La «technoférence parentale», contraction de technologie et interférence, devient un enjeu de santé publique. En Suède, une campagne de prévention lancée en juin dernier exhortait les parents à ranger leurs téléphones lorsqu’ils passent du temps avec leurs enfants, et à instaurer des zones sans écran. Pour montrer l’exemple, mais pas seulement. L’autorité de santé suédoise évoque des études qui relèvent les effets négatifs des écrans parentaux sur les interactions avec les enfants.
Sur ce sujet, les résultats de recherche présentent surtout des liens avec le développement social, émotionnel et la construction du «lien d’attachement». «Ce lien se crée dans la réponse que le parent apporte aux sollicitations de l’enfant: plus cette dernière est efficace, plus il sera solide. Il est le socle qui lui permet d’explorer le monde. Une rupture de temps en temps ne va pas abîmer la relation. Mais un parent capté par son téléphone ne répond pas à son enfant de manière aussi efficace», relève Estelle Gillioz, docteure en psychologie du développement de l’Université de Genève (Unige), responsable du pôle recherche d’Action Innocence.


3 hour_ago
35























.jpg)






French (CA)