NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Depuis le 1er juillet, les parents d’un enfant né ou adopté depuis le 1er janvier peuvent bénéficier du nouveau congé supplémentaire de naissance. Mais près de deux mois après son lancement, tous les bénéficiaires n’ont pas encore perçu leurs indemnités et le dialogue entre les organismes de sécurité sociale et les employeurs n’est pas toujours fluide.
Cyrielle Thevenin - Aujourd'hui à 19:45 - Temps de lecture :
« C’est carrément la galère », soupire Pierre-Thomas, 38 ans. Cet habitant d’Aveize (Rhône) et sa conjointe bénéficient depuis le 1er juillet et jusqu’au 31 août du nouveau congé supplémentaire de naissance après l’arrivée de leur deuxième enfant au mois de janvier. Ce congé qui peut aller jusqu’à deux mois, instauré le 1er juillet, peut être pris par les deux parents simultanément ou séparément, de manière fractionnée ou en une seule fois, à la suite du congé maternité ou paternité. Si les deux parents apprécient de pouvoir avoir deux mois supplémentaires de congé pour profiter de leur bébé et de sa sœur aînée, âgée de cinq ans, ils se seraient bien passés des tracas administratifs qui y sont liés. « Ma femme n’a toujours pas perçu ses indemnités journalières. Il manquait toujours un papier qui avait déjà été envoyé. Son entreprise a été obligée de les renvoyer, mais rien ne se passe. Elle appelle tous les jours ou presque la MSA (sécurité sociale agricole), dont elle dépend », explique Pierre-Thomas, qui a, de son côté, perçu ses indemnités la semaine dernière.
« On ne nous avait pas dit que ça durerait aussi longtemps. S’il y avait eu une semaine ou dix jours de retard, nous aurions été indulgents car le dispositif est nouveau, mais là 20 jours, c’est un peu abusé. On avait 3 000 euros de côté qu’on voulait garder pour les “au cas où” du quotidien et là on a été obligés de prendre dedans », s’agace le jeune homme. Anna, Parisienne de 44 ans, est elle aussi encore en attente du versement de ses indemnités journalières pour son premier mois de congé de naissance. « J’ai contacté plusieurs fois la Caisse primaire d’assurance-maladie (CPAM), mais le dossier est toujours en cours de traitement. La personne m’a dit qu’ils faisaient tout ce qu’ils pouvaient et que j’aurais le versement d’ici la fin du mois », indique la jeune maman.
Un embouteillage lié à la rétroactivité de la mesure
Contactée, l’Assurance maladie assure qu’à ce stade, « on ne peut pas considérer qu’il y a un retard de paiement global pour les congés supplémentaires de naissance du mois de juillet dès lors que la demande a été transmise de manière complète et dans les temps ». Elle rappelle que l’indemnisation du congé de naissance - à hauteur de 70 % du salaire net* le premier mois et de 60 % lors du second - intervient à terme échu. « Pour la période du 1er au 31 juillet, le calcul pouvait intervenir à partir du 1er août et les versements ont commencé à partir du 3 août. Il y a aussi les délais de virement bancaire qu’il faut prendre en compte : entre 24 et 48 h. On voit un paiement en moyenne sous neuf jours », explique l’organisme. La MSA garantit de son côté des indemnités journalières « versées en moins de 20 jours en moyenne » et invite les assurés qui constateraient des délais anormaux à se rapprocher de leur caisse.
L’Assurance maladie reconnaît toutefois un « effet stock » lié à la rétroactivité de la mesure, qui peut être demandée par tous les parents d’enfants nés (ou dont le terme était prévu à partir de cette date) ou adoptés à partir du 1er janvier 2026. Selon le ministère de la Santé cité par l’Opinion, plus de 86 000 dossiers ont été déposés depuis le 1er juillet. L’Assurance maladie évoque aussi « une proportion non négligeable de dossiers incomplets ou mal complétés », qui nécessitent de demander aux services des ressources humaines de l’entreprise de l’assuré l’envoi de pièces complémentaires - une tâche pas toujours facile à obtenir en période estivale. « Je suis en contact avec ma référente RH et elle a tout transmis, il n’y a pas de pièces manquantes », balaie Anna.
Une mise en œuvre dans l’urgence
L’Assurance maladie comme les employeurs ont dû s’adapter en urgence à la mise en œuvre de cette réforme. Initialement prévue pour entrer en vigueur début 2027, son calendrier a été avancé par les parlementaires. Le ministère de la Santé avait alors alerté sur des « délais intenables ». « Ils n’auraient pas dû le mettre en place aussi vite et attendre que tout soit prêt pour absorber la masse de demandes et pouvoir anticiper la rémunération des indemnités », juge Pierre-Thomas, qui assure que si c’était à refaire, lui et sa conjointe ne reprendraient pas le congé de naissance même si « passer du temps avec les petits, c’est du bonheur ».
« Mon employeur n’était même pas au courant de l’existence de ce congé, c’est moi qui lui ai appris. Je l’ai informé de mes dates de congé au mois de mai et aujourd’hui il n’a toujours pas transmis les informations à la CPAM qui, de fait, ne peut pas ouvrir les droits », se désespère Théo, 33 ans, habitant de Brumath (Bas-Rhin). « J’ai eu mon RH de proximité jeudi dernier qui était étonné que les démarches n’aient pas été faites. Il m’a dit qu’il allait relancer, mais ça fait une semaine et je n’ai aucun retour », poursuit le papa, qui a débuté son congé le 20 juillet. La situation l’inquiète : « Je ne suis pas sûr de toucher mon indemnité début septembre et après deux mois de congé parental à 450 euros, financièrement c’est compliqué ».
« J’ai reçu mardi mes indemnités pour la période du 15 juillet au 14 août, en revanche mon mari ne les a pas perçues pour la période du 6 juillet au 5 août. La CPAM a dit que mon mari n’avait pas soldé tout son congé paternité, ce qui est une erreur. On pense que son employeur a fait une erreur de calcul et a transmis une information erronée à la CPAM », indique aussi Mélisande, qui a récemment donné naissance à son deuxième enfant. En attendant de mettre au clair la situation avec l’entreprise, le couple s’est adapté : « Nous avons décidé que je paierais intégralement le remboursement de notre crédit de septembre si mon mari ne percevait pas ses indemnités cet été », indique la Francilienne.
*Cette indemnité journalière est limitée au plafond mensuel de la sécurité sociale, qui est de 4 005 euros au 1er janvier 2026.


2 month_ago
64


























.jpg)






French (CA)