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Alors que l’écologiste Grégory Doucet et Jean-Michel Aulas se disputent la mairie de Lyon, un sujet tourmente les habitants : les travaux trop nombreux. Les commerces mettent un à un la clé sous la porte. Dans Points de Vue, un cordonnier lyonnais témoigne.
Passer la publicité Passer la publicité«J’ai envie de partir», lance un cordonnier du 8e arrondissement de Lyon au micro de Points de Vue sur Le Figaro TV. Face à la persistance des travaux pour aménager l’Avenue des Frères Lumières, Julien désespère : «Quand les contraintes sont trop nombreuses, il faut prendre des décisions». Car ces chantiers pèsent sur les commerces avoisinants.
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«L’avenue des Frères Lumière est transformée pour devenir plus apaisée, végétalisée et conviviale», peut-on lire sur le site de la Métropole du Grand Lyon. On y apprend également que «la place des voitures est maintenue avec une circulation toutefois apaisée et réduite». Mais ce projet a un prix : «C’est beaucoup moins de population qui passe, beaucoup moins de clients potentiels et beaucoup moins d’activité», relève le cordonnier qui a vu son chiffre d’affaires baisser de «40% en novembre et de 27% en janvier». C’est sans compter que la mairie n’a prévu «aucune aide financière pour compenser le manque à gagner».
Et cette situation, «ça va faire plus de trois ans que ça dure. Et trois ans, c’est très long pour pouvoir s’en remettre après. Pour un petit commerce comme nous, ça veut dire qu’on va batailler cinq, six ans après pour pouvoir retrouver un peu de trésorerie».
Julien a une crainte : que celui qui sera élu ce dimanche 22 mars ne poursuive dans cette voie-là : «Si ça continue, c’est la mort assurée de mon commerce».
Les enseignes sont d’ailleurs nombreuses à fermer leurs portes. «Il n’y a jamais eu autant de commerces à vendre sur l’avenue, il y en a une vingtaine. D’habitude il y a une file d’attente pour acheter, mais là, il n’y a pas de repreneurs. Personne n’est intéressé», déplore le cordonnier.


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