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Jason Smith et Jonathan Santana ont décidé de poursuivre en justice les deux stars hollywoodiennes pour diffamation, en raison de la représentation qu’ils auraient faite d’eux dans le blockbuster de Netflix.

Claire Folger/Netflix
Matt Damon et Ben Affleck, ici dans « The Rip » de Joe Carnahan.
EN BREF • Deux policiers de Miami poursuivent Matt Damon et Ben Affleck pour diffamation à cause du film « The Rip » sur Netflix, qu’ils jugent nuisible à leur réputation.
• Ils estiment que le film brouille réalité et fiction, évoquant une affaire similaire qu’ils ont couverte en 2016.
• Les plaignants demandent des rectifications publiques et des dommages-intérêts.
À Miami, mieux vaut ne pas se frotter aux autorités, ni parler d’elles au cinéma. Comme l’a révélé Entertainment Weekly, ce samedi 9 mai, deux policiers de la ville de Floride ont décidé de poursuivre en justice Matt Damon et Ben Affleck, stars hollywoodiennes à l’affiche du film d’action de Netflix The Rip qu’ils accusent de nuire à leur réputation.
Même si les deux hommes (Jason Smith et Jonathan Santana) ne sont pas cités dans le blockbuster comme sources d’inspiration, ces derniers estiment dans leur plainte pour diffamation que les héros sont étroitement liés à eux, en raison notamment d’une affaire similaire au scénario qu’ils ont eux-mêmes couvert, en 2016.
Lors de ladite affaire, les deux policiers du comté de Miami-Dade ont mis la main sur une énorme somme d’argent (21 millions de dollars, ndlr). Un aspect abordé dans le film de Joe Carnahan, récit d’un groupe de flics qui, lors d’un raid contre un réseau de blanchiment d’argent, voient la confiance entre ses membres s’effriter.
Le problème, dénoncent les plaignants, c’est le brouillage des frontières entre réalité et fiction dans le long-métrage, certaines scènes créées de toutes pièces pouvant laisser croire aux spectateurs qu’elles se sont vraiment déroulées.
Un comportement « contraire à l’éthique » ?
À titre d’exemple, leurs avocats citent une scène pendant laquelle Ben Affleck tue un agent de la Drug Enforcement Administration, une agence fédérale. De quoi « laisser entendre une mauvaise conduite, un manque de discernement et un comportement contraire à l’éthique dans le cadre d’une véritable opération de maintien de l’ordre », selon eux.
Dans leurs familles respectives et au travail, on les aurait aussi accusés d’avoir pioché allègrement dans la somme d’argent confisquée pour se payer des travaux d’aménagement chez eux, de beaux véhicules, des bateaux ou même pour financer les écoles privées de leurs enfants. Eux assurent ne pas être corrompus.
Dans la plainte adressée aux sociétés de production Artists Equity et Falco Productions (deux sociétés sous la houlette de Ben Affleck et Matt Damon), leurs avocats exigent plusieurs choses : des rectifications publiques (dont l’ajout d’une mention « bien visible » au film), d’une part. Mais aussi des dommages-intérêts compensatoires de taille, des dommages-intérêts punitifs et le remboursement des frais d’avocat.


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