennité de l’organisme.
Pour Alexandre Perreault, la fermeture de cet établissement n’est pas envisageable. C'est vraiment nous, les gens de régions, qui bénéficions le plus de ça. Juste en Abitibi-Témiscamingue, sur trois ans, je pense que j'étais la 796e personne. Durant mon séjour là-bas, j’ai vu du monde de Bellecombe, d’Évain, de Granada. Il faut soutenir la Maison, conclut-il.


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