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Par Arnaud Coudry, envoyé spécial à Marseille
Le 19 juin 2026 à 23h31
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Après la large victoire des Toulousains sur les Franciliens (71-17) en demi-finale du Top 14, découvrez ce qui a retenu l’attention de notre envoyé spécial au stade Vélodrome.
COUPS DE CŒUR
Ce Stade Toulousain est injouable
Certains doutes accompagnaient Toulouse avant cette demi-finale. Des derniers résultats en dents de scie qui avaient fait naître des interrogations. Tout cela a été balayé dans les grandes largeurs, ce vendredi. Les triples champions de France ont envoyé un message fort : ils sont bel et bien candidats pour un quatrième titre d’affilée. Impressionnante machine de guerre qui a broyé le Racing (71-17), en inscrivant dix essais, par dix joueurs différents ! Comme tous les ans, les Toulousains se réveillent quand les matches éliminatoires commencent. Et, comme souvent, ils deviennent injouables. Des accélérations qui font des dégâts à chaque fois et un réalisme qui a fait exploser le score ce vendredi.
Dupont, la réponse du patron
Après six semaines sans jouer à cause de problèmes aux ischio-jambiers, Antoine Dupont était attendu, ce vendredi, pour son retour à la compétition. Dans quel état de forme ? Le demi de mêlée a rapidement rassuré ceux qui doutaient. Il s’est d’entrée montré décisif sur le premier essai toulousain, d’abord en décalant parfaitement Pierre-Louis Barassi dans l’intervalle, puis en délivrant un coup de pied parfait pour Teddy Thomas. Parfaite entrée en matière. Il a, par la suite, constamment accéléré le jeu du Stade Toulousain, collant au plus juste au ballon. Et de marquer, après une impeccable passe au contact de Jack Willis, le cinquième essai des siens. Un retour au meilleur moment du meilleur joueur du monde en 2021. Acclamé à sa sortie du terrain à la 51e minute.
Willis, capitaine exemplaire
Capitaine toulousain à l’occasion de cette demi-finale, Jack Willis a livré un match colossal. Dur dans le combat, il s’est également proposé dans le jeu, à l’image de cette percée de 40 m sur un renvoi et, surtout, de cet essai (le 4e) inscrit après une belle accélération de Teddy Thomas. Avant le match, Romain Ntamack avait dit de l’Anglais qu’il est «un leader par l’exemple», il l’a brillamment montré au Vélodrome qui l’a acclamé à sa sortie du terrain à l’heure de jeu.
COUPS DE GRIFFE
Un supplice de 80 minutes pour les Racingmen
On attendait du Racing, fort de ces dernières performances à Clermont et à Pau, qu’il fasse douter le grand Stade Toulousain. Il n’en a rien été. Les joueurs de Patrice Collazo ont éclaté comme du pop-corn dès l’entame de match. Encaissant trois essais en moins de 20 minutes (et un quatrième était refusé dans la foulée à la 22e minute). Explosion en plein vol. Une défense francilienne - qui était jusque-là un de leurs points forts - qui a pris l’eau dans les grandes largeurs face aux vagues toulousaines (40 plaquages manqués). Pour un long calvaire au Vélodrome (10 essais encaissés) et une déroute encore plus large que celle subie, il y a deux ans, au même stade de la compétition, à Saint-Sébastien (41-14). Un nouveau triste record en demi-finale pour le Racing 92.
Chocobares, un KO qui inquiète
Si Jack Willis a brillé ce vendredi, un autre joueur étranger, un autre joueur incontournable, s’est mis en lumière : Santiago Chocobares. Impressionnant au milieu du terrain et efficace sur chacune de ses interventions. L’Argentin a rayonné au milieu de terrain (49 m gagnés, 2 défenseurs battus) avant de subir un grand choc tête contre tête avec Tuisova, qui a écopé d’un carton jaune sur l’action. Le polyvalent arrière de Toulouse a dû être remplacé à la mi-temps, n’ayant pas réussi à passer le protocole commotion. En espérant qu’il ne soit pas privé de la finale à venir la semaine prochaine.
Fickou et la charnière francilienne aux abonnés absents
Il a disputé son dernier match avec le Racing. Et subi une déroute historique. Gaël Fickou va quitter le Racing pour rejoindre Toulon et, ce vendredi, il a souffert face aux assauts toulousains. Un match discret, sans inspiration, à l’image de son équipe dominée dans tous les secteurs de jeu. Derrière un pack secoué dans tous les sens, la charnière Carbonneau-Gibert n’a pas existé. Incapable, dans ces conditions, de peser sur la rencontre. À noter, aussi, le match compliqué de Maxime Baudonne, régulièrement brillant avec les Ciel et Blanc mais qui a, lui aussi, connu un jour sans. Écopant même d’un carton jaune (27e), comme Tuisova (35e). Définitivement à oublier. Mais cette déroute va laisser des traces.


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