NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
L'écrivain canado-haïtien Thélyson Orélien affirme qu'« aucune phrase » de son roman « n'a été créée » par une intelligence artificielle, comme il en est accusé, et présente ses « excuses » pour des plagiats dont il reconnait la responsabilité, plaidant l’erreur de jeunesse.
On dit que C'était ça ou mourir a été rédigé par une intelligence artificielle. C'est une calomnie et une hérésie. J'ai eu recours çà et là à des outils pour des recherches [...] Mais aucune phrase de ce livre n'a été créée par une machine, pas plus que le sens ou l’ordonnance d’un récit qui vient de mes tripes, écrit Thélyson Orélien dans un texte intitulé Ce roman que j'ai écrit.
L’expérience que je vis est cruelle, ajoute-t-il. En attribuant à une machine un texte qui est mien, qui est celui de tous les miens, on n’est pas seulement venu contester ma qualité d’écrivain, mais mon humanité.
La critique est toujours légitime, mais les menaces, le lynchage médiatique et le harcèlement raciste que je subis depuis des semaines sont insoutenables.
C'est la première fois que Thélyson Orélien revient sur cette polémique depuis qu'il avait indiqué, à l'Agence France-Presse le 24 septembre dernier, qu'il serait prêt à [s]'exprimer quand tout sera calme.
Un roman rédigé entre 2017 et 2019
Dans Ce roman que j'ai écrit, l’auteur – exclu du prix Goncourt, mais encore en lice pour le prix Renaudot – raconte avoir commencé la rédaction de C’était ça ou mourir à l’automne 2017, sur un coin de table à Laval, puis en avoir achevé la rédaction au printemps 2019.
C’était ça ou mourir relate l’histoire de Jonas Dorléon, un professeur d’histoire qui fuit la violence de son quartier de Port-au-Prince, en Haïti. Il entreprend un voyage de 12 000 kilomètres qui le mènera au Canada, au cours duquel il croise d’autres migrants.
Jonas Dorléon existait dans ma tête bien avant que des lecteurs ne connaissent son nom, explique Thélyson Orélien. Haïti, la mère biologique, habite ce roman depuis le premier jour, tout comme le Québec adoptif, la migration, l’exil : des histoires que j’ai moi-même vécues et d’autres que j’ai entendues au fil des années.
Des erreurs inacceptables
Dans son texte d’environ 700 mots, Thélyson Orélien, qui est âgé de 38 ans, reconnaît toutefois avoir plagié d’autres auteurs par le passé.
J’avais un peu plus de vingt ans, j’étais sans doute un peu trop pressé, sans vraiment mesurer ce que j’avais encore à apprendre, explique-t-il, précisant qu’il lisait à l’époque beaucoup Aimé Césaire, Ernest Hemingway, Gabriel García Márquez ou encore Fiodor Dostoïevski.
J’admirais des rythmes, des manières de raconter des phrases qui restaient dans ma tête pendant des jours, poursuit-il. Mais admirer n’autorise pas à prendre, à m'attribuer des textes qui ne sont pas les miens.
Thélyson Orélien cite notamment le livre de Louis Pauwels et de Jacques Bergier Le matin des magiciens, qui l’a renversé.
Le mois dernier, l’équipe des Décrypteurs avait découvert que la moitié des phrases et des paragraphes du récit Où va le monde, pour lequel Thélyson Orélien avait remporté un prix remis par Radio-Canada en 2012, étaient tirés du Matin des magiciens.
J’ai commis des erreurs inacceptables, malgré la jeunesse et l’inexpérience. Je le regrette profondément et présente mes excuses sans réserve.
Rappelons que l'équipe des Décrypteurs avait aussi soumis le texte intégral de C’était ça ou mourir à Pangram et que ce logiciel de détection d'IA avait indiqué que 94 % du texte a été généré à l’aide de l’IA.
Qu’on juge le roman C’était ça ou mourir pour ce qu’il est
Désormais, Thélyson Orélien, dont les ventes du livre continuent de bien se porter en France comme au Québec, ne souhaite qu’une chose : qu’on juge le roman C’était ça ou mourir pour ce qu’il est.
Je sais que le passé est capable de susciter des questions légitimes et je ne demande pas qu’on les écarte, a-t-il écrit. Mais une erreur de jeunesse ne peut tenir lieu de preuve contre un roman débuté en 2017 et qui sera finalement publié en 2026.
Il vient de mes blessures et de celles des autres migrants. Cette blessure de l’exil dont on ne guérit pas, a-t-il ajouté.
Thélyson Orélien réfute également les allégations selon lesquelles il aurait écrit C’était ça ou mourir pour gagner des prix ou devenir célèbre.
Je n’ai rien à prouver aux gens qui m’accusent, a-t-il souligné. J’espère simplement qu’on lira l’histoire de Jonas Dorléon pour ce qu’elle raconte, qu’elle permettra à ses lecteurs d’ouvrir leurs yeux et leur cœur sur le monde, sur ceux qui le peuplent. Quelle que soit leur origine.
À l'heure d'écrire ces lignes, Thélyson Orélien n'avait pas donné suite à la demande d'entrevue de Radio-Canada et les Éditions du Boréal, qui ont publié C’était ça ou mourir au Québec en mars dernier, ont décliné la demande d'entrevue.
L'équipe des Décrypteurs a soumis le texte envoyé mardi par Thélyson Orélien à l'analyse de Pangram. Selon le logiciel, 100 % de Ce roman que j'ai écrit a été rédigé par un être humain.


2 hour_ago
26



























.jpg)






French (CA)