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C'est l'épilogue de cette affaire ultra-médiatisée, qui n'avait jusqu'à présent pas d'aveux : Cédric Jubillar a reconnu avoir tué son épouse dans une lettre adressée à son avocat. Il avait été condamné à 30 ans de prison en octobre 2025 en première instance. Revivez notre direct.
La rédaction - Hier à 23:01 | mis à jour hier à 23:32 - Temps de lecture :
Après cinq ans de déni, Cédric Jubillar a changé de stratégie de défense : dans une lettre à ses avocats, il a reconnu avoir donné la mort à son épouse Delphine, qui s'était volatilisée en pleine nuit de son domicile de Cagnac-les-Mines (Tarn) dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020.
Selon ses avocats, le peintre-plaquiste de 38 ans, condamné par les assises en octobre 2025 à 30 ans de prison, « n'a jamais eu la volonté de tuer son épouse ». « C'est un accès de violence et de fureur qui a fait que son épouse est décédée », ont-ils assuré. Il est « prêt à collaborer entièrement avec la justice » et à indiquer aux enquêteurs où se trouve le corps, qu'il a dissimulé dans la nuit de la disparition.
Cédric Jubillar, 38 ans, a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle en octobre 2025 par la cour d'assises du Tarn et doit être jugé en appel à partir du 21 septembre, à Toulouse, un procès censé durer quatre semaines. Pour ses avocats, il serait « impossible » et même « grotesque » que le procès se tienne dans les temps, puisqu'il faut désormais selon eux que leur client soit entendu, puis que la dépouille soit recherchée avant que des analyses puissent être effectuées.
3919 - Violence femmes info
Un numéro d'appel national, le 3919, est dédié à l'écoute et à l'orientation des femmes victimes de violence. Appel gratuit et anonyme, service accessible 24h/24 et 7 jours sur 7.
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Cédric Jubillar lors du premier jour de son procès en première instance. Photo Sipa/J.M. Haedrich.
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Cédric Jubillar lors du premier jour de son procès en première instance. Photo AFP/Lionel Bonaventure
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La maison des Jubillar, à Cagnac-les-Mines, le 8 janvier 2021. Photo d'archives Ebra/X.F.
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Delphine Jubillar avait disparu de son domicile en décembre 2020. Capture d'écran Facebook
Revivez notre direct :
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23:32
Fin du direct
Merci d'avoir suivi cette journée d'actualité en notre compagnie. A bientôt sur notre site.
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22:59
Ce qu'il faut retenir de la journée
Cédric Jubillar reconnaît le meurtre de son épouse Delphine. Cédric Jubillar a reconnu avoir tué son épouse Delphine, disparue dans le Tarn depuis fin 2020, dans un courrier adressé à son avocat auquel La Dépêche du Midi a eu accès.
Cédric Jubillar se dit prêt à dire où se trouve le corps. Dans sa missive, le détenu se dit prêt à donner la localisation du corps de Delphine, plus de cinq ans après sa disparition. Il précise aussi que la Peugeot 207 bleue de Delphine a bel et bien servi à transporter le cadavre de son épouse, qu'il dit avoir tuée après une dispute qui a dégénéré.
Le meurtre de Delphine s'apparente à un « crime passionnel », selon l'avocat de Cédric Jubillar. Cédric Jubillar « a commis un acte répréhensible et terrible », selon son avocat Me Pierre Debuisson. Il s'est selon lui « enfermé dans une forme de mensonge » afin de « préserver ses enfants » de « la vision terrible d’une mère inanimée ». Le meurtre de Delphine s'apparente d'après lui à un « crime passionnel ».
La défense de Cédric Jubillar juge « impossible » la tenue de son procès en appel. La défense de Cédric Jubillar a estimé « impossible » que le procès en appel de Cédric Jubillar puisse se tenir en septembre comme prévu. « Ce serait grotesque », a répondu Me Pierre Debuisson à un journaliste qui lui demandait si le procès d'appel pourrait se tenir dans les temps.
La Cour d’appel de Toulouse n'a reçu « aucun document ». Dans un communiqué de presse, Chantal Ferreira, la première présidente de la Cour d’appel de Toulouse - où doit se tenir le procès en appel en septembre - affirme que « à ce stade, aucun document n’a été transmis à la cour d’assises ».
L'ancien avocat de Cédric Jubillar « sidéré » par ses aveux. Me Alexandre Martin, qui représentait Cédric Jubillar depuis mi-2021 avec Me Emmanuelle Franck, avant d'être remplacé en amont du procès en appel, s'est dit sur BFMTV « sidéré » par les aveux de Cédric Jubillar. C'est pour lui « une grande surprise », « tant sur la forme que sur le fond ».
Face aux aveux, l'avocat de la cousine de Delphine se montre « dubitatif ». Me Philippe Pressecq, avocat de Lolita Cavailles, cousine de Delphine Aussaguel, se montre « dubitatif » face aux déclarations de son confrère, Me Pierre Debuisson. « On nous dit qu'il aurait reconnu sa participation, mais ça peut vouloir dire tout et n'importe quoi », fulmine auprès de nous le pénaliste albigeois. « Cela m'agace. ce qu'on attend, c'est qu'il nous dise, comment il l'a tuée, pourquoi il l'a tuée. Qu'est-ce qu'il va encore nous raconter? »
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21:38
L'avocat des enfants de Delphine Jubilar regrette d'avoir appris les aveux de Cédric Jubillar par la presse
« Un simple coup de fil aurait permis de préparer les enfants. » Auprès de Ouest-France, Me Laurent Boguet, avocat avec Me Malika Chmani des enfants du couple Jubillar, regrette que les aveux du père de famille aient eu lieu par la presse. « Heureusement, les adultes qui constituent leur cadre structurant ont intercepté les messages et ont été en capacité d’en parler avec eux. »
L'avocat espère que Cédric Jubillar indiquera rapidement où est le corps de Delphine Jubillar. « Je défends deux gamins qui ont besoin qu’on leur rende le corps de leur maman, pour pouvoir aller déposer des fleurs quand l’envie leur prendra. Ça, il le leur doit, il est l’artisan de leur souffrance. »
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19:47
« Maître, c’est moi ! » : avec ses aveux, Cédric Jubillar entérine son changement de stratégie
Après cinq ans de dénégations, Cédric Jubillar, condamné à trente ans de prison pour le meurtre de sa femme Delphine, a avoué être à l’origine de sa disparition et être prêt à révéler à la justice où il a enterré le corps. Ces aveux sont le résultat d’un changement de stratégie radical orchestré par ses nouveaux avocats.
