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Trois professeurs de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) ont vu leurs travaux publiés dans la prestigieuse revue scientifique Science cette semaine. Roberto Silvestro, Annie Deslauriers et Sergio Rossi figurent parmi les 58 chercheurs qui ont participé à une étude internationale portant sur les effets des changements climatiques sur la croissance des arbres et le stockage du carbone en forêt.
Selon Annie Deslauriers, professeure au Département des sciences fondamentales de l’UQAC, l’objectif des recherches est d’analyser la productivité des arbres.
C'est de vérifier quels facteurs entre la longueur de la saison de croissance, qu'on appelle la durée, et le taux de croissance, c'est-à-dire la vitesse à laquelle les arbres poussent, vont déterminer la productivité des arbres, a-t-elle mentionné au micro de l’émission C’est jamais pareil.
Au terme de leurs études, les chercheurs ont découvert que la vitesse à laquelle poussent les arbres va davantage influencer la productivité des arbres que la durée de leur période de croissance.
On sait qu’avec le réchauffement climatique, on voit que l'automne est super chaud, mais ça, ça ne veut pas dire que nos arbres vont produire plus de cellules de bois, parce qu'ils sont programmés pour pousser vite, explique Annie Deslauriers.

Annie Deslauriers est professeure au département des sciences fondamentales à l’Université du Québec à Chicoutimi et membre du Laboratoire sur les écosystèmes terrestres boréaux.
Photo : Radio-Canada / Laura-Jessica Boudreault
C'est récent qu'il y a une augmentation de la longueur de la saison de croissance, c'est dans les 20-30 dernières années, a-t-elle poursuivi. Les arbres étaient contraints par le froid, donc des gels tardifs au printemps ou des gels hâtifs à l'automne. Donc, ils étaient programmés pour [pousser entre ces moments].
Un immense honneur
La revue Science est lue mondialement par des scientifiques de tous les domaines. Pour Annie Deslauriers, c’est une grande fierté d’être publié dans cet ouvrage.
C'est un peu l'apogée. On est contents parce que c'est quand même prestigieux, c'est lu un peu plus au niveau mondial que des revues plus nichées. Ça donne un point de vue global à nos recherches.
Les travaux sont entre autres menés par le Laboratoire sur les écosystèmes terrestres boréaux (EcoTer) depuis la fin des années 90.


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