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Série : Tombés gravement malade avant 35 ans, ils racontent [4/7] - Amputé d'une jambe à l'âge de 4 ans et demi, Séraphin affronte un second cancer à l'âge de 30 ans. Une situation face à laquelle il reste droit, s'interdisant de voir la tumeur prendre le contrôle.
Kevin Nectoux - Aujourd'hui à 08:30 | mis à jour aujourd'hui à 09:49 - Temps de lecture :
Alors qu’elles sont le plus souvent associées aux personnes âgées, les maladies graves n’épargnent malheureusement pas les plus jeunes. En France, par exemple, 2 300 nouveaux cas de cancer sont dénombrés chaque année chez les 15-25 ans. Pour Séraphin Perier, elle est arrivée bien encore plus tôt. « À 3 ans et demi, on m’a détecté un cancer du talon. J’ai très peu de souvenirs, je sais simplement que j’ai passé six mois en chimiothérapie et qu’on a dû m’amputer la jambe », révèle le jeune homme, âgé de 30 ans aujourd’hui.
Malgré ce handicap, le Normand, résident de Blainville-sur-Mer (Manche), va s’orienter définitivement vers le sport à l’âge de 16 ans. Coach sportif depuis plusieurs années, le trentenaire dispose de sa propre salle. « Je pratique principalement du CrossFit et de la boxe anglaise, mais je suis un ex-joueur de water-polo surtout », nous précise-t-il. Mais qu’est-ce qui le freine donc dans son désir de reprendre son activité favorite ? « En juillet dernier, je vais chez le médecin pour une toux insistante, et là, il me conseille de passer une radio. Quelques semaines plus tard, on m’apprend que j’ai un cancer du poumon qui s’est étendu sur la plèvre et le foie », raconte Séraphin.
« Le cancer a tout fait capoter »
Malgré cette annonce d’une maladie incurable, le Normand garde la tête plus que froide. « Ce n’est pas la première fois malheureusement que je rencontre ça. Il y a en déjà eu plusieurs dans mon entourage, dont un proche qui est décédé il y a un an d’une tumeur au cerveau ». Séraphin veut donc rester combatif, et surtout ne pas se reposer sur ses lauriers. Soumis à une chimiothérapie très lourde, à la fois oral et en perfusion, le trentenaire essaye de combattre la fatigue au quotidien pour mener à bien son activité. « C’est vrai que les dates et les horaires des séances de chimio ne m’arrangent pas toujours. Je dois trouver un remplaçant ou annuler. Mais mes clients sont au courant de ma situation », explique Séraphin Perier.
Il utilise aussi ses longues heures de chimiothérapie pour s’occuper de tout ce qui concerne l’administratif, ou bien pour avancer sur SEAL Team, une série d’action sur la marine américaine actuellement diffusée sur Netflix. Sa principale déception depuis son diagnostic : « Je devais ouvrir un nouveau local en septembre, 3 fois plus grand que l’actuel, avec deux coachs à temps plein. Mais le cancer a tout fait capoter : les banques n’ont pas suivi, ou sous réserve d’assurances impossible à payer…
Vivant désormais au jour le jour, Séraphin attend la fin de sa première phase de traitement, juste avant Noël, pour composer plus aisément avec la deuxième, beaucoup moins lourde à supporter.


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