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19:37
Cédric Jubillar « n'a jamais eu la volonté de tuer son épouse », affirme son avocat
Invité de BFM TV, Me Guy Debuisson, avocat de Cédric Jubillar, affirme que son client est « un homme qui a décidé de purger sa conscience » et qu'il « n'a jamais eu la volonté de tuer son épouse ». « C'est un accès de violence et de fureur qui a fait que son épouse est décédée », assure-t-il.
« Ce qu'il nous a dit, c'est que c'était pas du tout un meurtre, il n'avait pas du tout l'intention de tuer son épouse dans une maison où il y avait ses deux enfants en train de dormir », explique-t-il encore.
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18:51
Pour la famille de Delphine Jubillar, l’« espoir triste » de retrouver un corps
C’est l’infernal mystère qui pèse sur cette affaire. Comment, et où, Cédric Jubillar s’est-il débarrassé du corps de son épouse, dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 ? Ses aveux pourraient permettre, enfin, de le retrouver.
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18:19
Aveux de Cédric Jubillar : la Cour d’appel de Toulouse n'a reçu « aucun document »
Dans un communiqué de presse, Chantal Ferreira, la première présidente de la Cour d’appel de Toulouse - où doit se tenir le procès en appel en septembre - affirme que « à ce stade, aucun document n’a été transmis à la cour d’assises ».
Par ailleurs, poursuit-elle, « il est rappelé que conformément à l’article 283 du code de procédure pénale, la présidente de la juridiction d’assises est la seule habilitée, dans le cadre de son pouvoir discrétionnaire, à ordonner d’éventuelles investigations ou auditions complémentaires ».
Cédric Jubillar a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle en octobre 2025 par la cour d'assises du Tarn et doit être jugé en appel à partir du 21 septembre, à Toulouse, un procès censé durer quatre semaines. Mais pour ses avocats, il serait « impossible » et même « grotesque » que le procès se tienne dans les temps, puisqu'il faut désormais selon eux que leur client soit entendu, puis que la dépouille soit recherchée avant que des analyses puissent être effectuées.
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17:41
Les enfants de Cédric Jubillar « savent ce que leur père a révélé »
JM HAEDRICH/SIPA
Dans une interview à Midi-Libre, Me Malika Chmani, qui défend les deux enfants du couple, affirme que, suite à ce coup de théâtre, « leur oncle et leur tante ont décidé de gérer ce moment intime directement avec eux. Désormais, ils savent ce que leur père a révélé ».
Les deux enfants, Louis 11 ans, et Elyah, 6 ans, vivent depuis plusieurs années chez la sœur de Delphine Jubillar et son mari.
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17:21
Un meurtre « caractérisé » avait jugé la cour d'assises du Tarn en 2025
Malgré l'absence d'aveux, la cour d'assises du Tarn avait estimé l'an dernier dans son arrêt que le meurtre de Delphine Jubillar était « caractérisé », affirmant en outre n'avoir pas été convaincue par les déclarations de l'accusé.
La juridiction avait jugé que les témoignages recueillis, le fait que la personnalité de l'accusé soit « compatible » avec un passage à l'acte, ainsi que sa non-acceptation de la séparation d'avec son épouse, constituaient des éléments suffisants pour établir sa responsabilité dans la disparition de Delphine.
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17:00
Pourquoi Cédric Jubillar n'a plus de liens avec ses enfants
Lors de la conférence de presse de ce lundi, les avocats de Cédric Jubillar ont indiqué que l'absence de liens avec ses enfants le « ronge ». Le peintre-plaquiste a été déchu de son autorité parentale le 1er décembre 2025 par la cour d'assises du Tarn, après sa condamnation en première instance.
Ses enfants 11 et 6 ans, Louis et Elyah, âgés respectivement de 11 et 6 ans à ce moment-là, sont placés sous la tutelle de leur tante maternelle depuis la disparition de leur mère. La privation des droits parentaux retire tout droit de décision relatif à l'enfant, concernant par exemple son éducation ou sa santé.
Lors du procès, Louis avait témoigné contre son père par écrit. Dans une lettre, il confirmait avoir été témoin d’une dispute entre ses parents le soir des faits. Il avait aussi décrit des brimades et des violences de la part de Cédric Jubillar à son égard.
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16:48
Qui est cette « tierce personne » qui a poussé Cédric Jubillar à avouer ?
Me Pierre Debuisson a dit avoir « appris à connaître » Cédric Jubillar lors de ses visites au parloir. C'est là qu'il l'aurait convaincu d'admettre sa responsabilité dans la disparition de l'infirmière de 33 ans. Il indique avoir réalisé ce travail avec son père, mais aussi avec « une tierce personne », qui l'aurait « beaucoup aidé ». Cette personne va « régulièrement voir » Cédric Jubillar au centre de détention de Seysses, a-t-il dit, sans en dévoiler davantage sur son identité.
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16:31
Pourquoi Cédric Jubillar est-il à l'isolement ?
Lors de leur conférence de presse de ce lundi, les avocats de Cédric Jubillar n'ont eu de cesse de dénoncer les conditions carcérales de leur client, les décrivant comme « pires que la plupart des terroristes ». Une source proche du dossier explique à BFMTV que si l'homme de 38 ans est à l'isolement à la maison d'arrêt de Seysses, c'est « pour ne pas se faire passer à tabac ».
