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Série : Tombés gravement malade avant 35 ans, ils racontent [5/7] - Après avoir reperé elle-même l'anomalie le long de sa colonne vertébrale, Charlène a appris être atteinte de tumeurs osseuses. Elle en garde une profonde rancoeur à l'égard des médecins négligents.
Kevin Nectoux - Aujourd'hui à 07:00 | mis à jour aujourd'hui à 09:47 - Temps de lecture :
« Il faut vraiment que les radiologues fassent plus attention. » Charlène a désormais plus qu’une dent contre cette spécialité de la médecine. C’est aussi que la négligence de certains professionnels lui a coûté cher, très cher. Cela faisait près d’un an que Charlène, 28 ans aujourd’hui, s’était reconvertie en tant qu’ouvrière viticole quand sont apparus de multiples problèmes de santé. « Je faisais des sueurs nocturnes, à tel point que je prenais parfois plusieurs douches au cours d’une même nuit. J’avais également très mal au dos, des difficultés respiratoires et ma tension était autour de neuf », décrit-elle. Après une première consultation, son médecin généraliste est immédiatement très rassurant, mais lui prescrit malgré tout un examen de cardiologie au cas où. Et, d’après celui-ci, c’est la scoliose de Charlène qui est à l’origine de tous ses maux. Pourtant, quelques jours plus tard, le radiologue tiendra un tout autre discours : sa scoliose va mieux.
Un brin désemparée, l’ancienne bouchère de formation consulte attentivement ses radiographies lombaires. « En comparant avec une radio datant de 2018, je vois une grosse masse au niveau de mes côtes et le long de ma colonne vertébrale. Je l’ai montrée à plusieurs médecins qui m’ont tous dit que ce n’était rien. Mais je n’ai pas lâché le morceau, je l’ai apportée à une amie de mes parents, médecin également, qui ne m’a pas donné de diagnostic mais m’a prescrit plusieurs examens de santé : prise de sang, IRM, scanner et pet scan », nous raconte la Troyenne. Cette fois-ci, le radiologue en face d’elle lui conseille de se rendre à l’Institut Curie, à Paris, pour réaliser une biopsie. C’est chose faite en mai 2025.
J’ai des douleurs permanentes
On annonce à Charlène qu’une intervention chirurgicale est nécessaire car il faut retirer une partie cartilagineuse potentiellement cancéreuse. En février 2026, huit mois après sa biopsie, et dix heures durant, la jeune femme va subir une arthrodèse (fusion de plusieurs vertèbres), l’ablation totale d’une côte et de la moitié d’une autre, et une reconstruction thoracique. Une seconde opération aura lieu quelques jours plus tard pour des vis installées de travers.
Après cela, l’annhiques, confesse la Troyenne, je dois véritablement réapprendre à bouger, à respirer même. » En arrêt de travail depuis le mois d’avril, Charlène se bat pour faire analyser deux nouvelles tuméfactions. « On me dit : “votre corps est trop fatigué, il faut attendre pour effectuer de nouveaux prélèvements”. Mais moi, j’ai peur d’une rechute », avoue-t-elle.
once de l’oncologue n’a pas véritablement surpris Charlène. « Je m’y attendais, je m’étais déjà renseignée de mon côté grâce à Internet », confie la jeune femme, qui était donc atteinte d’un chondrosarcome de grade 2, une tumeur osseuse. Un diagnostic qu’elle a appris… en avril dernier.« Depuis, j’ai des douleurs permanentes et j'ai un traitement neuropat
Avec son parcours, la mère de famille a beaucoup perdu confiance dans les professionnels de santé. « J’ai évidemment changé de médecin généraliste, et j’en veux beaucoup aux radiologues qui n’ont rien détecté. Toutefois, je reste éternellement reconnaissante et j’envoie mille “merci” à ceux qui m’ont correctement écoutée et accompagnée », conclut la jeune femme.


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