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LE SCAN SPORT - Le Slovène a lancé un regard noir au coéquipier de Paul Seixas qui s’était porté à l’avant du groupe de favoris. Une attitude qui interroge.
L’équipe UAE Team Emirates domine-t-elle à ce point le cyclisme qu’il n’est aujourd’hui plus autorisé de lancer des attaques contre elle ? Au pied de la montée vers le col de Sarenne ce samedi, Nicolas Prodhomme, au service de Paul Seixas, a tenté de prendre quelques mètres d’avance sur le groupe des favoris afin de mettre la pression sur Issac del Toro.
La petite banderille n’a pas été du goût du maillot jaune qui a repris sa place à l’avant avec autorité en fixant longuement le coéquipier de Paul Seixas derrière ses lunettes avant de glisser quelques mots, histoire de montrer qui était le vrai patron du peloton. Un crime de lèse-majesté.
En 2004 , Armstrong joue les despotes dans le peloton
Emporté par son envie de guider absolument del Toro vers la victoire en assurant son podium menacé par Seixas, le Slovène a enfreint le code de bonne conduite. Ce comportement est d’autant plus surprenant que «Pogi» a plutôt la réputation d’être beau joueur au sein du peloton. La tentative d’intimidation de l’équipe Decathlon CMA CGM était en outre parfaitement légitime.
L’attitude étonnante de Pogacar réveille un mauvais souvenir en rappelant celle d’un certain... Lance Armstrong envers Filippo Simeoni en 2004. L’Italien avait eu le malheur de coopérer avec la justice italienne en dénonçant les pratiques du sulfureux médecin du Texan, Michele Ferrari. Alors qu’il s’était échappé dans la 18e étape (sans représenter la moindre menace au classement général), le Transalpin avait eu la mauvaise surprise de voir Armstrong revenir à sa hauteur. Le maillot jaune avait fait comprendre au fuyard qu’il avait fait de l’ombre à sa réputation et qu’il n’aurait le droit à aucun bon de sortie ce jour-là. Sans surprise, l’échappée a tourné court.
«Tu as fait une erreur en témoignant contre Ferrari et tu as fait une erreur en me poursuivant. J’ai de l’argent, du temps et beaucoup d’avocats. Je peux te détruire», aurait déclaré Armstrong à Simeoni qui s’était plaint du comportement d’Armstrong dans la Gazzetta dello sport.


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