Il n'existe pas de quartier réservé aux personnes vulnérables dans cette prison, explique cette source. D'ailleurs, d'après BFMTV, Cédric Jubillar se trouverait actuellement « en service médico-psychologique régional », une unité où « il est pris en charge médicalement » mais reste « isolé ».
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16:14
Le régime de détention de Cédric Jubillar contesté par ses avocats
Cédric Jubillar est détenu depuis juin 2021 à l’isolement par mesure de sécurité, au centre de détention de Seysses, près de Toulouse. Un régime que ses avocats contestent fermement : en février dernier, Me Pierre Debuisson nous annonçait qu’il allait boycotter la réunion préparatoire du procès en appel de son client. Il dénonçait alors ses conditions de détention et un « simulacre de justice ».
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15:53
« Une crise de colère et donc de violence » : Me Guy Debuisson en dit (un peu) plus sur le meurtre
Cédric Jubillar « nous a expliqué en détail les choses qui ont pu se produire » dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, a par ailleurs glissé Me Guy Debuisson. Il compte « réserver la primeur de ses déclarations aux magistrats », précise-t-il à Franceinfo.
« Ce qu’on peut dire c’est que c’est une dispute conjugale qui va mal terminer (…) au sein d’un ménage un peu particulier, à la suite de gouttes et de gouttes qui ont fini par faire déborder, dans le cadre d’une crise de colère et donc de violence, un contenu qui visiblement mijotait depuis quelque temps », a indiqué l'avocat du peintre-plaquiste. Ce dernier aurait essayé « de faire disparaître le corps » dans « un moment de panique ».
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15:44
« Nous voulions avoir la preuve écrite de ses aveux »
Après la conférence de presse qu'il a tenue avec son fils, Me Guy Debuisson s'est exprimé sur Franceinfo. Il décrit Cédric Jubillar comme « un garçon qui avait besoin de libérer sa conscience, qui n’avait pas eu l’occasion jusque-là de le faire » et qui a été « plus ou moins malmené par les enquêteurs ». Ces derniers sont, celui lui, « passés à côté de beaucoup de choses ».
Cédric Jubillar aurait eu « besoin d’être mis en confiance » pour s'exprimer. Ce qu'il a finalement fait, plus de cinq ans après la mort de sa femme. « Nous voulions avoir la preuve écrite de ces aveux » a indiqué Guy Debuisson.
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15:24
Cédric Jubillar forcé à prendre des médicaments ? Une source dément auprès de BFMTV
Me Guy Debuisson, l'un des avocats de Cédric Jubillar, a assuré que son client allait « s'expliquer de manière très claire et très transparente, sous réserve qu’on ne le force pas à reprendre des médicaments, comme ça a été le cas ». Selon Me Pierre Debuisson, il serait « obligé de les mettre sous sa langue ou de les recracher dans les toilettes ». Mais une source proche du dossier affirme à BFMTV que Cédric Jubillar « n'a jamais été forcé à avaler un traitement médicamenteux qui lui aurait été prescrit ».
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15:12
Cinq ans après les faits, ce que l'on sait des aveux de Cédric Jubillar
Cédric Jubillar avait été condamné en 2025, en première instance, à 30 ans de réclusion pour le meurtre de son épouse Delphine. Ses avocats ont pris la parole ce lundi, quelques heures après avoir annoncé le passage aux aveux de leur client dans la presse.
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15:01
Cédric Jubillar « se tient à la disposition des juges »
Cédric Jubillar « se tient à la disposition des juges », a déclaré son avocat, Me Pierre Debuisson. Aucune demande d'audition de Cédric Jubillar n'a été formulée par ses avocats, a-t-il précisé. Il espère que « les réponses apportées par Cédric Jubillar permettront (aux enfants du couple) de faire leur deuil et de donner une sépulture à Delphine ».
D'après lui, le peintre-plaquiste aurait jusque-là été « verrouillé par la pression médiatique » et « la pression très forte des enquêteurs », mais aussi fragilisé par la prise de médicaments et son régime carcéral. S'il n'avait pas été détenu à l'isolement, il aurait fait ces révélations plus tôt, assure-t-il.
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14:34
Cédric Jubillar essaie de « minimiser sa responsabilité », selon l'avocate d'une partie civile
Me Pauline Rongier, l'avocate de la meilleure amie de la victime, dénonce sur BFTMV la stratégie de défense de Cédric Jubillar. « Il a décidé d’avouer » mais il essaie, selon elle, de « minimiser sa responsabilité ».
Elle assure que le dossier contre lui est « loin d'être vide », malgré les attaques de ses avocats. « On met ça sur le dos de la justice qui n’aurait pas réussi à faire son travail », relève-t-elle. Pour Pauline Rongier, « l’espoir de retrouver le corps est permis ».
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14:16
Cédric Jubillar a déplacé le corps de Delphine avec sa voiture
On en sait encore peu sur les circonstances détaillées de la mort de Delphine Aussaguel et sur l'endroit où son corps se trouve. Lors de leur conférence de presse, les avocats de Cédric Jubillar ont indiqué que Cédric avait « déplacé le corps de Delphine avec sa voiture », refusant d'en dire davantage. Ils espèrent que sa dépouille sera retrouvée, sans rien promettre.
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14:07
Me Mourad Battikh : « On dépeint Cédric Jubillar comme victime »
« On dépeint Cédric Jubillar comme victime », s'énerve Me Mourad Battikh, avocat d'une partie de la famille de Delphine Aussaguel, ex-Jubillar. « C’est un crime qui a été commis », rappelle-t-il, en évoquant la souffrance de ses clients depuis des années. Il indique par ailleurs que « Cédric Jubillar est placé à l’isolement pour sa sécurité ».
