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Tour de France : ce passionné sera dans la caravane pour la 7e fois

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Originaire de Neaufles-Saint-Martin, Paul Augusseau repart pour sa 7e saison sur le Tour de France, cette fois avec la marque Charal qui signe sa première participation.

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Paul Augusseau Tour de France 2026

Paul Augusseau, originaire de Neaufles-Saint-Martin, participe à sa 7e édition du Tour de France depuis les caravanes. ©Photo fournie

Par Nicolas Pelouas Publié le 4 juil. 2026 à 5h26

À 37 ans et originaire de Neaufles-Saint-Martin (Eure), Paul Augusseau en connaît un rayon sur le Tour de France.

Pour sa septième participation dans la caravane qui précède les cyclistes, c’est avec la marque Charal qu’il opère comme chef de caravane sur la 113e édition de la Grande boucle.

Professionnel dans l’événementiel, celui qui a grandi près de Gisors n’est pas insensible à la course : « C’est un événement unique et itinérant, où on peut retrouver un public très varié ».

Pour la première venue de la marque Charal parmi dans la caravane du Tour, le passionné compte bien profiter de l’effervescence ambiante.

« C’est un honneur de représenter l’Eure. »

Il raconte sa première rencontre avec le peloton : « J’avais une dizaine d’années quand le Tour de France est passé en bas de mon village. J’en ai gardé de super souvenirs. C’était un rêve de gosse, et je me suis vite dit que ce serait incroyable d’y travailler un jour. »

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Un désistement pour rejoindre le Tour

Attendant une opportunité, tout est né d’un désistement de dernière minute pour le Neaufléen.

« Un chauffeur a prévenu au dernier moment qu’il ne pourrait finalement pas être là, et comme j’avais postulé à la dernière minute, j’ai tout de suite été embauché », se rappelle Paul Augusseau.

Les postes sont très variés sur le Tour. Preuve en est, après avoir été chauffeur, Paul Augusseau est revenu comme régisseur avant de porter la casquette de chef de caravane cette année.

Auparavant, l’Eurois est passé par d’autres marques : Senseo, Bostik ou encore X-tra.

S’il tient à parcourir les routes de la course, il a dû laisser de côté cet événement ces deux dernières années : « J’ai fait une pause car j’ai décidé de travailler pour les Jeux olympiques. J’ai pu profiter du passage de la flamme dans l’Eure, et donc à Gisors. »

Une occasion unique qui l’a marqué, mais il ne cache pas sa hâte à précéder de nouveau les cyclistes.

« C’est pour moi le plus bel événement sur lequel je travaille. C’est gratuit, populaire et tout se passe sur trois semaines pendant l’été. C’est idéal. »

Au-delà de l’ambiance, il peut compter sur une structure solide : « En termes d’organisation, le Tour de France est une machine millimétrée. On vient se greffer à quelque chose de massif, mais ça se passe bien généralement. »

Si les étapes de plaine sont filantes, la caravane ralentit fortement en montagne, et tourne autour des 30 à 40 km/h.

« On passe entre une heure et demie et deux heures avant les coureurs. » Paul Augusseau n’en démord pas : les grands cols comme le Tourmalet ou le Galibier – au programme cette année – restent le meilleur endroit pour apercevoir relativement longuement les coureurs.

« Une quarantaine de secondes. » Tout un luxe.

Une entrecôte hors catégorie

Au milieu du convoi promotionnel, on retrouve donc la première caravane pour Charal, qui fête ses 40 ans d’activité. Marque française, la caravane ne prendra la route du Tour qu’avec la quatrième étape, mardi 7 juillet dans les Pyrénées françaises.

La nouvelle caravane compte quatre véhicules, avec notamment son vaisseau entrecôte ou son quad barbecue.

Un food-truck s’installera aussi en bord de parcours sur chaque étape.

Une organisation aux petits oignons qui ne laisse rien au hasard : « La caravane est une colonie de vacances de travail. Il faut qu’on ait une bonne ambiance. C’est essentiel, car on travaille sur de longues journées. »

Avec le risque de canicule, « nous avons prévu des stocks d’eau conséquents. Mais comme nous sommes mobiles, on ne devrait pas être aussi affectés par la chaleur », prévoit le chef de caravane.

« Les conditions climatiques peuvent parfois être dingues. Ça a été le cas avec la caravane Cochonou il y a quelques années dans le Col de la Loze dans les Alpes. La pente était raide et il n’y avait qu’un bandeau de bitume. Le public a donc été obligé de pousser la caravane. De notre côté, le chauffeur a heureusement réussi à prendre la côte d’un seul coup ».

Des inconnus malgré la préparation

Le dépannage mécanique est « régulier », rappelle Paul Augusseau.

« Avec des véhicules modifiés, les moteurs sont à rude épreuve ».

Face à la chaleur attendue, les deux dépanneuses qui accompagnent le convoi ne seront pas de trop.

Autre inconnu, certains supporters : « Sur les millions de personnes qu’on croise en bord de route, il peut y en avoir quelques-uns qui nous lâchent des noms d’oiseau. On sensibilise nos équipes à ça, mais ça reste une infime partie du public. L’événement reste principalement populaire ».

Malgré la préparation, les surprises ponctuent toujours les caravanes du Tour.

Et elles ne sont pas que négatives : « Sur le tracé, il y a des curiosités. On découvre de superbes coins en France. Je suis notamment retourné, après un Tour, visiter l’Aubrac pendant mes vacances. »

Pour cette édition, Paul Augusseau attend avec impatience certaines étapes.

L’Alpe d’Huez d’abord, un classique du Tour. Mais le Circuit Nevers Magny-Cours est celle qui l’intrigue le plus sur cette édition, avec son départ entre les vibreurs.

Ce que préfère l’Eurois, ce sont les épreuves avec « des petits massifs », comme dans les Vosges ou le Jura.

Avec un parcours plus incertain, il apprécie y voir des échappées surprises.

Concernant sa pratique du cyclisme, le Normand en est un amateur : « J’aime bien pédaler, rouler de temps en temps, et j’ai prévu bientôt de grimper quelques cols. »

Sur la caravane, l’action la plus sportive reste le lancer de goodies, une discipline particulièrement attendue par les spectateurs en bord d’asphalte.

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