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Pour les défenseurs du féminisme intersectionnel, le texte - qui arrive ce lundi 7 septembre à l’Assemblée est trop peu révolutionnaire pour être efficace et trop «punitif» pour ne pas être dangereux.
Lundi, alors que les manifestations contre les violences sexuelles infligées aux enfants reprennent un peu partout en France pour « mettre la pression sur le gouvernement », Cécile Cée, militante féministe et antiraciste de gauche, s’abstiendra d’appeler ses 73.000 abonnés à y participer. Cela reviendrait à soutenir la loi intégrale, devenue la revendication principale. Le 8 juin, l’auteur de Ce que Cécile sait, journal d’une sortie de l’inceste (Marabout, 2024), avait participé au rassemblement parisien organisé par des collectifs féministes et enfantistes après la découverte du corps de Lyhanna. Mais elle en était revenue dépitée... D’un côté, écrivait-elle, « on réclamait la loi intégrale contre les violences sexuelles et l’application des 82 recommandations de la Ciivise », de l’autre « ça criait "perpét pour les pédo !" ». Au fil des jours, l’activiste a précisé sa position : finalement la loi intégrale - qui arrive ce lundi à l’Assemblée en commission spéciale - lui semblait néfaste dans sa version française. Trop sécuritaire, marquée par un féminisme « institutionnel », trop proche de l’État, bourgeois et blanc, qui « a ignoré les vulnérabilités cumulatives des personnes racisées, trans ou LGBTQI », explique au Figaro Inès, militante de l’influent collectif Nous Toutes, qui n’en veut pas non plus sous cette forme.


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