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14:02
« Il y a des choses très positives à dire » sur Cédric Jubillar, dit son avocat
Me Pierre Debuisson, l'un des deux avocats de Cédric Jubillar, a pris la parole sur BFMTV juste après la conférence de presse. Il se félicite d'avoir fait sauter le « blocage psychologique » de son client, qui a selon lui été « accusé » et « brutalisé ». « Il s’agit d’une énième dispute conjugale qui a très mal tourné et il y a des choses très positives à dire sur cet homme », déclare-t-il encore.
Dans sa lettre, Cédric Jubillar « évoque sa femme et ses enfants pour lesquels il a une pensée très forte », dit-il encore. « Il pense beaucoup » à ses enfants, avec qui il n'a plus de contact, et « leur demande pardon ».
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13:52
La défense de Cédric Jubillar juge « impossible » la tenue de son procès en appel
La défense de Cédric Jubillar a estimé « impossible » que le procès en appel de Cédric Jubillar puisse se tenir en septembre comme prévu. « Ce serait grotesque », a répondu Me Pierre Debuisson à un journaliste qui lui demandait si le procès d'appel pourrait se tenir dans les temps.
Son père et associé Guy Debuisson a estimé qu'il faudrait notamment que Cédric Jubillar soit entendu et que des fouilles soient menées pour retrouver la dépouille de son épouse Delphine, disparue en décembre 2020. Tous deux parlent d'une enquête « bâclée ».
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13:49
« Ça confine à l’indécence » : réagit l'avocat de membres de la famille de Delphine
Après la conférence de presse des avocats de Cédric Jubillar, Me Mourad Battikh, l'avocat des cousins, oncles et tantes de Delphine Aussaguel, mais aussi de son amant, a réagi sur BFMTV. Il s'agace que le peintre-plaquiste soit « encore le maître des horloges ». « Ça suffit ! », s'agace l'avocat, qui exige que le corps de la victime soit rendu à la famille.
Il estime que la thèse du « crime passionnel », évoquée par Pierre Debuisson, l'un des avocats de Cédric Jubillar, est « cousue de fil blanc ». Il juge par ailleurs que la volonté de Cédric Jubillar d'impliquer ses enfants dans sa défense « confine à l’indécence ».
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13:35
Le meurtre de Delphine s'apparente à un « crime passionnel », selon l'avocat de Cédric Jubillar
Cédric Jubillar « a commis un acte répréhensible et terrible », selon son avocat Me Pierre Debuisson. Il s'est selon lui « enfermé dans une forme de mensonge » afin de « préserver ses enfants » de « la vision terrible d’une mère inanimée ». Le meurtre de Delphine s'apparente d'après lui à un « crime passionnel ».
Ce terme est controversé. Le collectif féministe Nous Toutes estime qu'il « déresponsabilise l’auteur du féminicide en laissant penser que c’est le sentiment amoureux qui est à l’origine du meurtre, pas l’homme ».
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13:26
Cédric Jubillar serait « empreint de regrets profonds et sincères »
Cédric Jubillar est « empreint de regrets profonds et sincères », assure Me Pierre Debuisson. Il serait « rongé » par l'absence de liens avec ses enfants, dont il a perdu l'autorité parentale, et souffre d'une « situation d’isolement carcérale punitive », dénonce l'avocat. « On le force à prendre des médicaments », s'indigne Me Guy Debuisson. D'après son fils Pierre, il s'agirait de neuroleptiques et d'antipsychotiques.
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13:22
Cédric Jubillar a été « pris dans un engrenage », selon ses avocats
Cédric Jubillar « reconnaît être à l’origine de la mort de sa femme », déclare Me Pierre Debuisson. La mort de Delphine est, selon lui, survenue « dans le cadre d’une énième dispute conjugale ». Il évoque un Cédric Jubillar « tétanisé » quand il s'est rendu compte de ce qu'il a fait, sans donner plus de détails.
Selon Pierre Debuisson, l'homme de 38 ans a décidé de déplacer le corps après avoir « pensé à ses enfants ». Il a été « pris dans un engrenage », indique Guy Debuisson. « C’est un homme qui est paniqué depuis le premier jour », ajoute son fils.
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13:15
Cédric Jubillar est « prêt à collaborer »
Cédric Jubillar est « prêt à collaborer », selon Me Pierre Debuisson. Son client réserve selon lui « tous les détails à la justice ». Le peintre-plaquiste voulait « libérer (s)a conscience », ajoute Me Guy Debuisson. Les avocats indiquent que Cédric Jubillar a avoué le meurtre il y a plusieurs semaines de cela.
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13:12
Me Pierre Debuisson : « Enfin aujourd’hui nous avons la vérité »
« Enfin aujourd’hui nous avons la vérité », se félicite Me Pierre Debuisson. Il confirme avoir tissé « une relation de confiance » avec Cédric Jubillar lors de ses visites en prison. Il a fait état de la « grande fragilité » de son client, placé à l'isolement. Son père, Me Guy Debuisson, estime que le peintre-plaquiste est en situation de « délabrement psychologique ».
Cédric Jubillar, qui était pendant des années « verrouillé » a finalement exprimé le « besoin de parler », selon Pierre Debuisson. Et ce, grâce à l'aide d'une « tierce personne » qui a « beaucoup aidé ». Ses aveux permettent de « réconcilier le bien, la morale et le droit », estime l'avocat.
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13:06
« Il avait le besoin profond de parler » : la conférence de presse des avocats commence
Me Pierre Debuisson, l'un des deux avocats de Cédric Jubillar, commence la conférence de presse en rendant « hommage à la mémoire de Delphine » et adresse ses pensées à ses enfants. Selon lui, le peintre-plaquiste « avait le besoin profond de parler ».
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12:55
Conférence de presse imminente de l'avocat de Cédric Jubillar
Maître Pierre Debuisson tient à partir de 13 heures depuis son cabinet toulousain une conférence de presse à la suite des aveux de son client, Cédric Jubillar.
