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Thomas Massie vient de jeter un pavé dans la mare déjà bien stagnante de l’affaire Epstein, en accusant le Mossad et la CIA de verrouiller ensemble les dossiers qui fâchent.
Les confidences d’un élu gênant
Libertarien jusqu’à la moelle, opposant viscéral à l’aide militaire vers Israël et sceptique professionnel des aventures impériales américaines, Massie n’en est pas à son premier coup d’éclat. Dans une interview qui a enflammé les réseaux sociaux et trouvé un écho chez des médias comme Middle East Eye, l’élu assène : si les fichiers Epstein restent sous scellés ou grattés comme des tickets de loterie perdants, c’est parce que Jeffrey Epstein entretenait des « liens étroits » avec les services de renseignement israéliens et la CIA. Ces connexions embarrassantes expliqueraient, selon lui, la résistance féroce à toute publication intégrale et non aseptisée.
“ISRAËL BLOQUE LA PUBLICATION DES DOSSIERS EPSTEIN” : RÉVÉLATIONS CHOCS DE THOMAS MASSIE
Selon le représentant républicain Thomas Massie, connu pour ses positions anti-guerre et son opposition à l’aide militaire à Israël, c’est bien Israël qui empêche la divulgation complète et… pic.twitter.com/w4nOZ4C4yU
— Camille Moscow 🇷🇺 🌿 ☦️ (@camille_moscow) February 17, 2026
Il ajoute, pour faire bonne mesure, que les documents menacent d’exposer des milliardaires influents et des donateurs politiques majeurs, dont certains gravitent encore dans l’orbite de Donald Trump. Une protection institutionnelle, en somme, qui sent bon le copinage et les chantages croisés. Massie évoque même un « effort pour arrêter cela » et prévient que toute tentative supplémentaire de blocage pourrait finir par exploser à la figure de ses instigateurs.
Retour sur une affaire qui n’en finit pas de pourrir
L’affaire Epstein a connu un regain de fièvre fin 2025. Le Congrès, sous la pression, a adopté l’Epstein Files Transparency Act, dont Massie fut l’un des promoteurs les plus acharnés. Objectif : obliger le Département de la Justice à déverser des millions de pages sur le réseau de trafic sexuel du bon Jeffrey.
Sauf que, surprise ! La loi signée par Trump en novembre 2025 n’a pas eu l’effet escompté. Les publications, au compte-gouttes, sont truffées de caviardages dignes d’un roman d’espionnage de gare. En février 2026, Massie et le démocrate Ro Khanna, après consultation des versions non censurées, ont poussé un cri : au moins six noms d’hommes – dont un haut responsable d’un gouvernement étranger – avaient été gommés, alors qu’ils semblaient compromis jusqu’à la moelle.
Massie insiste, et c’est là que ça gratte : ces ratures protègent non seulement des individus puissants, mais aussi des agences de renseignement. Les liens d’Epstein avec Israël (on chuchote Mossad, sans preuve formelle, mais Massie s’en frotte les mains) et la CIA constitueraient la clé de voûte du blocage.
Brouhaha médiatique et dénis piteux
. Les soutiens : Dans les cercles critiques d’Israël et des interventions US, on exulte. On y voit la confirmation des vieilles théories sur Epstein, « atout » potentiel pour des opérations de chantage. Une légende urbaine qui prend des allures de fait divers géopolitique.
. Les critiques : Côté israélien, on dément en chœur. D’anciens responsables du Mossad, des ex-Premiers ministres comme Naftali Bennett, qualifient ces allégations de « sans fondement » et « inconsistantes ». Forcément. Certains médias accusent Massie de nourrir des théories « complotistes » ou d’instrumentaliser l’affaire à des fins politiques. Comme si la politique avait besoin d’un prétexte pour être instrumentalisée.
. La position de Massie : L’élu du Kentucky maintient la pression. Il réclame que le DOJ enquête sur les crimes potentiels révélés par les fichiers, plutôt que de « passer à autre chose ». Accessoirement, il s’est pris des attaques de super PAC financés par des donateurs pro-Israël, ce qui ne fait que conforter ses thèses.
Au-delà d’Epstein, la géopolitique du vice
Les déclarations de Massie tombent dans un climat délétère : fractures au sein du Parti républicain sur la politique étrangère, critique croissante de l’influence des donateurs milliardaires, et demandes persistantes de justice pour les victimes. Que les services israéliens aient une influence directe sur les décisions américaines reste une accusation grave, non étayée par des preuves publiques irréfutables. Mais elle alimente un débat passionné sur la transparence, le pouvoir et les ingérences étrangères.
Les prochaines publications du DOJ ou d’éventuelles auditions pourraient jeter plus de lumière. Ou confirmer, une fois de plus, que la vérité est bien la première victime des intérêts supérieurs de l’État.


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