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"Un accord a été conclu avec les syndicats (...) en vue de la mise en œuvre de plans de départs volontaires, qui devraient concerner environ 5.500 salariés", a indiqué le fleuron espagnol des télécoms, chiffrant le coût de ce plan social à "environ 2,5 milliards d'euros avant impôts".
De leur côté, les syndicats ont évoqué ces derniers jours le chiffre de 4.539 départs -révisé depuis à 4.525 selon l'un d'entre eux, UGT-, soit plus d'un quart des effectifs dans le pays, dans le cadre de départs volontaires, assortis d'un régime de préretraite anticipée.
"Les critères d'éligibilité seront définis pour chaque plan, et tous les salariés répondant aux critères établis pourront y participer", a pour sa part précisé Telefónica pour justifier cette différence, tablant sur "des économies annuelles moyennes (...) à près de 600 millions d'euros à partir de 2028".
Les départs concernent les sept filiales de l'opérateur historique espagnol et ont été actés après un peu moins d'un mois de négociations.
En fin de semaine dernière, les syndicats UGT, CCOO et Sumados?Fetico avaient annoncé séparément avoir accepté le plan proposé par la direction, qui exclut "des licenciements forcés" et prolonge la convention collective "jusqu'en 2030".
"10 à 15% des suppressions de postes, selon les filiales, seront compensées par de nouvelles embauches", avait alors précisé UGT.
L'annonce fin novembre de ce plan social par Telefónica, privatisée en 1997 mais encore détenue à 10% par l'Etat espagnol, avait provoqué la colère du gouvernement central de gauche à Madrid, qui s'était dit "en profond désaccord" avec une décision jugée "inadmissible".
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