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12:48
Les habitants de Cagnac-les-Mines, entre choc et soulagement
Selon la journaliste de BFMTV sur place, les habitants de Cagnac-les-Mines, dans le Tarn, où habitait le couple Jubillar, se disent partagés entre le choc de la nouvelle et un certain soulagement, à la suite des aveux de Cédric Jubillar.
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12:31
« Les aveux ne mettent pas fin à la souffrance » réagit l'avocat de l'amant de Delphine
« Ce n'est pas un jour de victoire. C'est un jour de vérité » a réagi auprès de Franceinfo Me Mourad Battikh, l'avocat des cousins, oncles et tantes de Delphine, mais aussi de son amant. « Nous attendons désormais que cette démarche aille jusqu’à son terme. La justice a besoin d’une vérité complète : les circonstances exactes des faits, le lieu où repose Delphine, et toutes les explications que sa famille est en droit d’obtenir » a-t-il souligné. Et d'ajouter : « Les aveux ne mettent pas fin à la souffrance, ils mettent fin, peut-être, à une partie de l’incertitude ».
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12:23
Face aux aveux, l'avocat de la cousine de Delphine se montre « dubitatif »
Me Philippe Pressecq, avocat de Lolita Cavailles, cousine de Delphine Aussaguel, se montre « dubitatif » face aux déclarations de son confrère, Me Pierre Debuisson. « On nous dit qu'il aurait reconnu sa participation, mais ça peut vouloir dire tout et n'importe quoi », fulmine auprès de nous le pénaliste albigeois. « Cela m'agace. ce qu'on attend, c'est qu'il nous dise, comment il l'a tuée, pourquoi il l'a tuée. Qu'est-ce qu'il va encore nous raconter? »
La forme aussi de cette déclaration, à travers les médias et non la justice, l'irrite également : « Avec Jubillar, c'est tout dans le poste, et rien à l'audience », dit-il en se souvenant de l'accusé comme d'un « fantôme dans le box » lors du procès en première instance, devant la cour d'assises du Tarn. « Je n'accorde plus aucun crédit à Cédric Jubillar », ajoute Me Pressecq, qui n'en garde pas moins un espoir de retrouver le corps de Delphine Aussaguel : « Avoir une sépulture serait quelque chose d'important pour la famille ».
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12:14
« Un espoir triste » que le corps de Delphine soit retrouvé
La découverte du corps de Delphine Aussaguel signerait la certitude de la mort de cette infirmière, qui n'a plus donné signe de vie depuis la mi-décembre 2020. Me Laurent de Caunes, l’avocat des frères et de la sœur de la jeune femme, indique que ses clients ont un « espoir triste » que sa dépouille soit enfin retrouvée.
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12:05
Séverine, une autre ex de Cédric Jubillar, dit avoir « le cœur brisé »
Séverine L., qui a été en couple avec Cédric Jubillar pendant deux mois, en 2021, dit à BFMTV avoir « le cœur brisé » après les aveux du peintre-plaquiste. « Aujourd'hui, je ressens une immense tristesse, une profonde déception et un véritable sentiment d'effondrement », a déclaré cette femme, qui était « persuadée de son innocence ». « Cette prise de conscience est extrêmement douloureuse (…). J'ai le sentiment d'avoir défendu un homme qui ne méritait pas ma confiance ».
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11:56
Le soulagement de l'avocate des enfants de Delphine et Cédric Jubillar
Avocate des enfants, Me Malika Chmani a salué le revirement de Jubillar. « On est soulagés, soulagés pour les enfants. (...) Maintenant, c'est important qu'ils nous disent où est le corps. Je crois que c'est ce qui va venir, en tout cas on le souhaite ».
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11:45
Que va-t-il se passer désormais ?
Selon l'avocat de Cédric Jubillar, Me Pierre Debuisson, le peintre-plaquiste poursuivra ses révélations quand il sera entendu par la justice. Une fois la justice saisie par l'avocat, la présidente de la cour d'assises de la Haute-Garonne pourrait ordonner un supplément d'information qui débouchera sur une audition dans les prochaines semaines, selon une source proche du dossier. Et s'il révèle la localisation du corps de la victime, des investigations pourront être menées pour retrouver la dépouille, selon la même source.
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11:38
Les frères et sœur de Delphine « prennent acte » des aveux de Cédric Jubillar
Me Laurent de Caunes, avocat de Stéphanie, Mathieu et Sébastien Aussaguel, indique au groupe EBRA que ses clients « prennent acte » des déclarations de Cédric Jubillar auprès de son avocat. « Ce sont des gens réservés, discrets et peu loquaces, qui ne vont pas exposer leurs sentiments publiquement, explique-t-il au sujet des deux frères et de la sœur de Delphine Aussaguel. Ils sont toutefois étonnés de voir que cette communication passe par les médias, alors que cela devrait passer par la justice, et un magistrat. »
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11:28
Le corps de Delphine se situerait à quelques kilomètres de Cagnac-les-Mines, selon Le Parisien
Selon les informations du Parisien, le corps de Delphine Aussaguel se situerait à quelques kilomètres seulement de Cagnac-les-Mines, la commune où se trouvait le domicile familial des Jubillar. C'est là où elle a été vue vivante pour la dernière fois.
Cédric Jubillar s'est dit prêt à donner des indications sur l'endroit où il a dissimulé le corps.
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11:22
« C’est la seule chose que Cédric avait à faire pour ses enfants », estime son ex
Jennifer C., une ex-petite amie de Cédric Jubillar, rencontrée après la disparition de Delphine, n'est « pas surprise sur le fond » par sa révélation. « C’est la seule chose que Cédric avait à faire pour ses enfants, pour lui-même, pour sortir du déni et pour se confronter à ce qu’il a commis. », relève auprès du Parisien celle qui assure avoir déjà recueilli les aveux de l'homme de 38 ans.
