NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Sept jours depuis les premières frappes américaines et israéliennes en Iran et la réponse par les bombes du régime des mollahs. Et en France, l’angoisse des exilés qui ne peuvent plus joindre leurs proches. Franceinfo est allée à leur rencontre pour savoir ce qu’ils pensent de cette guerre.
Publié le 06/03/2026 08:11
Temps de lecture : 2min
Manijeh et Taghi sont franco-iraniens et vivent en France depuis 43 ans. Leur dernier échange avec leurs proches en Iran remonte au 28 février 2026, premier jour de la guerre au Moyen-Orient. (BENJAMIN ILLY / FRANCEINFO / RADIO FRANCE)
Sous la dalle de Créteil, dans le Val-de-Marne, l'épicerie iranienne d'Ali. En fond, la voix de Googoosh, une chanteuse iranienne des années 1970. Ali a 65 ans et vit depuis 30 ans en France. Il essaie, encore et encore, de joindre sa famille restée au pays mais n'y arrive pas. "Quand je regarde les informations, vraiment j'ai mal au cœur", confie-t-il.
Ali dit ne rien connaître à la politique iranienne. "On habite ici, on ne peut pas décider de ce qui se passe là-bas", estime-t-il. Tout ce qu'il souhaite, c'est l'arrêt des combats. "Les enfants, les femmes, les hommes sont victimes pour rien, des deux côtés. Pour quelle raison faire la guerre ?", interroge-t-il.
Ali, l’épicier iranien de Créteil. (BENJAMIN ILLY / FRANCEINFO / RADIO FRANCE)
Dans un autre quartier de Créteil, on rencontre un couple franco-iranien, "au bord de la dépression" : "On a tout le temps envie de pleurer", confient-ils. Opposants au chah et au régime islamique, ils vivent depuis 43 ans en France. La dernière fois qu'ils ont pu parler à leurs proches, c'était le 28 février, "juste le premier jour de la guerre, raconte le mari, Taghi, 80 ans. On entendait les déflagrations". Son épouse Manijeh, 78 ans, dit passer sept heures par jour à tenter d'appeler, même si elle sait "qu'il n'y a pas de réseau". Pourtant, "beaucoup de vidéos vraies ou fake" circulent sur les groupes Telegram, observe Taghi qui nous en montre quelques-unes. Si la majorité des Iraniens se réjouissent de la mort de Khamenei, selon lui, Manijeh est plus partagée. Elle dit sa peur de l'avenir. Ce qu'ils veulent, c'est "la démocratie" en Iran.
Direction Paris. Sur l'esplanade des Invalides, un rassemblement se prépare. Aux cris de "Vive le roi !", une trentaine de Franco-Iraniens sont rassemblés en soutien au fils du Chah d'Iran, Reza Pahlavi. "Pour le moment, on veut le renversement du régime, c'est la première étape", explique une manifestante. "Démocratie pour l'Iran !", entend-on crier autour d'elle.
"Nous avons Reza Pahlavi, pour nous guider jusqu'au jour de l'élection. Après c'est à nous, le peuple d'Iran, de décider quel régime on veut."
Une manifestante franco-iranienne à Paris
à franceinfo
Une trentaine de partisans du fils du Chah d'Iran manifestaient à Paris, le 1er mars 2026. (BENJAMIN ILLY / FRANCEINFO / RADIO FRANCE)
"Le fils du Chah est un roi dans les médias, pas en Iran, explique Abbas Bakhtiari, le directeur du centre culturel iranien Pouya, créé il y a 36 ans dans le Xe arrondissement de Paris. Il dit vivre "dans un cauchemar" et se demande continuellement si un seul pays sur terre est parvenu à "la liberté, égalité, démocratie avec la guerre. La guerre, ça veut dire perdre", souligne-t-il. Il aurait préféré "une révolution du peuple". Abbas Bakhtiari vit depuis 44 ans en France mais a toujours le souhait de pouvoir retourner en Iran se recueillir sur la tombe de ses parents.
Voir tous les contenus grands formats


2 month_ago
29



























.jpg)






French (CA)