NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Série : Mon enfant me maltraite [1/4] - Insultes, menaces, intimidations, coups… Comment le comportement d’un enfant peut devenir si agressif qu’il en devient dangereux pour sa famille ? Dans cette série de témoignages, des parents racontent comment ils ont vécu ces violences, les conséquences sur toute la famille et les solutions qu’ils ont tenté de trouver. Premier épisode avec Mickael, qui a dû faire face à son beau-fils violent.
Audrey Vermorel - Aujourd'hui à 07:15 | mis à jour aujourd'hui à 12:25 - Temps de lecture :
Lorsqu’on évoque les violences intrafamiliales, on pense souvent aux violences exercées par un parent sur un enfant. Pourtant, certaines familles vivent une situation inverse : celle de parents confrontés aux violences verbales, psychologiques ou physiques de leur enfant. Mickael, 34 ans, a dû faire face à la violence de son beau-fils lorsqu’il s’est installé avec sa compagne, déjà mère de deux enfants. Dans le Haut-Rhin, la famille recomposée vit désormais à quatre sous le même toit une grande partie de l’année, le père biologique étant géographiquement éloigné.
Peu à peu, chacun tente de trouver ses repères dans ce nouveau quotidien. Mickael pensait pouvoir tisser un lien avec son beau-fils grâce à leurs centres d’intérêt en commun, notamment les mangas et les jeux vidéo. Mais les premières difficultés avec l’adolescent sont rapidement apparues, lorsqu’il avait 11 ans. Turbulent, régulièrement sanctionné pour son comportement au collège et ses mauvaises notes, il devient progressivement violent.
La petite sœur souffre-douleur
Pendant un temps, c’est surtout sa petite sœur, de six ans sa cadette, qui en fait les frais. Les deux enfants partagent alors la même chambre pendant des travaux dans la maison. « Il l’insultait sans arrêt, avec des insultes tellement violentes », raconte le beau-père, qui n’ose même pas les répéter. L’adolescent avait pris la mauvaise habitude de fuguer du domicile. Un soir, alors que l’épisode se répète, sa petite sœur va vivre un exemple de l’escalade de la violence de son frère. « Une fois, sa sœur l’a rattrapé et a essayé de l’empêcher de partir. Il s’est retourné et l’a violemment frappée au mollet. Elle a eu plusieurs semaines de béquilles après cet épisode », se souvient-il. Vers 12 ans, sa violence s’abat aussi sur les adultes. D’abord sur Mickael. « Il a été violent avec moi, a essayé de m’attraper, il voulait en venir aux mains. Je n’ai pas eu peur de lui mais j’avais plutôt peur pour les autres membres de ma famille, notamment ma femme et sa fille », retrace-t-il.
Car la petite sœur ne subit pas seulement les violences physiques. Elle est aussi confrontée aux insultes, aux menaces et à une forte pression psychologique. « Il l’insultait mais lui infligeait aussi une pression morale, la menaçait si elle divulguait ses bêtises. Il y a peu de temps, elle nous a même raconté qu’il avait menacé de la tuer si elle parlait de ce qu’il faisait ou si elle le dénonçait. » Une situation qui finit par changer profondément la jeune fille : « Elle était à cran, plus renfermée. En fait, elle subissait les violences et les pressions de son frère. » Pourtant, Mickael assure que la famille a longtemps essayé de construire une relation avec l’adolescent. « Au début, on sortait, on allait au restaurant, au cinéma, il jouait à la console. » Lorsque les problèmes de comportement commencent, les parents tentent de poser des limites. « Au contraire, au lieu de les respecter, il enrageait », souligne-t-il.
Des menaces de mort
Les crises deviennent de plus en plus difficiles à gérer et la violence de l’adolescent monte d’un cran. Vitres cassées, trous dans les murs, destruction du mobilier… « Les gendarmes sont venus plusieurs fois mais ne peuvent pas faire grand-chose. On a fait un signalement. Et malheureusement, il n’a même pas peur des figures d’autorité. »
Un épisode va faire basculer la famille. Il y a deux mois, alors que l’adolescent de 15 ans est dans la cuisine avec sa sœur, il se trouve à proximité des couteaux de cuisine et, après une énième prise de bec, répète plusieurs fois : « Je vais les tuer, je vais les tuer. » La famille appelle immédiatement les gendarmes. Cette fois, l’adolescent est interpellé. À partir de là, Mickael ne veut plus le voir entrer dans la maison, le considérant comme trop dangereux. Une plainte pour menaces de mort est déposée et l’adolescent est finalement placé en foyer. « Cette décision a été difficile pour ma femme bien sûr, mais c’était la seule solution possible. Que ce soit sa mère ou moi, on a tout fait pour qu’il soit bien et veiller à son éducation. Il ne veut rien savoir. Il y a quelque chose qui nous échappe, on ne sait pas quoi », lâche-t-il.
Un placement inévitable
Depuis qu’il vit en foyer, peu d’informations filtrent sur lui. Mickael sait qu’il a notamment été placé à deux reprises en garde à vue pour des dégradations de biens. Chez eux, en revanche, « l’atmosphère est beaucoup plus détendue. Ce qui est flagrant, c’est la petite : elle va beaucoup mieux, s’épanouit, parle plus, est beaucoup plus calme avec nous. On peut sortir sans se demander ce qu’il va faire, c’est un vrai soulagement », confie-t-il.
Mickael regrette que sa femme soit souvent considérée comme la fautive : « C’est surtout elle qu’on convoque, qu’on accable. On lui met tout sur le dos. » Or, c’est l’adolescent qui « refusait de voir l’éducatrice et la psychologue de l’établissement. On ne peut pas le forcer ». Le couple s’est même vu conseiller de divorcer, après que l’adolescent a accusé Mickael d’être violent avec lui. Des accusations qu’il réfute catégoriquement. Pour Mickael et sa femme, même si le placement de l’adolescent reste douloureux, il était nécessaire pour retrouver un peu d’apaisement dans leur quotidien.


1 day_ago
21



























.jpg)






French (CA)