Elle estime que ce revirement peut s'expliquer par le fait que Cédric Jubillar a changé d'avocats : « Peut-être était-il enfermé » par son ancien « système de défense », avance-t-elle « À moi il m'avait parlé d'un assassinat, de quelque chose de prémédité. Et la il raconte autre chose, avec une dispute. », souligne-t-elle après de BFMTV.
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11:12
La mère de Cédric Jubillar « espérait qu’il n’y soit pour rien »
La mère de Cédric Jubillar a réagi à ses aveux dans les colonnes du Parisien. « Mon cœur de maman espérait qu’il n’y soit pour rien et s’accrochait à ce qu’il restait de doute, raconte-t-elle. Mais ma tête de femme sensée ne pouvait arriver qu’à la conclusion qu’il était coupable ». Elle se dit « triste et soulagée à la fois » et pense à ses petits-enfants, ainsi qu'à « la famille de Delphine ».
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10:57
L'ancien avocat de Cédric Jubillar « sidéré » par ses aveux
Me Alexandre Martin, qui représentait Cédric Jubillar depuis mi-2021 avec Me Emmanuelle Franck, avant d'être remplacé en amont du procès en appel, s'est dit sur BFMTV « sidéré » par les aveux de Cédric Jubillar. C'est pour lui « une grande surprise », « tant sur la forme que sur le fond ».
L'ancien avocat du peintre-plaquiste « trouve curieux que Cédric Jubillar réserve ses aveux aux médias avant de les réserver à ses enfants et à la justice ». Il s'étonne par ailleurs que l'homme, qui « avait toujours clamé avec force son innocence », admette avoir tué sa femme. « Il fait le choix de soulager sa conscience, c’est bien », indique Me Alexandre Martin.
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10:47
Vers un report du procès en appel ? « C’est une nouvelle enquête qui démarre »
Pour Me Pauline Rongier, « c’est une nouvelle enquête qui démarre » après le passage aux aveux de Cédric Jubillar. Le courrier dans lequel il confesse le crime « va donner lieu à des investigations complémentaires », observe-t-elle. Le procès en appel, qui devait débuter le 21 septembre prochain, « n’aura certainement pas lieu aux dates annoncées » et durera « peut-être moins longtemps » que celui en première instance, d'après l'avocate de la meilleure amie de Delphine.
Elle n'est d'ailleurs « pas sûre qu’il faille voir » dans les aveux de Cédric Jubillar « une repentance sincère ». Il est selon elle possible qu’il donne « une version minimisante (sic) de la réalité » qu’il sera « très difficile de vérifier ».
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10:38
Me Pauline Rongier : Cédric Jubillar « a compris qu’il n’avait aucune chance d’être acquitté »
L'avocate de la meilleure amie de Delphine Jubillar salue le travail de Me Pierre Debuisson, le nouvel avocat de Cédric Jubillar, qui « a su certainement faire comprendre à son client qu’il n’y avait pas du tout d’espoir d’acquittement » en appel. Me Pauline Rongier avait déjà la « certitude » de la culpabilité du peintre-plaquiste : « Il y avait beaucoup trop d’éléments dans le dossier pour croire en l’innocence » de Cédric Jubillar, a-t-elle déclaré sur BFMTV. Selon elle, Cédric Jubillar « a compris qu’il n’avait aucune chance d’être acquitté ».
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10:26
« Enfin on va savoir où est le corps de Delphine », se réjouit l'avocate de sa meilleure amie
Me Pauline Rongier, l'avocate d'Emy, la meilleure amie de Delphine Jubillar, a fait part sur BFMTV de son « soulagement » après la volte-face de Cédric Jubillar, « même si on peut aussi se dire : "Quel temps perdu !" ». « Enfin on va savoir où est le corps de Delphine » et « lui offrir une sépulture », a-t-elle observé.
Elle espère que les aveux de Cédric Jubillar devant la justice « seront les plus complets possibles ».
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10:11
Les raisons pour lesquelles Cédric Jubillar a été condamné en première instance
En condamnant Cédric Jubillar à 30 ans de réclusion criminelle en octobre 2025, les jurés de la cour d'assises du Tarn n’avaient laissé aucun doute sur l’intime conviction qu’ils s'étaient faite au terme du procès en première instance. Malgré l’absence de corps, d’arme du crime et d’aveux, la culpabilité de Cédric Jubillar est « établie », avaient-ils écrit dans leur verdict, ajoutant n'avoir « pas été convaincus par les déclarations de l’accusé ». Rappelant qu’il faisait face à une séparation « inéluctable » avec son épouse, le plaquiste de 38 ans a, selon eux, « une personnalité compatible avec un passage à l’acte » meurtrier.
Outre « l’existence d’une scène de violence au domicile conjugal » dans la soirée du 15 décembre 2020, la cour avait relevé plusieurs indices matériels – les lunettes brisées, le déplacement de la voiture – et surtout les menaces de mort proférées par Cédric Jubillar à l’encontre de son épouse dans les semaines précédant les faits. À ce titre, le témoignage à la barre de sa mère Nadine fut dévastateur pour la défense. « Je vais la tuer, je vais l’enterrer, personne ne la retrouvera », lui avait dit son fils. « Si j’avais plus pris au sérieux cette phrase, on ne serait peut-être pas là », avait-elle reconnu, admettant ainsi douter de l’innocence de son fils.
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09:51
« Je vais l'enterrer » : ces menaces proférées par le peintre-plaquiste
En novembre 2020, Cédric a déclaré à sa mère : « J'en ai marre (de Delphine), je vais la tuer, je vais l'enterrer, personne ne la retrouvera ». Des propos lancés sur le coup de la « colère », a admis l'accusé, sans reconnaître avoir prononcé la fin de la phrase.
Auprès d'une amie de Delphine, il aurait déclaré : « Si Delphine me quitte un jour ou si elle trouve quelqu'un, je serais capable de la tuer, je la tuerai ». Il dément avoir parlé à cette femme qu'il connaissait à peine. Il admet avoir dit à l'un de ses amis : « Je vais la tuer », une expression qu'il « utilise fréquemment », « comme des gros mots ».
