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Série : Ils ont décidé d’arrêter de chercher l’amour [2/4] - Après une infidélité et une séparation en 2024, Élodie, 37 ans, a choisi de rester seule pour se reconstruire.
Ysé Rieffel - Aujourd'hui à 07:10 | mis à jour aujourd'hui à 07:41 - Temps de lecture :
« Je ne crois plus en l’amour », glisse Élodie, 37 ans. Au bout de 15 ans de vie commune, « tout s’effondre » le jour où elle découvre l’infidélité de son mari puis sa décision de la quitter en 2024. Une maison, deux enfants, un chien, des projets : avec son compagnon, elle s’imaginait déjà vieillir, puis devenir grands-parents. « On se voyait déjà profiter très jeunes des beaux jours, la maison payée… Alors oui, je ne veux plus d’une relation, je ne veux plus souffrir autant. »
Quelque temps après sa séparation avec le père de ses enfants, Élodie a pourtant rencontré quelqu’un d’autre. Mais au bout de huit mois, l’idylle prend fin. Celle qui se décrit comme joyeuse, peu jalouse, se découvre méfiante, « parano », imagine tout et n’importe quoi. « Ce n’était vivable ni pour lui ni pour moi. » L’Alsacienne comprend alors qu’elle n’est pas prête. « Il faut d’abord que je me reconstruise. » Le célibat n’est donc pas une résolution définitive pour Élodie mais plutôt une pause. « Je ne me vois pas rester seule », reconnaît-elle. « Mais pour le moment, j’ai envie d’être tranquille. »
« Maintenant, je pense à moi »
Pendant longtemps, être en couple lui semblait aller de soi. « C’était pour moi la chose la plus important dans la vie. » Désormais, c’est son bien-être qui prime. Elle comprend qu’elle était passée à côté de ses propres besoins pendant des années : « Je suis quelqu’un qui aime faire plaisir et qui apporte beaucoup aux autres, mais je me mettais de côté. Maintenant, je pense à moi et franchement, c’est agréable. »
Le temps de vendre leur maison, Élodie et son ex-compagnon avaient dû continuer à cohabiter pendant près d’un an. Installée depuis peu dans sa nouvelle maison, elle prend le temps d’investir son nouveau lieu de vie. Et elle goûte à une liberté qu’elle n’avait plus connue depuis longtemps : elle invite des amis chez elle, sort boire un verre ou manger au restaurant. Parfois, sur un coup de tête, elle prend sa voiture, réserve une chambre d’hôtel et part quelques jours avec sa chienne, qu’elle a gardée après la séparation. « Il n’y a plus rien qui m’empêche de faire quoi que ce soit. »
Élodie suit aussi une thérapie. C’est une étape nécessaire pour aller mieux, avant d’envisager une nouvelle potentielle relation, un jour. Selon l’Insee, 66 % des mères divorcées restent célibataires trois ans après la séparation, contre 34 % des pères. Si elle a peur de souffrir à nouveau, la perspective d’une rencontre future inquiète aussi la mère de famille pour une autre raison : celle de présenter un homme à ses enfants, âgés de quatre et 11 ans : « Est-ce qu’ils s’entendront bien avec lui ? Est-ce qu’ils l’accepteront ? » Mais pour l’instant, la question ne se pose pas. En attendant, Élodie apprend une chose qu’elle n’aurait probablement pas imaginée avant sa séparation : « Finalement, être seule, ce n’est pas si mal que ça. »


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