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La décision de déménager la traverse de Rivière-du-Loup à Cacouna a monopolisé les discussions, mardi, lors des deux ateliers d'échanges citoyens organisés par la Société des traversiers du Québec (STQ) à Rivière-du-Loup.
Alors que les discussions devaient s’attarder à des thèmes reliés aux impacts de la construction d'infrastructures au port de Cacouna dans le but d'accueillir la traverse Bas-Saint-Laurent–Charlevoix, les échanges ont tourné presque exclusivement autour de la décision de Québec de déménager la traverse.

Une quarantaine de personnes s'étaient inscrites pour l'atelier de mardi après-midi à Rivière-du-Loup. La Société des traversiers du Québec en attendait 40 autres pour l'atelier prévu en soirée.
Photo : Radio-Canada / François Gagnon
Autour des cinq tables rondes installées pour l’occasion, certains échanges se sont avérés houleux avec des représentants de la STQ et de la Société québécoise des infrastructures (SQI), qui tentaient de ramener les discussions autour des cinq grands thèmes identifiés en amont : le milieu biologique aquatique, le milieu biologique terrestre, le milieu physique, les espèces à statut et le milieu humain.

Au total, près de 80 personnes se sont inscrites à l’un des deux ateliers de mardi qui se tenaient à Rivière-du-Loup.
Photo : Radio-Canada / François Gagnon
Mais les participants de Rivière-du-Loup n'en démordaient pas : ils veulent savoir pourquoi Québec a tranché en faveur de Cacouna. À l'instar du maire de Rivière-du-Loup, Mario Bastille, qui en a fait la demande à maintes reprises, ils exigent les documents qui ont mené à cette décision.
Comment peut-on dire à tous ceux et celles qui ont payé une étude de leurs deniers qu'on ne vous la montrera pas, mais qu’on va vous donner la décision qu'on a prise à partir de ça?
D’autres ont dénoncé que cette consultation ait lieu après l’annonce de la décision.
J'aurais aimé que ça se fasse bien avant, par contre, il y a au moins trois, quatre ans, pour qu'on puisse aller de l'avant, peut-être d'une autre façon, s'est désolé un citoyen.

La STQ veut construire les nouvelles installations dans le secteur nord-est du port de Gros-Cacouna.
Photo : Fournie par la Société des traversiers du Québec
Il est peut-être même un peu tard. Il y a un changement de gouvernement, il va y avoir des élections, on va être encore reporté, a fait valoir une autre participante.
Enfin, plusieurs se sont dits inquiets pour la mise bas des bélugas, même si le Groupe de recherche et d'éducation sur les mammifères marins (GREMM) a déjà affirmé que les femelles se promènent avec leurs veaux partout dans l'habitat essentiel du mammifère, pas juste à Cacouna.
On s'attendait à de l'opposition
La STQ assure que tous les commentaires recueillis lors des quatre rencontres alimenteront directement les analyses réalisées dans le cadre de l’étude d’impact environnemental.

Bruno Verreault, conseiller en communications à la Société des traversiers du Québec.
Photo : Radio-Canada / François Gagnon
On s'attendait de l'opposition, on s'attendait quand même à plusieurs réactions des gens, a affirmé le conseiller en communications à la Société des traversiers du Québec (STQ), Bruno Verreault, qui s’est retrouvé comme animateur à la table où les discussions ont été les plus animées.
On est ici pour prendre les informations, les préoccupations des gens. Malgré qu’à la table où j'étais, on était hors du sujet principal de l'étude d'impact, c'est quand même pris en compte.
Une formule qui ne fait pas l'unanimité
Un participant a quitté la salle avant même le début des discussions en table ronde, mécontent que les consultations se fassent en petit groupe plutôt qu’en plénière. Il a accusé la STQ de vouloir diviser et de faire perdre leur temps aux citoyens.

Plusieurs citoyens ont questionné la décision d'acheter le NM Saaremaa I en amont de la décision de déménager le terminal de la traverse Bas-Saint-Laurent–Charlevoix à Cacouna. (Photo d'archives)
Photo : (Groupe CNW/Société des traversiers du Québec)
M. Verreault a expliqué que la décision de faire la consultation en petits groupes a été prise justement pour permettre à tous de s’exprimer.
Souvent, dans les plénières, on va voir les leaders d'opinion, les opposants, ceux qui parlent fort, qui vont prendre position, a-t-il fait remarquer.
Ce type de démarche là, où c'est des tables de consultation, ça permet aux gens de vraiment s'exprimer et, comme c'est pour alimenter l'étude d'impact, on voulait recueillir le plus d'informations possible par rapport aux opinions, préoccupations et questionnements des gens.

Les consultations se tenaient mardi après-midi et en soirée.
Photo : Radio-Canada / François Gagnon
Au total, près de 80 personnes se sont inscrites à l’un des deux ateliers de mardi qui se tenaient à Rivière-du-Loup.
Un premier atelier s’est tenu lundi soir à Saint-Siméon, auquel une quinzaine de personnes ont participé, et un quatrième atelier aura lieu mercredi à Cacouna.


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