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Par Gilles Festor, envoyé spécial à Nevers
Le 15 juillet 2026 à 17h57
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À l’issue de la formidable victoire du malicieux Soren Wærenskjold au sprint à Nevers, retrouvez ce qui a plu... et déplu aux envoyés spéciaux.
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Wærenskjold, le colosse venu du nord
Soren Wærenskjold a offert à l’équipe Uno-X sa deuxième victoire dans le Tour de France à l’issue d’un sprint assez étrange qui a été long à se dessiner et mal fagoté par les équipes de sprinteurs. Le géant norvégien en a profité pour glisser son mètre quatre-vingt-quinze dans un trou de souris le long des barrières à 500 mètres de l’arrivée et surprendre tout son monde en prenant quelques longueurs d’avance devant Olav Kooij (Decathlon CMA CGM), Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech). Opportuniste.
Le peloton en mode record
Qui a dit que le peloton était fatigué après l’étape épuisante ce la veille après une première semaine épuisante sous un soleil de plomb ? Le parcours de 161,3 km a été avalé à la vitesse folle de 50,91 km/h ! Un nouveau record sur la Grande Boucle. Le précédent remontait à 1999, lors de la 4e étape de la 86e édition entre Laval et Blois (50,36 km/h).
Un quatuor qui a animé l’étape
Sur un tracé plat comme une planche à repasser, la victoire ne pouvait échapper aux équipes de sprinteurs. Le profil de l’étape sur ces interminables lignes droites n’a pas découragé Julian Alaphilippe (Tudor), Anthon Charmig (Uno-X Mobility), Nelson Oliveira (Movistar) et Mathis Le Berre (Total Energies) partis dans l’échappée du jour. Une tentative de fuite qui aura au moins eu le mérite d’animer cette étape de transition. Les trois fuyards restants ont été avalés à six kilomètres de l’arrivée.
Flops
Alaphilippe n’a pas les jambes
Au moins, on ne pourra pas lui reprocher de n’avoir pas essayé. Déjà à l’offensive entre Malemort et Ussel dimanche, Julian Alaphilippe (Tudor) a fait partie de l’échappée du jour avec Anthon Charmig (Uno-X Mobility), Nelson Oliveira (Movistar) et Mathis Le Berre (Total Energies). Mais une fois encore, les jambes du chouchou du public âgé de 34 ans n’ont pas suivi. «Loulou» a lâché prise dans la côte de Billy-Chevannes (4e catégorie) quand Charming a haussé le rythme à 38 km de l’arrivée.
Philipsen n’y arrive toujours pas
La victoire a une fois encore échappé à Jasper Philipsen, troisième, malgré un beau retour dans les derniers mètres. On n’a pas vu non plus Tom Merlier, sans jus après l’épuisante étape de mercredi. Le vainqueur des 7e et 8e étapes n’aura, comme les sprinteurs, plus qu’une occasion d’aller chercher une victoire, jeudi, entre Nevers Magny-Cours et Chalon-sur-Saône. Ensuite les spécialistes du sprint devront serrer les dents jusqu’à Paris.


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