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La Recyclerie maritime, actuellement basée au Croisic, vient de lancer un appel à candidature afin de trouver un nouvel espace sur la Presqu'île de Guérande.
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Par Neal Audouin Publié le 19 juil. 2026 à 9h30
Lundi 6 juillet 2026, la Recyclerie maritime a lancé son appel à candidature à la Maison de l’Entreprise de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).
Le but ? Trouver un nouvel emplacement pour continuer ses activités, le local du Croisic étant devenu trop étroit.
Julien Carlier et Alexandre Lamarthe, deux des fondateurs de l’organisation, ainsi que Julien Barreau, bénévole, ont détaillé leur projet, et précisent que toute personne ayant un lieu qui répond à leurs critères peut les contacter.
Une association aux activités multiples
La Recyclerie maritime est une organisation à but non lucratif créée il y a un peu plus de 3 ans. Elle s’inscrit dans une démarche environnementale, celle de protéger les écosystèmes du littoral, avec deux secteurs d’activité.
D’un côté, la sensibilisation avec des animations auprès d’établissements scolaires, des excursions dans les marais salants et sur le littoral, la création de podcasts, l’organisation de conférences et autres événements à l’intention des entreprises, ou encore des nettoyages de plages.
De l’autre, l’action avec la collecte des déchets maritimes, allant des planches aux bateaux de plus de 10 mètres de long, la réparation, le recyclage, la valorisation de toutes les pièces, la revente et le conseil de écoconstruction.
En plus de ce volet environnemental, l’association s’inscrit dans une démarche sociale. Elle est à l’heure actuelle entièrement bénévole, mais collabore avec diverses organisations comme des Esat, des structures spécialisées pour permettre aux personnes en situation de handicap de travailler, ou encore l’université de Nantes.
« On a réussi à être trop petits »
Julien Carlier explique : « On a bricolé dans le garage d’Alexandre au départ ».
Trois ans plus tard, la Recyclerie maritime est un espace de 100 m² couverts et 100 m² d’extérieur, un espace réduit qui limite ses capacités : aujourd’hui, une soixantaine de personnes sont sur liste d’attente pour que l’association s’occupe de leur matériel.
« On a réussi à faire en sorte que ces 100 m² soient trop petits et que ça marche bien, donc c’est une grande victoire. Mais cette victoire n’en est une que si on continue l’aventure. Parce que là, on s’essouffle avec trop petit. On a besoin d’aller plus loin. »
Pour passer à la prochaine étape, il voudrait tout multiplier par 5. D’abord, 500 m² couverts pour permettre l’installation de bureaux, d’une salle d’évènementiel, d’une boutique, et d’un atelier.
Ils souhaitent également 500 m² en extérieur pour faire une zone de tri, de stockage et un parc à bateau pour donner une meilleure visibilité à ces derniers.
« On cherche une nouvelle aventure »
L’autre contrainte dans ce que recherchent les membres de la Recyclerie maritime est géographique. Ils veulent rester sur la presqu’île ou très proche, idéalement entre Guérande, Saint-Nazaire et Le Pouliguen afin de bénéficier d’un positionnement assez central.
Au niveau du prix, l’association s’est fixé un budget négociable de 800 € mensuels, et Julien ouvre la porte aux organismes privés pour une location en échanges de prestations :
« On ne cherche pas juste un hangar à louer. On cherche une nouvelle aventure avec un nouveau partenaire. »
L’appel à candidature est donc ouvert, et ce jusqu’au 15 septembre. Durant l’été, il sera possible de contacter Julien Barreau, bénévole de la recyclerie, simplement pour engager des discussions, sans avoir besoin tout de suite de monter un dossier.
Après le déménagement, l’installation dans un nouveau lieu doit permettre à la structure de grandir. De 30 tonnes de déchets collectés depuis 3 ans, l’association voudrait passer à 50 minimum par an.
De plus, Julien Carlier évoque l’objectif de multiplier par 10 le nombre de personnes touchées par les activités de sensibilisation, pour atteindre 5 à 10 000 personnes chaque année.
Enfin, il voudrait pouvoir embaucher 5 salariés à l’horizon 2029, avec toujours la volonté d’accueillir des personnes en situation de handicap.
« Il nous faut une version robuste »
La Recyclerie maritime veut avancer, grandir, mais sans brûler les étapes. C’est aussi ce qui fait la force du projet, car, comme le dit Julien Carlier :
« On a testé en petit et ça marche ! C’est pour ça que l’on sait exactement ce que l’on va faire en plus grand et avec vous. »
Pour la suite, ses participants songent à reproduire le concept de l’association à plusieurs endroits sur le littoral atlantique : La Rochelle, Lorient ou encore Brest. Mais leur objectif premier est de ne pas se brûler les ailes, Julien le résume bien : « D’abord, il nous faut une version robuste. »
Contacter Julien Barreau, par mail : [email protected] ; ou par téléphone : 06 30 55 61 41
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