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En Abitibi-Témiscamingue, moins de 1 % des rives de plans d'eau sont accessibles aux usagers.
C’est ce que constate une étude réalisée par deux professeurs de l’Université de Montréal et de l’Université du Québec à Montréal sur l’accès à l’eau au Québec.
L’étude a analysé près de 4500 kilomètres de rives de la région et en arrive au constat que l’Abitibi-Témiscamingue se classe moins bien que la moyenne québécoise, qui se situe à moins de 2 % des plans d’eau accessibles.
« Cela étant dit, l’Abitibi-Témiscamingue est une région où il y a énormément de potentiel pour faire mieux. En fait, c’est peut-être la grande différence par rapport à d’autres régions plus centrées autour du fleuve St-Laurent », mentionne l’un des auteurs de l’étude, Sébastien Rioux, professeur à l’Université de Montréal.
« L’Abitibi-Témiscamingue est quand même, dans plus du quart des rives que nous avons analysées, du territoire public mais non lotis. C’est donc du territoire public qui n’a pas été concédé, il n’y a pas d’aménagements concrets qui ont été effectués. Ça démontre qu’en fait, l’Abitibi-Témiscamingue pourrait changer la donne », souligne M. Rioux.
L’étude conclut aussi que 60 % des 4500 rives analysées sont des propriétés privées, alors que la proportion s’établit à plus de 80 % ailleurs au Québec.


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