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Par T.D. et E.C.
Le 17 avril 2026 à 17h43
Le premier ministre recevait ce vendredi à la mi-journée des représentants des boulangers et des fleuristes, après que le gouvernement a mis en pause l’examen de la proposition de loi sur l’élargissement du travail le 1er mai.
Passer la publicité Passer la publicité«Les boulangers et fleuristes artisanaux pourront ouvrir ce 1er mai» 2026, a annoncé Sébastien Lecornu, ce vendredi 17 avril, à la sortie d’une réunion avec des représentants de ces professions, mettant fin à des semaines de débats houleux sur le sujet. Seules conditions : que les salariés «soient payés double» et que ce dispositif s’inscrive dans le cadre du «volontariat», a précisé le premier ministre. Ce dernier avait promis, mercredi, d’apporter «une solution négociée, sécurisante et pragmatique» pour que les artisans boulangers puissent travailler le 1er mai.
«Une instruction sera donnée à l’ensemble des services de l’État» pour que les commerces concernés ne soient pas verbalisés, a-t-il indiqué ce vendredi, rappelant que cet «engagement du gouvernement n’est que sur les professions indépendantes et les artisans». «Les services de l’État vont recevoir des instructions pour que les artisans de ces deux secteurs ne souffrent d’aucune conséquence d’une ouverture le 1er mai 2026 dans les règles fixées par la future loi», a par la suite précisé Matignon dans un communiqué.
Sébastien Lecornu a par ailleurs rappelé qu’un projet de loi serait présenté avant le 1er mai pour «cadrer» le travail le 1er mai à partir de 2027. Ce projet renverra à «une discussion sociale par branche» et permettra de «faire travailler les salariés sur la base du volontariat et en les payant en double», a-t-il détaillé. «Il appartiendra ensuite au Parlement de voter ce projet de loi qui sécurisera définitivement ces accords. Sous réserve de son adoption, cette mesure entrerait donc en vigueur à compter du 1er mai 2027», a précisé Matignon. «D’autres discussions auront lieu pour les différentes branches», a aussi annoncé Sébastien Lecornu, qui s’est engagé «à recevoir de nouveau tout le monde au début du mois de juin».
«Il a toujours été question qu’il reste férié»
L’exécutif tente ainsi de trouver une issue sur ce dossier explosif, après son recul sur la proposition de loi visant à élargir le travail le 1er mai à la suite d’une fronde des syndicats et de la gauche. Adopté par le Sénat, le texte devait être débattu à l’Assemblée vendredi dernier, mais les macronistes ont fait adopter une motion de rejet pour le renvoyer plus rapidement en commission mixte paritaire (CMP), dans l’espoir de le faire adopter à temps pour une entrée en vigueur ce 1er mai. Après une réunion avec les syndicats lundi, le gouvernement a finalement repoussé la convocation de cette CMP, enterrant l’application de cette proposition de loi pour le 1er mai 2026.
La Fête du Travail est aujourd’hui, en France, le seul jour férié qui soit obligatoirement chômé et, l’exécutif l’affirme, «il a toujours été question qu’il reste férié». Le travail est strictement encadré ce jour-là, permis seulement dans les secteurs qui ne peuvent pas s’arrêter, et les salariés doivent être payés double. Les boulangers et fleuristes - qui pointent la concurrence des vendeurs de muguet dans la rue - demandent depuis plusieurs années à pouvoir faire travailler leurs salariés, certains s’émouvant d’avoir été sanctionnés par l’inspection du travail. La loi leur permet d’ouvrir le 1er mai, mais seulement si le patron gère seul sa boutique.


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