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DÉCRYPTAGE - Le Département d’État a inscrit Tomoko Akane sur la même liste que les yakuzas. Le Japon, craintif de son allié, proteste à peine.
La présidente de la Cour pénale internationale (CPI) ravalée au rang d’un membre d’Al-Qaïda, d’un oligarque russe en fuite ou d’un gangster yakuza : c’est l’humiliation que Washington vient d’infliger à la japonaise Tomoko Akane en la plaçant sur la liste de ses personnes sanctionnées… Dans le silence assourdissant de la première ministre Sanae Takaichi. Depuis un mois, le Département d’État américain mène campagne contre la CPI, ulcéré notamment par le mandat d’arrêt émis contre Benyamin Netanyahou. Mardi, dans un communiqué visant à arrêter « la menace posée par la Cour pénale internationale », le secrétaire d’État Marco Rubio a fustigé « un tribunal corrompu et totalement politisé qui a insidieusement abusé de son autorité et a outrepassé son mandat ». Et placé sur sa liste de sanctions dite « SDN », sa présidente Tomoko Akane ainsi que le haut magistrat Abdoulaye Seye.
Sa notice, publique, contient leurs numéros de passeport et la date d’expiration de ces derniers…


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