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Terres rares : un partenariat entre une Première Nation et une minière

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Malgré un passé épineux avec le secteur minier, la Première Nation de Nipissing espère qu’un projet d’exploitation minière de terres rares pourra apporter de la prospérité aux membres de la communauté.

En octobre dernier, l’entreprise Volta Metals a signé un mémorandum d’entente avec la Première Nation, qui assure une collaboration des deux parties dans l’exploration et le développement du projet minier.

Cathy Stevens, cheffe de la Première Nation de Nipissing, exprime de l’enthousiasme et souligne que l’ouvrage va potentiellement encourager l’essor économique dans la région.

Cathy Stevens qui sourit.

La cheffe de la Première Nation de Nipissing voit d'un bon œil le début du processus d'exploration, qui devrait s'accélérer dès le début du printemps.

Photo : Radio-Canada / Capture d'écran

En ce moment en phase d’exploration, le projet minier Lavergne-Springer se trouve sur le territoire de la Première Nation, entre les villes de Sudbury et de North Bay. La société indique qu’il s’agit du septième gisement de terres rares en importance en Amérique du Nord.

La cheffe Stevens note que la communauté a été consultée dès les premières étapes du plan, ce qui marque une différence par rapport aux sociétés minières précédentes.

Nous progressons en tant que partenaires. Puisque ce chantier se trouve sur notre territoire, nous tirerons également profit du site de métaux précieux, insiste-t-elle.

Elle explique que l’entreprise Nbisiing Power, un revendeur de matériel électrique appartenant partiellement à la communauté, pourra fournir l’équipement nécessaire pour faire progresser le projet.

 Quand l'entreprise offre des emplois, je pense que notre communauté devrait être à l’avant-garde , indique-t-elle.

Kerem Usenmez, le président-directeur général de Volta Metals, note que la compagnie a tissé des liens avec la communauté avant d’amorcer l’exploration.

Le visage de Kerem Usenmez.

Kerem Usenmez est le président-directeur général de l'entreprise Volta Metals.

Photo : Radio-Canada / Capture d'écran

Le projet est alimenté par la Première Nation de Nipissing, puisqu’elle est propriétaire d’une centrale électrique qui va alimenter le site quand la production commencera, souligne-t-il.

Pour l’instant, il précise que la Première Nation pourra devenir un actionnaire potentiel dans le projet.

Un passé difficile avec l’industrie minière

La Première Nation de Nipissing n’a pas une histoire glorieuse avec le secteur minier, raconte la cheffe Stevens.

Elle insiste pour ne laisser aucun désordre environnemental pour les prochaines générations, donnant l’exemple du projet d’exploitation de niobium et d’uranium de la société minière Nova Beaucage Mines, qui a été laissé à l’abandon en 1958.

Selon le registre des mines abandonnées de l’Ontario, le projet minier n’était pas accompagné d’un plan de réhabilitation du territoire. Donc, des résidus de niobium s’écoulent dans les eaux du lac Nipissing depuis plus de 60 ans.

 C’est un mal de tête pour notre communauté, mais je voulais m’assurer, cette fois-ci, que la société qui exploitait notre territoire ne laissera pas un désordre à nettoyer , explique-t-elle.

Une étude du gouvernement fédéral, qui date de 2012, indiquait que le risque de danger pour les êtres humains était minimal.

Une carte des Îles sur le lac Nipissing, où se trouve le projet minier.

Sur la photo, une carte datant de 1956 du projet minier. Elle provient d’un document de l’ancienne entreprise Beaucage Mines Ltd.

Photo : Beaucage Mines LTD

Selon la Première Nation , Volta Metals a précisé que les déchets de son projet minier seront minimes. Elle note que les résidus pourront être convertis en gravier de haute qualité.

Par ailleurs, Volta Metals explique que le gisement présente un potentiel d'extraction de gallium, un minerai utilisé dans la fabrication de semi-conducteurs.

Malgré l’avenir qui semble prometteur, la cheffe Stevens précise qu’il n’y a pas encore eu de développement majeur depuis la signature de l’entente.

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