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(Note de la rédaction) Nous vous présentons notre traditionnelle Revue de l’année. Les journalistes de la salle de rédaction de L’Express ont identifié douze événements marquants de l’année 2025. Des nouvelles qui ont fait vibrer, réfléchir et réagir la communauté drummondvilloise et des environs. Nous avons aussi préparé une rétrospective de la Ville de Drummondville et des 17 autres municipalités composant la MRC de Drummond. Il s’agit d’un dernier coup d’œil dans le rétroviseur avant d’amorcer la nouvelle année. Bonne lecture!
RÉTROSPECTIVE. En mars dernier, Drummondville a été le théâtre d’une catastrophe naturelle rarement observée dans son histoire. Le débordement intempestif de la rivière Saint-François a causé de nombreuses inondations et a forcé l’évacuation d’une centaine de résidents.
Le 16 mars dernier, devant la montée du niveau de l’eau de la rivière, l’Organisation municipale de sécurité civile de Drummondville (OMSCD) passe en phase «Préalerte». C’est ensuite le lendemain, 17 mars, que le cours d’eau déborde et que tout s’enchaîne.
Tôt dans la matinée, une partie du boulevard Allard ainsi qu’une portion du chemin Hemming sont fermés à la circulation. L’OMSCD recommande aux citoyens situés en zone inondable d’évacuer leur domicile et de se rendre dans un lieu sécuritaire.
Environ 150 maisons sont évacuées au cours de la journée, alors que 300 bâtiments étaient visés par l’avis d’évacuation qui concernait les secteurs de Saint-Nicéphore et de Saint-Charles. La Ville déclare d’ailleurs l’état d’urgence.
La rivière Saint-François a énormément débordé de son lit causant ainsi des inondations rarement observées à Drummondville, en mars dernier. (Photo : archives, gracieuseté Gino Hamel)Les sinistrés sont accueillis temporairement au centre sportif Girardin. Certains rencontrés sur place ont dit qu’ils n’avaient pas vécu un tel événement depuis qu’ils habitent à Drummondville. En fait, il faut remonter au 29 mars 1989 pour retracer des inondations de cette ampleur.
Plus tard dans l’après-midi, le chemin Hemming ainsi que le boulevard Allard sont rouverts à la circulation. Ce n’est qu’en début de soirée que l’OMSCD annonce la levée de l’avis d’évacuation des zones inondables.
Toutefois, la vigilance reste de mise : l’OMSCD demeure en phase d’alerte et maintient une surveillance active des secteurs avec deux équipes de patrouille mobilisées durant la nuit.
Ailleurs dans la MRC
D’autres municipalités de la MRC de Drummond ont aussi subi les contrecoups du débordement de la rivière Saint-François cette journée-là. Dans le coin de Saint-Lucien, un embâcle, près de l’île Gagnon, a détruit une partie du rang Therrien, isolant deux résidences, la nuit du 16 mars.
L’eau a emporté plusieurs roulottes et chalets. (Photo : archives, René Belhumeur)Des employés municipaux accompagnés des pompiers de Saint-Félix-de-Kingsey et de bénévoles du Service d’intervention d’urgence civil du Québec (SIUCQ) sont intervenus pour venir en aide aux riverains concernés. Le rang a été fermé jusqu’à la fin de l’avant-midi du 17 mars.
À Saint-Bonaventure, la crue des eaux a causé des dommages à plusieurs chalets et roulottes situés sur deux terrains de camping du rang du Bassin. Lentement, le courant a emporté quelques roulottes situées plus près de la rive des campings mitoyens Bonaventure et du Bassin. Un chalet s’est même retrouvé à plusieurs mètres en aval de son port d’attache.
Après les inondations
Le 18 mars, la Ville de Drummondville renouvèle la déclaration d’état d’urgence pour les dix prochains jours. De cette manière, l’administration municipale peut octroyer plus rapidement des contrats dans le but de soutenir les sinistrés.
Selon son directeur général, Francis Adam, la formation d’un embâcle, l’épaisseur de la glace et de la neige, le redoux ainsi que les précipitations sont quelques-uns des facteurs expliquant la cause de la hausse significative du niveau de la rivière Saint-François. «C’était un concours de circonstances», mentionnait-il.
Yves-François Blanchet était de passage à Drummondville le 22 mars dernier pour constater l’état de la situation des inondations. (Photo : Ghyslain Bergeron)En soirée, l’OMSCD ramène son niveau d’intervention à la phase de «pré-alerte». La phase de rétablissement commence pour beaucoup de résidents. Près d’une cinquantaine d’entre eux assistent d’ailleurs à une séance d’information, le soir du 20 mars, afin d’en apprendre davantage sur les services offerts.
Finalement, le samedi 22 mars en après-midi, le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, s’arrête à Drummondville pour constater l’état de la situation des inondations dans le secteur Saint-Nicéphore.
«Ce ne sont pas directement les changements climatiques qui ont provoqué ces inondations, mais on sait très bien […] que ce genre de situation va survenir de plus en plus tôt, que ce sera de plus en plus intense et de plus en plus fréquent», a-t-il mentionné.


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