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Et voilà. C'est fini. Après 104 rencontres et un nouveau record de buts (215), la Coupe du Monde 2026 s'est terminée ce dimanche soir par la surdomination de l'Espagne contre l'Argentine de Lionel Messi.
La Roja a étouffé l'Albiceleste, qui n'a tiré pour la première fois au but qu'à la 118e minute de jeu. Ils ont toutefois eu deux belles opportunités d'accrocher la séance de tirs au but mais au préalable, les hommes de Luis De la Fuente ont eu de nombreuses opportunités de passer devant. C'était finalement Ferran Torrès qui a délivré tout un peuple en claquant une volée dans le plafond du but des Argentins, réduits à dix après l'exclusion d'Enzo Fernandez.
Ce lundi matin, la presse espagnole célèbre ses champions, alors qu'en Argentine, on pleure Lionel Messi. Partout ailleurs, on loue la Roja. Revue de presse.
L'Espagne manque de superlatifs
"Les rois de tous les temps !", "l'Espagne invincible", "l'Espagne entre dans l'éternité" : la presse espagnole n'avait pas assez de superlatifs pour qualifier l'exploit de sa sélection en finale de la Coupe du monde face à l'Argentine.
Pour le quotidien sportif Marca, les joueurs de la Roja sont tout simplement "Les rois de tous les temps", saluant cette "deuxième étoile qui vient se broder sur le maillot espagnol après une nouvelle démonstration de jeu collectif".
AS compare ce titre avec celui de 2010. "Comme la première fois" titre-t-il. Avant de souligner que "jamais auparavant un pays n'avait été en même temps champion du monde en catégories féminine et masculine".
"Le jeu de la sélection de Luis de la Fuente a démantelé l'Argentine du mythique numéro 10 Lionel Messi"
El Pais estime, lui, que "l'Espagne entre dans l'éternité" avec ce "deuxième titre mondial contre la tenante du titre, réduite presque à néant". L'Argentine, souligne le journal, "n'a pas tiré une seule fois avant le but de la Roja, fait insolite. Jamais une équipe n'avait passé les 90 minutes d'une finale sans tenter sa chance. Aucune non plus jusqu'à la 118e minute".
Pour El Pais, "le jeu de la sélection de Luis de la Fuente a démantelé l'Argentine du mythique numéro 10 Lionel Messi, l'a brûlée par le jeu, l'a piquée d'une succession de frappes molles et l'a finalement achevée d'un coup de pied du gauche. Elle a fait ses adieux à Messi en Coupe du monde avec une prestation collective magistrale".
L'Argentine pleure Lionel Messi
De l'autre côté de l'Atlantique, le ton était bien différent côté argentin. "La fin du rêve, l'Argentine a résisté jusqu'où elle a pu", titre La Nacion avec comme photo principale les larmes du capitaine. "L'équipe de Lionel Scaloni a tenu bon pendant près de deux heures grâce à une performance exceptionnelle d'Emiliano Martínez […] mais a fini par céder en fin de match", peut-on lire.
Clarin reconnaît également "la supériorité de l'Espagne" et tire un coup de chapeau au gardien Emiliano "Dibu" Martinez qui "a montré pourquoi il est un pilier essentiel de la sélection argentine".
Pagina 12, plus sévère, pointe "un très mauvais match" de l'Argentine "où elle n'a tenu le coup que grâce aux arrêts de Dibu Martínez". "L'Espagne, championne à juste titre", affirme d'emblée le média qui remercie toutefois les Scaloneta (les hommes de l'entraîneur Lionel Scaloni, NdlR). Il ne reste que les joies, les souvenirs et, pour un temps, les regrets", poursuit Pagina 12.
"L'Argentine s'est battue jusqu'au bout mais […] n'a jamais réussi à imposer son jeu et a dû faire face à l'expulsion d'Enzo Fernández ainsi qu'aux blessures de Cuti Romero et Lisandro Martínez", note en premier lieu Infobae, saluant "malgré tout l'Albiceleste (qui) a conclu une nouvelle Coupe du monde brillante".
Mais surtout, les médias argentins évoquent les larmes de Lionel Messi après avoir reçu sa médaille d'argent. "Au début, il n'a pas pleuré. Il s'est montré fort, mais amer face à la fin d'un cycle qui aurait pu être triomphal", détaille Clarin. "Mais lorsqu'il est passé devant le trophée et qu'il est descendu de la scène, Leo, alors que résonnaient des 'Messi ! Messi !' en tribunes, a fondu en larmes".
Revenant lui aussi sur les larmes de Messi, le quotidien sportif Olé a souligné également la tristesse de Scaloni et "ses pleurs inconsolables et ses doutes quant à son avenir".
Le reste du monde félicite l'Espagne
Ailleurs dans le monde, la presse européenne et mondiale congratule l'Espagne pour son beau parcours. L'Équipe considère que l'Espagne a remporté le tournoi "grâce à sa supériorité technique, tactique et collective, récompensant le football le plus abouti de la compétition".
Le Parisien insiste sur la capacité de la Roja à "imposer son rythme face à une Argentine incapable de réellement lui contester le ballon".
Le quotidien allemand Bild se montre particulièrement enthousiaste. "Merci aux dieux du football", titrent-ils, en avançant que l'Espagne est un champion du monde logique et mérité, qui a dominé la finale dans presque tous les secteurs alors que l'Argentine a surtout cherché à casser le rythme par les fautes et les duels.
"Ce n'est que le début" : voici pourquoi l'Espagne est programmée pour aussi gagner l'Euro 2028 et la Coupe du monde 2030En Angleterre, le Guardian voit dans cette finale la victoire d'une philosophie. Celle d'une "Espagne patiente mais toujours en contrôle avec un milieu de terrain dominateur. Le triomphe du collectif sur les individualités, dans ce qui pourrait être le dernier Mondial de Lionel Messi".
La référence du football
En Italie, la Gazzetta dello Sport se montre admirative envers la Roja. "L'Espagne représente aujourd'hui le football de référence en Europe. Son titre récompense une équipe capable d'allier possession, verticalité et pressing".


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