NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
(Note de la rédaction) Nous vous présentons notre traditionnelle Revue de l’année. Les journalistes de la salle de rédaction de L’Express ont identifié douze événements marquants de l’année 2025. Des nouvelles qui ont fait vibrer, réfléchir et réagir la communauté drummondvilloise et des environs. Nous avons aussi préparé une rétrospective de la Ville de Drummondville et des 17 autres municipalités composant la MRC de Drummond. Il s’agit d’un dernier coup d’œil dans le rétroviseur avant d’amorcer la nouvelle année. Bonne lecture!
RÉTROSPECTIVE. L’année 2025 a été pour le moins rocambolesque dans le milieu de l’éducation. Un des éléments les plus marquants fut l’annonce des compressions budgétaires, et les écoles de Drummond n’y ont pas échappé.
En juin dernier, à quelques jours des vacances estivales, le ministère de l’Éducation (MEQ) a pris de court les réseaux publics et privés en leur imposant des restrictions budgétaires de 570 M$ dès la prochaine année scolaire.
À Drummondville, le directeur général du Centre de services scolaire des Chênes (CSSDC) de l’époque, Lucien Maltais, précise que le ministère leur demande un effort de 18 M$, ce qui représente pratiquement quatre fois le montant attendu par la direction, selon lui.
De son côté, le directeur général du Collège Saint-Bernard, Dominic Guévin, mentionne que la mesure du MEQ se traduit par une compression directe de 558 106 $ pour l’année scolaire 2025-2026. Cela ne représente même pas le 1/5 des coupures attendues par l’établissement scolaire, d’après lui.
Lucien Maltais, directeur général de l’époque du CSS des Chênes, et Dominic Guévin, directeur général du Collège Saint-Bernard. (Photo : archives, Ghyslain Bergeron)Cet imprévu arrive littéralement à la dernière minute pour l’équipe de M. Guévin. «Si on nous avait annoncé ça en décembre 2024 ou en janvier, il y aurait vraiment eu moins de problèmes. Mais là, on est le 13 juin, et toutes nos personnes sont engagées pour la rentrée [et] c’est quand même gros», a-t-il mis en évidence.
Grogne, puis recul
Cette décision du ministère a provoqué une levée de boucliers de plusieurs acteurs du milieu de l’éducation. Que ce soient les syndicats, les directions générales et les parents d’élèves, tous ont fait front commun au début de l’été pour exiger une réinjection dans un réseau «dont les besoins ne cessent d’augmenter».
Au bout du compte, à la mi-juillet, le ministre de l’Éducation de l’époque, Bernard Drainville, a annoncé une enveloppe pouvant atteindre 540 M$ destinée aux services aux élèves. Toutefois, «des redditions de comptes seront exigées» pour que les CSS aient droit à leur part, a-t-il précisé.
Ainsi, lors de la rentrée à la fin août, la directrice générale par intérim du CSSDC, Maude Trépanier, a indiqué que l’organisation scolaire a vu son effort réduit à 5,3 M$. Cette dernière a ajouté qu’il faudra remplir certaines conditions, dont le respect de la cible des heures rémunérées.
En novembre dernier, le CSSDC a ponctionné jusqu’à 20 % du montant de 23 enveloppes budgétaires destinées aux écoles de la région. Il s’agit d’une des possibilités autorisées par le MEQ, au même moment de la réinjection en juillet, qui a permis d’aller chercher jusqu’à 1,6 M$.
Le Comité de parents du CSSDC est d’ailleurs sorti en décembre pour dénoncer l’impact des compressions budgétaires imposées au réseau de l’éducation. Il demande par ailleurs aux 36 conseils d’établissement de la région de témoigner publiquement des effets ressentis dans leur propre école et de défendre «le meilleur intérêt des élèves».
Le directeur général du Cégep Drummond, Pierre Leblanc, a lancé un cri du cœur en mai dernier pour dénoncer les compressions budgétaires dans le réseau collégial. (Photo : archives, Ghyslain Bergeron)Le Cégep écope également
Les compressions budgétaires ont aussi affecté les cégeps, dont celui de Drummondville. Le Cégep Drummond s’est vu privé de plusieurs centaines de milliers de dollars sur les 151 M$ retranchés par le ministère de l’enseignement supérieur (MES) dans le réseau collégial.
Son directeur général, Pierre Leblanc, a d’abord fait une sortie publique, en mai dernier, afin de lancer un cri du cœur. Il a affirmé que l’accessibilité aux études supérieures dans la région est menacée et qu’il fallait agir pour que le gouvernement provincial fasse marche arrière.
Le Cégep a décidé de présenter un budget déficitaire de 250 000 $ pour l’année 2025-2026 afin de défier ces contraintes budgétaires. En puisant dans son solde de fonds, il a ainsi évité de devoir couper dans les membres du personnel, mais que ce serait la catastrophe s’il fallait faire de même l’an prochain, selon Pierre Leblanc.
Quelque mois plus tard, lors de la rentrée des étudiants, l’établissement a déposé une pétition pour dénoncer les compressions budgétaires du gouvernement Legault. Celle-ci a été en ligne jusqu’au 20 octobre et a récolté 11 102 signatures avant d’être officiellement remise aux députés de l’Assemblée nationale.


5 month_ago
62



























.jpg)






French (CA)