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Le cessez-le-feu de deux semaines entre Téhéran et Washington est accueilli avec un optimisme prudent par la diaspora iranienne établie à Vancouver, mais des craintes persistent sur ce qui se passera après cette période de sursis.
Kamyar Mahinsa, un résident de Coquitlam, indique que ses proches toujours en Iran, partagent cette inquiétude. Ils n’ont pas peur des explosions, affirme-t-il. Ce qui les terrifie, c’est que la guerre se termine et que le régime soit toujours en place.
Cette ambiguïté est un sentiment récurrent dans la communauté, estime également Reza Kamrani : « Je pense que, comme beaucoup d'Iraniens, on ressent des émotions contradictoires. »
La trêve, conclue sous la promesse de la réouverture du détroit d’Ormuz après un ultimatum du président américain Donald Trump visant à éradiquer une civilisation entière, apaise les tensions.
On est un peu soulagés, dit Reza Kamrani.

Les médias iraniens affirment que les pétroliers ne circulent plus dans le détroit d’Ormuz, malgré le cessez-le-feu, en raison des frappes israéliennes au Liban. (Photo d'archives)
Photo : Reuters
Toutefois, il dit que les pertes collatérales des frappes israélo-américaines envers son pays d’origine sont déplorables et que c’est l’Iran et le peuple qui paient les affres du régime.
C’est pourquoi le résident de Vancouver se sent tiraillé. Il évoque la question de la nécessité du conflit pour déloger le régime iranien.
« Je suis au Canada, en sécurité, et je ne me permets pas trop d'insister pour qu'il y ait des frappes en Iran. Mais c'est mon avis : c’est comme une blessure, ou alors on meurt à petit feu, ou avec un grand choc, et peut-être qu'il y a de l'espoir. »
Hessam Dehghani, professeur adjoint en langue et culture perses à l’Université de la Colombie-Britannique, doute pour sa part de la solidité de ce cessez-le-feu.
Tout le monde sait que cela ne sera pas stable. Le spectacle que nous voyons au Moyen-Orient ne suscite pas beaucoup d’espoir.

Israël assure avoir mené sa « plus grande frappe coordonnée » contre le Hezbollah depuis le 28 février, au Liban.
Photo : Reuters / Raghed Waked
Par ailleurs, les médias iraniens affirment que les pétroliers ne circulent plus dans le détroit d’Ormuz, malgré le cessez-le-feu, en réaction aux frappes massives d'Israël contre le Liban.
L’inclusion d’une trêve pour le Liban serait essentielle aux yeux de l’Iran pour trouver une issue à ce conflit. Il s’agirait d’ailleurs d’un des 10 points sur la table des négociations.
Avec les informations d’Anaïs Elboujdaïni et de Troy Charles


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