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09:36
Cédric Jubillar « était dans une impasse », selon l'avocat de plusieurs parties civiles
À l’heure de prendre connaissance des aveux de Cédric Jubillar, Me Laurent de Caunes reste prudent. Avocat des trois frères et sœurs Delphine Aussaguel – Stéphanie, Sébastien et Mathieu –, il y voit un « tournant important et logique ». « Il était dans une impasse, soutient le pénaliste. Le procès avait montré que sa position n’était pas tenable. »
Toutefois, il est encore « trop tôt », selon Me de Caunes, pour tirer des conclusions définitives. « Il faut attendre son audition dans le cadre d’un supplément d’information », rappelle l’avocat, interrogé par le groupe EBRA, dont fait partie votre journal. Ses déclarations permettront alors peut-être de retrouver le corps de Delphine, et de réaliser des examens. « Sa vérité, telle qu’il l’exprimera, ne sera peut-être pas totalement concordante avec les constatations », prévient Me de Caunes.
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09:24
L'énigme des téléphones portables bientôt résolue ?
Le téléphone de Delphine Aussaguel a toujours borné dans les environs du domicile familial jusqu'à son extinction au matin, après plus de 150 appels passés par Cédric Jubillar. Il n'a jamais été retrouvé. Cédric révélera-t-il sa localisation ?
Contrairement à son habitude, le sien a été éteint volontairement en soirée, selon les experts, alors qu'il restait 40% de batterie. « Je n'éteignais jamais mon téléphone de moi-même », a-t-il pourtant dit.
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09:06
La question du stationnement de la voiture de Delphine toujours en suspens
Selon plusieurs témoins, Delphine garait toujours sa Peugeot 207 dans le sens de la montée du chemin, un voisin et une amie affirmant que c'est ainsi qu'elle l'avait garée le 15 décembre. Or les gendarmes avaient trouvé le véhicule capot vers le bas, le matin, suggérant qu'il a pu être utilisé dans la nuit pour déplacer le corps.
« Je m'en rappelle très bien, je peux vous assurer qu'il était garé dans le sens de la descente » dès la veille, avait lâché le peintre-plaquiste à l'audience, après avoir déclaré, pendant l'enquête, ne pas savoir « dans quel sens » était garée la 207.
Toutefois, il a déclaré dans sa lettre que « plusieurs éléments constitutifs du faisceau d’indices graves et concordants ne correspondent pas à la réalité ». Et notamment la position de la voiture, qui a bien servi à transporter le corps de Delphine. Malgré ce déplacement, elle n’a pas changé de sens de stationnement, contrairement à ce qu’ont toujours affirmé de nombreux témoins, selon Cédric Jubillar.
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09:02
Deux voisines avaient entendu des cris dans la nuit
Au cours de l'enquête puis du procès, deux voisines résidant à 150 mètres avaient dit avoir entendu des cris de femme et des aboiements vers 23 heures. « Elles ont peut-être entendu des cris et des chiens, mais je ne crois pas que ça venait de chez moi », avait affirmé l'accusé.
Quant à la présence des chiens dehors, Cédric avait déclaré que Delphine avait promené les chiens vers 23 heures ou minuit, comme elle le faisait tous les soirs. Sinon pourquoi aurait-il retrouvé les chiens dehors le matin, comme il l'affirmait ? Mais plusieurs témoins avaient rétorqué qu'elle ne les sortait jamais la nuit car elle avait peur du noir. La lampe torche de son téléphone n'avait en outre pas été activée et la lampe frontale était restée dans la cuisine.
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08:56
Un faisceau d'indices, parmi lesquels les lunettes cassées
Au cours de l'enquête, la seule paire de lunettes que Delphine portait, déjà abîmée, avait été retrouvée en trois morceaux (la monture, un verre seul et une branche) sur le bar de la cuisine. La seconde branche avait été découverte derrière le canapé. Selon une double expertise, les dommages causés ont pu être provoqués par un poing d'adulte. « Cela faisait un moment qu'elles étaient comme ça », avait affirmé Cédric Jubillar au procès.
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08:45
Une conférence de presse à 13 heures au cabinet de l'avocat
Maître Pierre Debuisson va tenir ce lundi une conférence de presse dans son cabinet toulousain, « dans le cadre de l'affaire Jubillar, et à la suite des aveux qu'il m'a faits et de son souhait de reconnaître sa culpabilité dans la disparition de sa femme Delphine ».
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08:41
Jennifer, l'ancienne petite amie, avait évoqué des aveux au parloir
L’ex-petite amie de Cédric Jubillar, Jennifer C., avec laquelle le détenu a entretenu une relation entre 2024 et 2025 avait affirmé avant le procès en première instance que l'ancien peintre-plaquiste lui avait avoué le meurtre de Delphine au cours d'une dispute au cours de laquelle elle avait dit vouloir le quitter, lors d’une visite au parloir du centre pénitentiaire. Le détenu lui aurait notamment montré la manière dont il aurait étranglé Delphine.
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08:34
Cédric Jubillar à l'isolement dans une cellule de 10 mètres carrés depuis 5 ans
Cédric Jubillar, qui aura 39 ans en septembre, est à l'isolement depuis le début de son incarcération à Seysses, le 18 juin 2021. Sa cellule d'environ 10 mètres carrés et équipée d'un téléviseur, d'une douche et de toilettes. Il a le droit à deux heures de promenade par jour, sans contact avec les autres détenus. Il n'a pas vu ses enfants depuis sa mise en examen, six mois après les faits.
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08:18
Le procès en appel aura-t-il lieu en septembre ?
Le procès en appel de Cédric Jubillar devait débuter le 21 septembre prochain, avait annoncé la cour d'appel de Toulouse. Or, ces nouveaux éléments pourraient causer son renvoi, la justice devant reprendre l'enquête. Un supplément d’information pourrait être ouvert par la présidente de la cour d'appel, avec à la clé plusieurs actes à réaliser.
