Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

TDAH et médication : quand le système d’éducation à trois vitesses est montré du doigt

3 month_ago 59

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Cette augmentation qu’on note depuis 25 ans coïncide avec la mise en place de l’école à trois vitesses, constituée des écoles publiques avec leurs programmes particuliers sélectifs et le régulier et par les écoles privées. C’est un système qui valorise les résultats au détriment des élèves plus vulnérables et jugé comme le plus inéquitable au pays.

Bien qu’on ne puisse pas clairement établir un lien de cause à effet entre notre système scolaire et la croissance des diagnostics au Québec du trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), la sociologue et professeure à l’Université Laval, Marie-Christine Brault, affirme qu’on peut établir des corrélations.

une femme devant un etagere de livres.

Marie-Christine Brault est professeure au département de sociologie de l'Université Laval.

Photo : Photo fournie par Marie-Christine Brault

Elle explique d’abord que des études menées aux États-Unis ont démontré qu’un système scolaire à qui on demande d’être plus performant et, par conséquent à ses élèves d’avoir de meilleurs résultats scolaires, augmente le risque que les élèves soient diagnostiqués avec un TDAH et se voient prescrire un médicament pour ce trouble.

L’une des façons d’expliquer ce phénomène, c'est de dire que les psychostimulants peuvent être utilisés d’une certaine manière pour améliorer la réussite des élèves, tient-elle à préciser.

On pense que ça peut améliorer la réussite des élèves même si le lien n’est pas si clair que ça quand on regarde les études scientifiques.

D’autres corrélations significatives

La sociologue qui s’intéresse depuis de nombreuses années au TDAH et à sa médication souligne que l’école à trois vitesses a pour effet d’instaurer une compétition entre les établissements scolaires et entre les élèves qui prennent conscience très tôt dans leur parcours scolaire qu’ils sont engagés dans une course à la performance.

Le besoin de performer est là de plus en plus tôt dans notre système scolaire, il est là dès le primaire, affirme la titulaire de la Chaire de recherche Antoine-Turmel sur la sociologie historique de l’enfance et de la famille.

Un élève la main dans une classe.

«ll y a un lien entre pression scolaire, difficulté scolaire, performance et exigence de réussite et le diagnostic de TDAH et les psychostimulants.» - Marie-Christine Brault, sociologue (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Oseremen Irete

La sélection se fait principalement au secondaire, mais on sait que ce sont les notes de 5e année qui comptent [pour obtenir une place dans les vocations dans le réseau public ou pour être admis à l’école privée].

Le pédiatre social au CIUSSS de l’Estrie - CHUS, le Dr Francis Livernoche qui déplore le surdiagnostic de TDAH chez les enfants et la surmédication de psychostimulants, croit aussi qu’il faut s'interroger sur les effets de ce système sur la santé des enfants.

Ça vient mettre une pression supplémentaire sur les jeunes. Dans les vocations, il y a un seuil minimal de rendement scolaire attendu, souligne-t-il.

Il y a un lien entre pression scolaire, difficulté scolaire, performance et exigence de réussite et le diagnostic de TDAH et les psychostimulants.

La valorisation de la performance

Amener l’enfant à son plein potentiel est devenu une formule consacrée et martelée par les ministères de la Santé et de l’Éducation, souligne la Pre Brault. Et ce message, aussi bienveillant qu’il soit, est bien reçu par le personnel scolaire, observe-t-elle.

Afin d'assurer le meilleur pour l’enfant, on est attentif aux moindres signes, aux moindres drapeaux rouges permettant de déceler des difficultés à venir. Dans ce contexte, on est parfois très rapide, dit-elle, à suspecter un TDAH.

Dans la société actuelle, on ne vit pas dans le moment présent, surtout pas en ce qui concerne les enfants, constate la sociologue. On vit tout le temps dans un futur où on veut prévenir le décrochage scolaire et les difficultés. On veut aider les enfants à accéder aux programmes dans lesquels ils pourront développer à leur plein potentiel.

On est tout le temps dans une espèce de prédiction de ce qui pourrait arriver.

Documentée par des études étatsuniennes, la sociologue Marie-Christine Brault précise que la prise de psychostimulants semble plus motivée par un souci de performance chez les enfants de familles scolarisées. On remarque que, chez ces enfants, la médication est administrée uniquement durant les jours d’école alors que chez les moins scolarisés, c’est durant toute l’année.

