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Mark Carney et Danielle Smith se sont rencontrés à Ottawa pour avancer sur un accord sur la tarification carbone industrielle.PHOTO: Radio-Canada / Arouna Sissoko
Ottawa et l'Alberta sont proches d'un accord sur la tarification du carbone industriel. Le nouveau plafond de la taxe serait de 130 dollars la tonne d'ici 2040, alors que les objectifs précédents visaient 170 dollars la tonne d'ici 2030. Cet accord, s'il est confirmé, signale un affaiblissement des engagements climatiques. Pour décortiquer cet accord et comprendre ses implications, Charles Séguin, professeur agrégé au département des sciences économiques à l'UQAM, était notre invité.
Selon le professeur, le système albertain, qui s’applique sur de grands émetteurs industriels seulement, est un système fondé sur le rendement.
« S’ils émettent au-dessus de leur point de référence, ils doivent acheter du crédit pour combler la différence. S’ils émettent en dessous de leurs points de référence, ils peuvent bénéficier d’un crédit, puis les vendre sur le marché. »Pour Charles Séguin, en ce moment, les règles sont telles qu’on considère qu’il y a une suroffre de ces crédits. Le prix que le gouvernement fédéral ou le gouvernement albertain,dans ce cas-ci, met comme limite dans son marché, est de 95 dollars par tonne de GES. Mais le crédit dans le marché, c’est rendu aux alentours de 45 dollars.
« Ce 45 dollars est dû à une surabondance de crédit dans le marché albertain que le gouvernement fédéral veut faire monter progressivement, mais la montée est très très lente parce qu’on parle d’une montée jusqu’ en 2040. »

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