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08:10
« J'ai senti un homme affaibli, mais qui avait besoin de parler »
« Durant ces derniers mois, j’ai pu créer un véritable lien de confiance avec Cédric Jubillar. J’ai senti un homme affaibli, mais qui avait besoin de parler. Et au fil de nos rencontres, il a reconnu sa participation dans cette affaire, avec soulagement », a précisé l'avocat de Cédric Jubillar, Pierre Debuisson, qui travaille avec son père Guy.
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08:05
Son fils Louis a toujours été convaincu de sa culpabilité
Cédric Jubillar et Delphine Aussaguel ont eu deux enfants : l'aîné, Louis, âgé de bientôt 12 ans aujourd'hui, et sa petite soeur Elyah, 7 ans, qui sont aujourd'hui élevés par Stéphanie, la sœur de Delphine.
Louis avait témoigné par écrit au cours du procès de son père, l'an dernier. Dans sa lettre, il affirmait avoir été témoin d’une dispute entre ses parents le soir des faits.
Ce soir-là, il a raconté s'être levé en entendant des cris et avoir vu, à travers la porte entrouverte, ses parents se bousculant entre le canapé et le sapin de Noël. Surtout, il avait raconté comment son père – qu’il n’appelle plus papa, mais nomme par son prénom – lui infligeait brimades et violences durant son enfance.
« Il se trompe de soir, je sais qu'il y a eu des disputes, mais il confond la soirée », avait assuré l'accusé, niant s'être « relevé » cette nuit-là.
Entendue comme témoin, l’administratrice ad hoc des deux enfants du couple avait expliqué que Louis était « convaincu que son papa est responsable » de la disparition de sa mère.
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07:50
« Plusieurs (...) indices graves et concordants ne correspondent pas à la réalité »
Même si les gendarmes de la section de recherches de Toulouse n'avaient pas pu présenter de preuves irréfutables de sa culpabilité, Cédric Jubillar avait été mis en examen pour homicide volontaire après six mois d'enquête, sur la base d'un faisceau d'indices concordants, puis condamné à 30 ans de prison à l'automne 2025.
Toutefois, selon le détenu, « plusieurs éléments constitutifs du faisceau d’indices graves et concordants ne correspondent pas à la réalité » écrit-il. Notamment la position de la voiture. Un véhicule qui, malgré son déplacement, n’a pas changé de sens de stationnement, contrairement à ce qu’ont toujours affirmé de nombreux témoins
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07:48
Cédric Jubillar a fait appel à un nouvel avocat récemment
Cédric Jubillar est détenu depuis le 18 juin 2021, à l'isolement par mesure de sécurité, au centre de détention de Seysses, près de Toulouse. Ce bouleversement de ligne de défense intervient quelques mois après un changement d'avocat, son nouveau conseil, Pierre Debuisson, s'étant notamment élevé contre les conditions de détention de son client. Lors de son procès en première instance, Cédric Jubillar était représenté par les avocats toulousains Emmanuelle Franck et Alexandre Martin.
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07:39
Comment Cédric Jubillar a-t-il tué sa femme ?
Le procès en appel de Cédric Jubillar devait débuter le 21 septembre prochain, avait annoncé la cour d'appel de Toulouse. Or, ces nouveaux éléments pourraient causer son report, la justice devant reprendre l'enquête.
Parmi les questions qui demeurent, celle de savoir comment Cédric Jubillar a mis fin aux jours de sa conjointe. Il « réserve les détails des circonstances de la disparition de son épouse à la justice et se met entièrement à sa disposition pour livrer toutes les précisions nécessaires », selon ses avocats.
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07:31
Cédric Jubillar se dit prêt à dire où se trouve le corps
Dans sa missive, le détenu se dit prêt à donner la localisation du corps de Delphine, plus de cinq ans après sa disparition. Il précise aussi que la Peugeot 207 bleue de Delphine a bel et bien servi à transporter le cadavre de son épouse, qu'il dit avoir tuée après une dispute qui a dégénéré.
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07:10
Cédric Jubillar reconnaît le meurtre de son épouse Delphine
Cédric Jubillar a reconnu avoir tué son épouse Delphine, disparue dans le Tarn depuis fin 2020, dans un courrier adressé à son avocat auquel La Dépêche du Midi a eu accès.
« Il m'a remis un écrit détaillé en formulant des aveux de culpabilité », réagit Me Debuisson. « Il a reconnu sa participation dans cette affaire, avec soulagement, après toutes ces années où il s’est senti maltraité par les enquêteurs et harcelé par la pression médiatique. Dans cette démarche, il veut aussi donner une sépulture à la mère de ses deux enfants. Je suis fier de ce travail effectué pour la manifestation de la vérité et dans l’intérêt de la justice ».
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07:04
Affaire Jubillar : rappel des faits
Delphine Aussaguel, anciennement Jubillar, infirmière de 33 ans, n'a plus donné signe de vie depuis décembre 2020. Son mari Cédric avait signalé sa disparition le 16. Selon lui, cette mère de deux enfants a quitté la maison familiale de Cagnac-les-Mines (Tarn) le 15 vers 23 heures pour promener leurs deux chiens. Le couple était en instance de divorce, une séparation initiée par Delphine.
Cédric Jubillar avait toujours clamé son innocence et le corps de Delphine n'a jamais été retrouvé. Plusieurs opérations de fouilles, en 2021 et 2022, n'ont rien donné. Cédric Jubillar a été mis en examen pour homicide volontaire le 18 juin 2021, et écroué. Depuis, toutes ses demandes de remise en liberté ont été rejetées.
En septembre 2024, la cour d'appel de Toulouse a décidé de le renvoyer devant la cour d'assises pour homicide volontaire sur son épouse. Le procès s'est tenu en 2025 : il a été condamné par les assises en octobre 2025 à 30 ans de prison


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