NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Par Le Figaro avec AFP
Publié le 30/09/2026 à 19h39

Le site T 24, l’un des plus lus dans le pays, dénonce «une attaque contre l’activité journalistique elle-même».
Passer la publicité Passer la publicitéLes autorités turques ont annoncé mercredi la fermeture du site d'information indépendant T24, l'un des plus importants du pays, lui reprochant sa «propagande LGBT » dans le cadre d'une campagne de répression entamée mi-septembre. Le site s'est vu notifier officiellement cette décision du ministère de la Justice en milieu d'après-midi. Il n'est plus accessible depuis la Turquie sans VPN.
Selon le communiqué du ministère, «les comptes internet et réseaux sociaux de T24, un portail d'information en ligne ayant publié 118 contenus de propagande LGBT l'année dernière, ont été fermés par le tribunal de première instance d'Istanbul. La décision a été transmise à la Direction de la cybersécurité pour exécution».
Dans le cadre d'une campagne appelée «Ma famille est en sécurité», un vaste coup de filet s'est abattu sur le milieu LGBT+ en Turquie le 12 septembre, avant la fermeture de nombreux comptes de réseaux sociaux. Les autorités ont par la suite procédé à des dizaines d'arrestations suite à des manifestations dans les trois plus grandes villes du pays, Ankara, Istanbul et Izmir (ouest).
Le gouvernement a promis de poursuivre cette campagne malgré notamment les protestations de l'Union européenne et de quelques ONG internationales. «Un État ne peut pas être gouverné de cette manière», a protesté sur X le chef de l'opposition, Özgür Özel. «Nous ne nous sommes jamais soumis à cette répression, à cet état d'esprit autoritaire, et nous ne le ferons jamais». Dans la rédaction de T24, on décrivait cette mesure comme le point culminant d’une pression croissante.
«C’est une attaque contre l’activité journalistique»
«Nous sommes l'un des médias numériques indépendants les plus importants de Turquie. Nous faisons l'objet d'une campagne de harcèlement sur les réseaux sociaux depuis quelques jours», a expliqué à l'AFP Buse Sögütlü, rédactrice au service international de T24. «Certains comptes sur les réseaux sociaux affirment que T24 reçoit des fonds de l'étranger pour protéger le mouvement LGBTQ», a-t-elle affirmé. Mais «c'est bien plus large que cette campagne. C'est une attaque contre l'activité journalistique elle-même».
T24 dispose d'un siège à Istanbul et d'un bureau dans la capitale, Ankara. Au total, le site emploie environ 40 employés, y compris pour sa chaîne YouTube et ses comptes sur les réseaux, selon la journaliste. L'homosexualité n'est pas réprimée pénalement en Turquie, mais elle est largement réprouvée et l'homophobie y est répandue jusqu'au sommet de l'État. Le président Recep Tayyip Erdogan qualifie régulièrement les LGBT+ de «pervers», auxquels il impute la chute drastique de la natalité.
Dans un communiqué commun, une dizaine d'organisations représentatives des journalistes en Turquie ont condamné cette mesure. «Nous considérons la décision de fermer T24, l'un des portails d'information les plus lus du pays (...) et l'un des sites d'actualité les plus établis (...), comme une attaque grave contre notre profession» et une «une entrave directe au droit des citoyennes et citoyens à l'information». Les signataires ont exigé son annulation «sans délai», promettant de «continuer à défendre» la profession.


7 hour_ago
26



























.jpg)






French (CA)