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La réunion des déçus du trumpisme, le 1er août 2026, chez Tucker Carlson.
Les menaces de Trump, en parallèle avec des négociations discrètes, redoublent contre l’Iran. Cela met en lumière d’autres menaces encore de Trump envers son soi-disant allié, le sultanat d’Oman, qui est sur le point de conclure un accord de souveraineté mutuelle avec l’Iran en matière de cartographie avec la délimitation des deux corridors nord et sud du détroit d’Ormuz, ce qui irrite au plus haut point le président états-unien, qui se vante de posséder là « un territoire qui est à lui » [1] ».
Le site The Hill souligne la colère publique de Trump envers ses « alliés (sic) » Oman et la Corée du Sud, dans un contexte de tensions croissantes avec l’Iran [2]. The Hill commente que « lundi, Trump a menacé de « bombarder Oman jusqu’à ses excréments », un jour après avoir ordonné au secrétaire à la Défense Pete Hegseth de réduire les manœuvres militaires conjointes avec la Corée du Sud.
Trump insiste sur l’idée que les États-Unis contrôlent totalement le détroit d’Ormuz et caresse la possibilité qu’il devienne un territoire états-unien : « nous le contrôlons avec le blocus, j’aime l’idée de le déclarer territoire états-unien ». Dans un autre article, The Hill lui-même — considéré comme « centriste » avec une légère tendance à gauche : c’est-à-dire plus favorable aux démocrates — fait le lien entre la décision de Trump de punir la Corée du Sud et de se rapprocher de la Corée du Nord avec le président duquel Kim Jong-un, avec lequel il affirme entretenir d’excellentes relations personnelles, ce qui « a ébranlé le monde (sic) de la politique étrangère [3]) ».
Toutes les invectives réitérées de Trump, qui témoignent de son irritabilité due à l’impasse où il se trouve avec l’Iran — le pays qui l’a rendu fou par sa diplomatie résiliente — ont atteint un paroxysme : « il y a maintenant des discussions à Washington sur un éventuel bombardement du pays perse avec des bombes nucléaires », selon des fuites inquiétantes propagées par l’ancienne députée Marjorie Taylor Greene (MTG), qui était une fervente partisane de Trump et a démissionné après l’avoir vivement critiqué, car elle s’oppose à la guerre contre l’Iran.
Aujourd’hui, MTG — originaire de Géorgie et ancienne femme d’affaires, qui s’est aussi emportée contre la gestion intéressée des « dossiers Epstein [4] » — fait partie d’un nouveau groupe indépendant dirigé par Tucker Carlson, avec une audience inégalée à la télévision US, Joe Kent, ancien directeur du Counterterrorism Center, qui a démissionné en raison de son opposition à la guerre contre l’Iran, et Thomas Massie, toujours député du Kentucky, issu du prestigieux MIT et l’un des pires ennemis du lobby israélien omnipotent de l’AIPAC [5]
Selon RT, MTG s’agite, s’exclame et affirme que « les responsables états-uniens envisagent d’abaisser le seuil pour l’utilisation des armes atomiques dans le cas de l’Iran » : « Lors de réunions stratégiques, ils discutent de l’utilisation d’armes nucléaires contre l’Iran. Je ne spécule pas, je le sais. Et c’est de la haine à l’état pur. » MTG a averti qu’une telle mesure pourrait déclencher un « holocauste nucléaire » et entraîner le monde dans une guerre bien plus vaste.
Le géopoliticien du groupe Education, Innovation et Recherche EIR basé à Washington, Dennis Small, a détaillé la nouvelle doctrine nucléaire d’Elbridge Colby (CE), sous-secrétaire à la politique de défense, qui propose de brandir le gros bâton nucléaire [6]. Elbridge Colby est le petit-fils du célèbre ancien directeur de la CIA William Colby, et constituerait, à mon avis, une partie de l’épine dorsale de l’État profond, qui rappelle les stratagèmes du Khazar Paul Dundes Wolfowitz, qui avait harcelé Baby Bush et Dick Cheney pour déclencher leurs guerres désastreuses contre l’Afghanistan et l’Irak.
Les théories « réalistes » d’Elbridge Colby, fort sinophobe, s’étalent dans son livre The Strategy of Denial : U.S. Defense in the Era of Great Power Conflict [7] » et dans la Stratégie de défense nationale 2026 [8]. Ses « options nucléaires rationnelles (méga-sic !) » mettent en avant l’utilisation tactique limitée des armes nucléaires dans un conflit régional au cas où la Russie et/ou la Chine s’insinueraient à qui mieux mieux, une éventualité qu’il a formulée lors du récent symposium Stratcom à Omaha [9]
L’Iran sera-t-il la première expérience tactique d’armes nucléaires (sic) de l’administration Trump ?
Source
La Jornada (Mexique)
Le plus important quotidien en langue espagnole au monde.


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