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Série : Cette passion sans limite (parfois) inavouable [1/3] - Collections insolites, concerts, sports ou voyages à l’autre bout du monde… Certaines passions prennent une place centrale dans le quotidien, jusqu’à parfois influencer le budget, le temps ou la vie personnelle. Julie et Christine ont une passion qui les pousse à parcourir le monde : l’une pour les États-Unis, l’autre pour les parcs d’attractions.
Audrey Vermorel - 23 avr. 2026 à 07:30 | mis à jour le 23 avr. 2026 à 09:27 - Temps de lecture :
Accumuler des objets de collection, parcourir des kilomètres pour voir un artiste, consacrer tout son temps libre à une activité : pour certains, la passion dépasse largement le simple loisir. Julie en sait quelque chose. À 25 ans, la Dijonnaise a déjà parcouru des milliers de kilomètres pour assouvir son obsession : découvrir et profiter des parcs d’attractions. Petite, elle met un pied dans ce monde avec ses parents et des journées passées à Disneyland Paris, le Parc Astérix ou Nigloland. En grandissant, elle découvre à travers des vidéos sur YouTube des passionnés de parcs d’attractions partageant leurs journées dans ces lieux de loisirs et comprend surtout qu’il en existe de nombreux à travers le monde, tous plus impressionnants les uns que les autres.
En échangeant avec ces passionnés, elle tisse des liens, noue des amitiés et rencontre même celui qui partage sa vie aujourd’hui. Ensemble, ils partent à la découverte de nombreux parcs à travers l’Europe et le monde. Ses destinations de vacances se font au gré de ces lieux de loisirs. « Je suis déjà allée jusqu’à Shanghaï, en Chine, pour aller au Shanghaï Disneyland, mais aussi à d’autres parcs à côté avec d’imposantes montagnes russes qui sont vraiment très peu connues du grand public français », détaille-t-elle.
À 25 ans, elle compte déjà de nombreux voyages à son actif. L’année dernière, elle s’est rendue dans le mythique Disney World, en Floride, aux États-Unis, dans le gigantesque complexe et ses quatre parcs à thèmes ainsi que le parc Universal Studios et ses attractions inspirées des classiques du cinéma, des séries et de la culture populaire. Plus près de la France, elle a aussi découvert des parcs d’attractions européens, comme Efteling, aux Pays-Bas. « Ce qui est intéressant, c’est aussi de voir qu’il n’y a pas que les montagnes russes à faire. On retrouve des ambiances très différentes d’un pays à l’autre. Au Danemark, il y a beaucoup d’espaces verts, de lacs, d’activités familiales, des zones pour faire des barbecues… », note Julie.
Julie a visité l’an dernier le parc Universal Studios, l’un des plus connus au monde, en Floride, aux États-Unis. Photo DR
Cette passion occupe une bonne partie de son temps libre. « Avec mon conjoint, on y passe jusqu’à 90 jours par an si on cumule », a-t-elle compté. Un passe-temps difficile à budgéter, puisqu’il faut compter les trajets et l’hébergement, en plus du billet d’entrée pour le parc. « On peut facilement monter jusqu’à 10 000 euros par an, tout compris », complète-t-elle. Les abonnements annuels, de 200 à 300 euros à l’année, sont vite rentabilisés pour Julie, qui connaît par cœur Europa Park, le Parc Astérix ou Disneyland. Dans quelques semaines, elle s’envolera pour New York pour tester les célèbres attractions de Coney Island.
Sillonner les États-Unis
Justement, Christine connaît très bien la Grosse Pomme. À 70 ans, elle est une amoureuse des États-Unis et a consacré la majorité de ses voyages à la découverte du pays de l’Oncle Sam. Une passion qu’elle partage avec son mari, rencontré en 1976. Ensemble, ils vont traverser pour la première fois l’Atlantique en 1982 et découvrir New York, San Francisco et Santa Fe (au Nouveau-Mexique). Ils ont profité de leur vie active et de leurs primes de travail pour mettre de côté et parcourir le pays, tous les deux ans, pendant plus de 20 ans.
Avec plus d’une dizaine de traversées de l’Atlantique à leur actif, ils ont sillonné une large partie du pays : « la Route 66, la Californie, l’Idaho, le Montana, le Wyoming, l’Oregon, l’État de Washington, la Pennsylvanie… », énumère l’Alsacienne. Ce dernier reste son préféré, là où elle a découvert la communauté Amish, « une population qui peut vivre sans électricité, sans téléphone, sans les soins hospitaliers ». « J’ai été très impressionnée », se souvient-elle. Le seul État qu’elle et son mari n’ont pas visité reste la Floride, trop chaud et moins à leur goût sur le papier.
Dans ses archives, Christine a retrouvé l’un de ses premiers livres sur la Route 66, qui a inspiré sa passion. Photo DR
Elle le reconnaît, le style de vie américain peut être particulier, avec des lieux souvent démesurés et une gastronomie riche en calories, mais elle reste marquée par l’accueil chaleureux qu’elle a reçu. « Les Américains sont généreux et en plus, ils aiment beaucoup les Français. Ce que nous avons vécu avec mon époux, ce n’est pas l’Amérique de Trump que l’on peut voir aujourd’hui », assure-t-elle. Elle retient surtout les paysages et grands espaces de ce pays. « Lorsque l’on change d’État, c’est comme si l’on changeait de pays. Les Rocheuses américaines, les parcs nationaux… C’est un émerveillement chaque jour », sourit-elle. Avant le décès de son mari, Christine a même envisagé de prendre sa retraite aux États-Unis. Si elle n’est pas sûre traverser l’Atlantique à nouveau, elle garde en tête de précieux souvenirs et cette passion qui l’aura accompagnée pendant une grande partie de sa vie.


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