Cette stratégie thérapeutique plus ciblée cadre bien avec la logique de l’école à trois vitesses, un système dont les exigences semblent interpeller davantage selon le niveau de scolarité des parents, précise la professeure au département de sociologie de l'Université Laval.

Dans les familles scolarisées, il y a une pression à la performance, une volonté d'améliorer les dispositions de l'enfant face à l'enseignement, face à l'école, a-t-elle observé.

La pression parentale

Loin de vouloir adresser des reproches, Marie-Christine Brault déplore cette pression que la société de performance impose à la famille d’aujourd’hui qui place l’enfant au cœur de sa dynamique, un peu sur un piédestal. Le message qu’il faille à tout prix offrir toutes les conditions nécessaires pour permettre à l’enfant de réaliser son plein potentiel résonne aussi très fort auprès des parents, observe-t-elle.

des enfants dans l'escalier d'une ecole.

«Dans la société actuelle, on ne vit pas dans le moment présent, surtout pas en ce qui concerne les enfants.» - Marie-Christine Brault, sociologue (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / ANDRÉ VUILLEMIN

On exige beaucoup des parents. […] Les parents ont aussi l'impression que, pour être de bons parents, ils doivent répondre aux injonctions qui leur sont faites et être à l'affût des problèmes potentiels qui pourraient survenir chez leurs enfants.

C'est sûr que c'est associé au niveau de performance qu'on exige dans la société actuelle.

Le Québec se distingue

Pourquoi le Québec est-il devenu la province championne au Canada pour le diagnostic de TDAH et la prescription de psychostimulants? La chercheuse Marie-Christine Brault explique qu’une grande expertise sur la question s'est développée chez nous au fil des ans. On serait même devenu une sorte de microcosme sur cette question dans la francophonie.

un engant fait du coloriage.

Le Québec est la province championne au Canada pour le diagnostic de TDAH et la prescription de psychostimulants. (Photos d'archives)

Photo : Radio-Canada / Réjean Blais

J'avais fait une étude, entre autres en comparative avec la Belgique, raconte la professeure de l'Université Laval. En Flandre, ce trouble-là était très peu abordé. Les enfants avaient les mêmes niveaux de comportement, d'interactivité, d'inattention et d'impulsivité. C'est l'interprétation qu'on fait de ces comportements-là qui différait.

Dans le fond, plus on parle d'une problématique, plus on a tendance à la voir. Dans le cas du TDAH, ça semble se confirmer, estime-t-elle. On est habitué de penser en termes de TDAH, en termes de psychostimulants, donc on reste en fait dans ce patron-là de réflexion et d'interprétation.

À la recherche de solutions

Marie-Christine Brault constate qu’avec le temps, une normalisation du TDAH et de la médication qu’il lui est associée s’est installée. Elle ose même parler de banalisation chez la population alors qu’elle remarque quand même en contrepartie que les professionnels de la santé ont de plus en plus un regard critique sur la situation.

La sociologue, qui, en 2019, témoignait devant la Commission parlementaire sur la consommation de psychostimulants, voit que des années plus tard, rien n’a vraiment changé. Il est temps, selon elle, de cesser d'individualiser le problème et de le regarder comme une problématique sociale.

Il faut regarder au-delà de l'enfant. Pourquoi il se retrouve dans une posture de vulnérabilité qui amène à lui prescrire des psychostimulants? demande-t-elle. Je ne pense pas que c’est intrinsèque à lui. Ça se passe dans le système, mais c'est appliqué par les adultes qui gravitent autour de lui.

des enfants nettoient un tableau dans une classe.

«On met une pression indue sur les enfants pour qu'ils performent.» - Marie-Christine Brault, sociologue (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / ANDRÉ VUILLEMIN

Pour rétablir cette situation qui semble nous échapper, elle croit qu’il faut jeter du lest sur les enfants. Limiter les examens du ministère dès le primaire, moins mettre l’accent sur les notes au bulletin et peut-être faire un peu plus confiance à leur capacité de s’adapter aux écueils de la vie qui se présenteront sur leur parcours.

Il faut aussi placer les enfants dans de meilleures conditions en combattant les inégalités sociales, en valorisant l’école et la rendre plus attrayante pour tous, martèle la sociologue.

On met une pression indue sur les enfants pour qu'ils performent, donc on cherche des solutions dès que les élèves réussissent moins bien. Le TDAH et les psychostimulants, deviennent alors une réponse très utilisée.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway